Après 3h45 de délibéré, le jury a reconnu Jean-Christophe Dumont coupable de meurtre. Suite aux réquisitions du parquet, ils accusent l’homme de 56 ans de 20 ans de prison.

Condamnée pour avoir enterré un cadavre et modifié la scène du crime pour dissimuler la révélation de la vérité, Béatrice Dumont écope d’une lourde peine : trois ans de prison mais sans mandat, l’intéressé avait déjà passé 18 mois en garde à vue avant son procès.

Tous deux étaient jugés par la cour d’assises de la Haute-Loire depuis le début de cette semaine pour le meurtre de Sébastien Piaulet, 36 ans du Puy-de-Dômois, dans un bois près de Vergezac le 19 juin 2008. Bois sur la commune de Saint -Cirgues-en-Montagne (Ardèche), quatorze mois plus tard, une balle de 7,65 est tirée dans la tête.

La thèse de l’accident n’a pas convaincu

Entre-temps, le 14 janvier 2009, la voiture de Sébastien Piaulet est retrouvée garée dans un parking souterrain de Saint-Étienne. A l’intérieur, l’ADN d’un des accusés avait été identifié.

Jean-Christophe et Béatrice Dumont ont été interpellés à Aurillac (Cantal) en mars 2010. Tous deux ont reconnu avoir rencontré la victime après la publication de l’avis à la maison de naissance. Mais, selon eux, la rencontre n’avait pas qu’un but sexuel : c’était pour permettre la vente d’une arme que le couple, qui éclairait le public du tir sportif, avait fait la loi. Or selon l’UE, la fusillade mortelle aurait été accidentelle.

Cette version de la vérité n’a donc pas convaincu le tribunal et le jury. Convaincue du caractère volontaire de cet acte, la procureure générale Anne-Claire Garraud a requis, vendredi après-midi, une peine de 20 ans de prison pour Jean-Christophe Dumont et de trois ans de prison contre son épouse Béatrice.

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