En Seine-et-Marne, la Direction centrale des moyens et de la formation de la police nationale est chargée de préparer les civils qui feront partie des 30 000 réservistes. Au programme : maniement des armes, techniques de défense et d’arrestation. Tu peux marcher.

« Vous souvenez-vous de ce qu’on a vu la semaine dernière, pourquoi la France a créé une police ? » Chemise blanche et lunettes rectangulaires, le formateur demande à la salle, qui s’anime : « Pour la sécurité » ; « Pour la paix »; « Pour protéger les citoyens ». L’homme qui leur fait face, un brigadier nommé Laurent, les corrige : « Oui, mais aussi parce que la police est garante de… » – un ange passe – « … des libertés publiques ». Dans le public, les têtes s’inclinent et les stylos s’agitent. La scène ne se déroule pas dans une école, mais à la Direction centrale des moyens et de la formation de la police nationale (DCRFPN), à Lognes en Seine-et-Marne. Pendant une journée, nous avons assisté à la formation de la deuxième promotion de la réserve opérationnelle de la police nationale.

Ces étudiants ont entre 19 et 62 ans. Après dix jours sur place – dont les trois quarts sont consacrés au maniement des armes et aux techniques de défense et d’arrestation – et des cours en ligne, ils rejoindront leur service d’affectation, principalement dans les commissariats. Ils ont passé deux semaines en immersion, qui font partie de leur cursus, ils travailleront en collaboration avec des responsables de l’institution, jusqu’à quatre-vingt-dix jours par an. En uniforme, et équipé à la ceinture d’un pistolet Sig Sauer, dans le personnel de la police. Cet appareil, calqué sur celui de r

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