Les plus grandes transactions du secteur privé sur le continent en 2021 ont levé plusieurs milliards de dollars. © Red Edit : Libor Zavoral/Schalk van Zuydam/AP/SIPA

Flutterwave en pleine ascension

Flutterwave en pleine ascension

En mars, la startup nigériane dirigée par Olugbenga Agboola et Iyinoluwa Aboyeji a levé 170 millions de dollars lors d’un tour de financement de série C, le portant à plus d’un milliard de dollars et devenant la troisième licorne de la finance africaine après ses compatriotes Interswitch et Fawry Egypt. .

Actuellement présente dans 15 pays, la fintech, qui a développé des solutions permettant l’utilisation d’une large gamme de services de paiement en ligne, compte déjà parmi ses clients tels que Facebook, Jumia, Uber, Booking ou encore Alipay. Avec cet apport d’argent frais, elle compte s’envoler pour l’Afrique du Nord.

Heineken met la main sur Distell

Annoncés en mai, les pourparlers entre la deuxième plus grande entreprise de bière au monde, Heineken, et le brasseur et producteur de vin sud-africain Distell, se sont soldés par un accord de rachat en novembre. La brasserie néerlandaise dépense 2,2 milliards d’euros pour reprendre la plupart des activités du groupe, qui produit l’Amarula, le cidre Savanna et le vin Nederburg. L’accord prévoit également le rachat de Breweries of Namibia, deux opérations commerciales d’une valeur d’environ quatre milliards d’euros.

Avec ces transactions, Heineken (2e mondial et de la Rainbow Nation, derrière le géant belgo-brésilien Anheuser-Busch InBevau), entend créer un « pays régional dans la boisson », a annoncé le président Dolf van den Brink.

OPay dans la cour des grands

En août, la startup nigériane de paiements numériques, qui revendique 160 millions d’utilisateurs en Afrique depuis son lancement en 2018, a levé 400 millions de dollars dans un tour C auprès d’une grande entreprise technologique dirigée par Japan SoftBank. Le projet est valorisé par la fintech, qui compte notamment comme partenaires MTN, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les prestataires de services financiers Interswitch et Flutterwave, pour deux milliards de dollars.

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Zhou Yahui, PDG d’OPay, qui vise à étendre son empreinte sur le continent, a déclaré : « Nous voulons être une force qui aidera les marchés émergents à atteindre une croissance économique rapide.

ENI sort le chéquier

En septembre, le groupe pétrolier et gazier italien a annoncé la découverte d’une importante quantité, contenant 1,5 à 2 milliards de barils de pétrole brut au large de la Côte d’Ivoire, qu’il envisage d’exploiter grâce à un investissement d’au moins 1 milliard de dollars avec entrée en production à partir de 2024.

En parallèle et dans le cadre de sa stratégie verte, les dirigeants emmenés par Claudio Descalzi signent des accords avec le Congo-Brazzaville, l’Angola et le Kenya, tout en cherchant des avancées au Rwanda et au Bénin, sur la production de biodiesel et de bioéthanol.

Bolloré-MSC, accord en négociation

Cette rumeur, qui circulait depuis plusieurs mois, s’est confirmée fin décembre. Le groupe français dirigé par Vincent Bolloré est en passe de céder Bolloré Africa Logistics (BAL), une filiale qui intègre les services de transport et de logistique sur le continent. Il a annoncé avoir reçu une offre de la société italo-suisse Mediterranean Shipping Group (MSC), acteur majeur du transport maritime et de l’équipement, pour racheter 100% de BAL pour une valeur commerciale de 5,7 milliards d’euros. des minorités).

MSC a jusqu’en mars 2022 pour « mettre en œuvre l’engagement d’achat ».