A Preignac (Gironde), une maison de repos a démarré un projet d’agrandissement. Privé, il est soutenu financièrement par cinq médecins, un docteur en pharmacie et un ostéopathe.

Auteur : Margot Delpech

Publié le 1er octobre 22 à 20h22

Plus de soins, plus de professionnels

Aux abords du 1113, à Preignac (Gironde), le centre médical pluridisciplinaire des Grandes Vignes est en construction. Son projet d’agrandissement a débuté à l’arrière de la pharmacie, dans un autre bâtiment qui abrite le personnel médical. Le chantier devrait normalement durer jusqu’en avril 2023. Cependant, la mairie a déjà ajouté des espaces autour de la pharmacie, le parking ayant dû être divisé par deux.

Dans ce groupe d’agents de santé, les patients pourront désormais trouver jusqu’à six médecins généralistes, un dermatologue, une sage-femme, quatre infirmiers, deux psychologues, un sophrologue, un orthophoniste, un ostéopathe, un diététicien, un naturopathe, deux ergothérapeutes, ainsi qu’une coordonnatrice.

La liste s’allonge grâce à l’investissement de plusieurs médecins : Dr. Cassol, Dr. Vincent, Dr. Ravily, Dr. Lagraula, Dr. El Garti, ainsi que Marlène Gérard, docteur en pharmacie, et Séraphin Piscione, ostéopathe.

Docteur en pharmacie Marlène Gérard nous explique

Les médecins, originaires de Bordeaux, consultaient au centre de santé. Quand je leur ai proposé le projet, je n’y croyais pas du tout, je pensais qu’ils n’investiraient plus ici. Puis ils ont compris l’importance de cet investissement et tout le monde a accepté. Nos objectifs sont clairs : préserver les professions, ajouter des spécialistes au fil du temps et offrir une prise en charge rurale complète. A l’issue des travaux entamés en septembre, nous pourrons compter sur six bureaux supplémentaires. Cela profite au patient. Il peut consulter puis se présenter à la pharmacie avec son ordonnance. Considérant la situation actuelle à l’hôpital, il est évident que nous avons notre rôle dans les centres multidisciplinaires.

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Une MAM en projet

Cette extension de 150 m2 devait à l’origine être encore plus grande, « mais les bâtiments français s’y sont opposés car ce n’était pas raisonnable », avoue Marlène Gérard, fière de ce projet collectif porté par des médecins.

Mais celui qui a construit cette maison de retraite de toute pièce n’a pas encore dit son dernier mot.

Il envisage déjà un autre projet à Preignac. Dans l’ancienne bibliothèque, le docteur en pharmacie envisage d’aménager une MAM pour répondre à la demande croissante des parents, à proximité de l’école. De plus, dans l’ancienne école, j’aimerais offrir des services de pédiatrie. Le projet devrait démarrer en 2023 voire 2024.