La tension concernant les soignants non vaccinés en Guadeloupe ne s’apaise pas. La direction du CHU de Pointe-à-Pitre (CHUG) a annoncé avoir porté plainte jeudi pour de nouvelles « reprises », dénonçant dans un communiqué des « dégradations » et des agissements ayant « entravé l’exécution des missions de service public de plusieurs de ses installations.

« Une cinquantaine de personnes ont fait irruption dans le service RH du CHUG, barricadé le couloir avec le vestiaire, coupé l’électricité et rendu impossible l’exercice des fonctions des agents », a expliqué la direction du CHU. Et selon elle, « des militants ont attaqué les écoles et les instituts de formation du CHUG, forçant les étudiants à quitter les amphis et les enseignants à quitter leurs bureaux ». Des dégâts ont également été signalés.

Proposition du gouvernement rejetée

La direction du CHU a pointé du doigt les membres du « Collectif des organisations en lutte » qui, depuis juillet 2021, militent contre la vaccination obligatoire contre le Covid-19 pour le personnel soignant. Gaby Clavier, un syndicaliste lié à la branche santé de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), a expliqué lors d’une conférence de presse sur place que cette mobilisation visait à « exiger la réinsertion, la réhabilitation et l’indemnisation des suspendus ».

Au plus fort de la crise du covid en Guadeloupe, les heurts ont été nombreux au CHU. Ils ont également été le point de départ des violences urbaines qui ont paralysé l’île pendant plusieurs semaines en novembre 2021.

Comme le disait mi-octobre Joël Mathurin, directeur de cabinet du ministre de l’Outre-mer, le gouvernement a proposé plus de ruptures de contrat et un système de préretraite plus souple aux personnes suspendues en Guadeloupe pour tenter d’apaiser les tensions. Le collectif a rejeté ces propositions.

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