La société Méca Hydro, située à Ham, a accepté d’accueillir un jeune dans le cadre du projet BHC21, qui veut former des jeunes peu qualifiés en immersion en entreprise.

Offrir une formation professionnelle plus efficace aux personnes peu ou pas qualifiées, en adéquation avec l’offre d’emploi et la demande des entreprises, c’est l’objectif du projet BHC21 ou « Boosting Human Capital In the 21st Century ». Coordonné par la province de Flandre en Belgique, les Hauts-de-France sont également en première ligne avec le Centre Technique des Industries Mécaniques (CETIM), la Maison de l’Entreprise, de l’Emploi et de la Formation (MEEF) à Santerre Haute Somme et le Sud Concept Coopérative de formation des Hauts-de-France.

Retour sur cette première opération avec Véronique Debuigny, du MEEF Santerre Haute Somme…

Pourquoi avoir souhaité réaliser une restitution de ce projet chez Méca-Hydro ?

« Nous avons voulu faire un retour d’expérience en entreprise pour que les personnes présentes se rendent compte du travail au sein même de l’entreprise. Monsieur Dauge, le patron de Méca-Hydro, nous a soutenu tout au long du projet et nous tenions à le remercier en organisant cette séance dans ses locaux. Il a accueilli un jeune garçon, Dylan Kubler.

D’où viennent les six jeunes impliqués des Hauts-de-France ? 

Les six jeunes sont originaires de Ham, Péronne, Hervilly et Albert. Ils ont entre 21 et 25 ans. Ce sont de jeunes demandeurs d’emploi d’horizons différents. Certains n’ont pas de diplôme ou seulement un diplôme d’études collégiales. Deux d’entre eux ont un bac technologique, et un un bac pro commerce.

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En quoi consiste ce projet BHC21 ?

Il s’agit d’une formation pilote dans le cadre du programme INTERREG 2 MERS et du projet « Boosting Human Capital in the 21st century » auquel ont participé des partenaires belges, anglais et français. L’industrie choisie était « opérateur sur une machine à commande numérique ».

Cette formation est-elle reconnue ?

Non, il est en amont du CQPM (Certificat de qualification mixte en métallurgie, ndlr), mais n’a aucune reconnaissance officielle.

Quel est le bilan de cette première ? 

Bien que peu de jeunes aient participé à l’expérience et que peu d’entreprises aient accepté de jouer le jeu, le bilan est positif car quatre de nos jeunes ont une issue positive dans le domaine industriel. Deux sont en contrat de professionnalisation avec Proméo, un a suivi une formation qualifiante de machiniste et un est en intérim et souhaite repasser les tests avec Aérolia. L’action s’est terminée le 31 décembre 2022, mais les partenaires français et belges envisagent une éventuelle suite dans le cadre d’un autre appel à projets.

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