l’essentiel

Un couple a été jugé pour occupation illégale d’une maison en construction. Les deux ont été condamnés : prison et travaux d’intérêt général.

Lui, I.G., 26 ans, est incarcéré pour l’exécution d’une autre peine, et elle, A.D., 18 ans, est absente du tribunal. Ensemble au moment des faits, le couple a été interpellé pour effraction dans une maison en construction située à Tarbes. Le jeune homme a déjà un dossier particulièrement étoffé qui va des violences aux outrages aux actes de rébellion ou d’avilissement. Déjà jugé dans la même affaire pour s’être rebellé avec raison lors de son arrestation, il comparaît aujourd’hui pour s’être introduit dans une maison avec sa compagne de l’époque.

« Je suis sorti par le toit »

Sa mère l’avait chassée et là elle rencontra I.G, comme l’expliqua le président du tribunal : « A ce moment-là tu étais chez une amie et puis on t’a retrouvé dans cette maison qui était vide et en construction. C’était le propriétaire des lieux qui avait été alerté par des bruits dans cette maison, il a trouvé sa porte cassée, à l’intérieur il y avait deux vélos qui ne lui appartenaient pas, des vêtements de femme et des papiers au nom de T.D., il dit être entré dans le maison mais vous n’y avez pas dormi. Tu l’as reconnu mais tu n’as pas cassé la porte.

Dans la boîte, l’homme tente d’expliquer : « C’était abandonné, on n’y est resté que trois ou quatre jours et la police est venue, alors je suis sorti par le toit. Mais je n’ai pas cassé la porte, il y avait d’autres personnes accroupi. » ici aussi ».

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« Elle est seulement rentrée pour le voir »

Le procureur a souligné le préjudice causé au propriétaire : « Quand on s’endette pour acheter un bien pour le rénover, cela peut vite mettre en péril son équilibre financier et il y a des gens qui se dégradent ! Monsieur, un cours profondément enraciné dans le crime et vous ne l’avez toujours pas compris. Je demande quatre mois de prison, une peine crédible, plus longue qui vous permettra, je l’espère, de réfléchir. Pour la dame, on ne peut que regretter son absence. Elle aussi est entrée dans la maison, nous devons assumer ses responsabilités. Il y a un crime qui a été commis mais elle ne prend pas ses actes au sérieux, je demande trois mois de prison avec sursis avec obligation d’indemniser les victimes.

Me Valérie Cailleaux a expliqué que sa cliente n’avait pas fui la police : « Elle-même s’est expliquée lors de son audition. A ce moment-là, elle couchait avec sa mère et est venue voir le monsieur dans la journée. Ce n’est pas là, c’est parce qu’elle ne veut pas entrer en contact direct et visuel avec l’homme. Pour elle, elle n’est entrée dans la maison que pour le voir. Elle accepterait de faire un TIG.