Après quatre ans d’occupation d’un immeuble d’octogénaires à Saint-Ouen, la facture d’eau des 22 700 m3 consommés s’élève à 98 000 euros.

22 700 mètres cubes. C’est la quantité d’eau des abysses accumulée sur la facture d’un immeuble de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) occupé pendant quatre ans.

Malgré leur expulsion en août dernier par la police de Saint-Ouen après des mois de batailles judiciaires, la présence des squatters est tout sauf de l’histoire ancienne pour le propriétaire de l’immeuble âgé de 86 ans.

Outre les dégâts considérables laissés par les squatters, que la compagnie d’assurances ne couvre pas, elle a reçu en mai dernier une facture d’eau de près de 100 000 euros, transmise par la société Véolia. « Nous avons appris par l’article de Paris que les squatters devaient laisser les robinets ouverts, mais nous ne pouvons pas présumer que l’eau utilisée sera utilisée », a déclaré vendredi la société à BFMTV.

« Tout sera mis en œuvre pour trouver avec le propriétaire les issues les plus adaptées »

Malgré l’iniquité de la situation, la société Véolia n’entend pas rembourser intégralement la dette du retraité. « Compte tenu du contexte, tout est mis en œuvre pour trouver avec le propriétaire les résultats les plus adaptés à sa situation, tels que : B. allégement partiel de la dette ou distribution », a déclaré vendredi la société à BFMTV.

Ce dernier précise également que « si le titulaire du contrat est effectivement une personne physique et non un groupement de copropriétaires, comme l’indique l’article du Parisien, une prescription de deux ans s’applique, représentant une réduction de 17 153 € » .

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La multinationale se défend également de ne pas avoir pu répondre à la demande du propriétaire de couper l’alimentation en eau de l’immeuble. « En vertu de la loi Brottes […] en aucun cas, les fournisseurs d’eau ne peuvent couper l’accès à l’eau en un point desservant une habitation occupée […] même si les riverains eux-mêmes occupent l’habitation sans droits ni titres ».

Afin de régler au mieux le différend entre l’entreprise et le propriétaire de l’immeuble, Véolia a annoncé ce vendredi avoir contacté l’avocat de l’octogénaire.