Entre deux appels téléphoniques…

Entre deux appels téléphoniques et les bips intermittents des talkies-walkies, Jean-François Esquerre, le chef de gare, prend quelques minutes pour faire le point sur ce lancement : qui nous a dérangés pour l’ouverture d’hier. Mais ensuite tout s’est stabilisé et nous avons l’intention d’ouvrir le domaine skiable à 100% pour le week-end prochain. »

Côté service, 1.200 skieurs étaient inscrits pour la réouverture vendredi et 4.200 ce samedi. Pas loin des 7 000 à 8 000 inscrits sur la période des fêtes. « Lors d’un week-end comme celui-ci, nous avons surtout des réservations de dernière minute, principalement des clients locaux », explique le responsable. Et Vincent, moniteur de l’Ecole du Ski Français (ESF) installé au pied des pistes de marquer : « Aujourd’hui, on tourne à plein régime, tout est parfait, les gens reviennent vers nous après quelques annulations, on a eu un braquage en notre standard téléphonique. Maintenant, faites suivre la diapositive ! »

Gare à la barquette

Réunies près des chalets qui mènent à l’Espace Bézou, la vingtaine de moniteurs de l’ESF accueillent patiemment les élèves des différents clubs de ski qui viennent d’arriver. Comme les enfants du Comité d’Entreprise TotalEnergies Pau comme Arnaud, Éloïse, Baptiste ou Pacôme, qui viennent tous les samedis depuis qu’ils ont 7 ans. « Cela fait dix ans que je viens faire du snowboard », explique le jeune homme. Il y a une bonne ambiance et le moniteur donne de bons conseils, on s’amuse bien. Tous les samedis d’hiver nous arrivons en bus vers 14h pour trois heures de ski. »

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Une reprise qui nécessitera un bon échauffement avant de se lancer dans la poudre à canon car Jean-François Esquerre rappelle que le début de saison est aussi habituellement marqué par de nombreux accidents. Ce samedi, en début d’après-midi, il y a quatre plateaux descendants de skieurs imprudents ou malchanceux. Ce dernier prévient : « Le problème, c’est la condition physique des gens en début de saison. Le ski n’est pas qu’un loisir, c’est un sport qui demande de la préparation. »

Accès refusés pour 200 voitures

Dimanche, la station Ossaloise a été envahie par des milliers de skieurs. A tel point que le parking Ley et ses quelque 1 000 places étaient déjà saturés dès 10h30. de la gare, faute de place. « D’habitude quand ça arrive on redirige les gens vers la gare d’Artouste, mais elle n’est pas encore ouverte. Au total, nous avons dû reculer entre 100 et 200 véhicules », explique un employé. Gourette paie encore la perte de son parking Valentin et de ses 1000 places…