« Après un cancer du sein, ma sœur de 43 ans est sous hormonothérapie. Elle s’est plainte à moi de problèmes sexuels dont elle a peur d’en parler à son médecin. Pouvez-vous me donner des conseils pour elle ? » demande Capucine. Le docteur Catherine Solano, sexologue et andrologue à l’hôpital Cochin (APHP), lui répond.

L’hormonothérapie agit en empêchant les hormones sexuelles, en particulier les œstrogènes, de stimuler la multiplication des cellules cancéreuses. En conséquence, ces traitements provoquent des bouffées de chaleur fréquentes, de la fatigue, des troubles de l’humeur et des rapports sexuels, notamment une sécheresse vaginale répétée et une diminution de la libido. L’hormonothérapie divise par deux le taux de récidive des cancers, et surtout, elle est généralement prise pendant 5 ans puis arrêtée. Et puis les dysfonctionnements sexuels s’améliorent. C’est important d’avoir une telle perspective, même si 5 ans c’est bien sûr long.

Comment faire pour améliorer la libido ?

Ne pas hésiter à se faire aider

Pour la question du désir, il est difficile d’agir sur les hormones car le traitement est vraiment important. Il me semble qu’il serait bon que votre sœur reçoive une aide psychologique. Le soutien du cancer est essentiel, car les hormones ne sont pas les seules coupables. L’anxiété, ou plutôt les peurs liées à la maladie, contribuent souvent à une baisse de la libido. Et enfin, félicitations pour avoir soutenu votre sœur et pour l’avoir tellement soutenue qu’elle vous parle de ses préoccupations les plus intimes !

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>> Surtout, dites à votre sœur de ne pas fumer : le monoxyde de carbone contenu dans la fumée provoque la constriction des petits vaisseaux sanguins, entraînant moins d’irrigation et moins de lubrification de la zone vaginale.

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