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hier à 10:46, mis à jour hier à 12:34

Il ouvre traditionnellement la saison de ski. La gare savoyarde n’ouvrira que le 26 novembre, comme Tignes et Val d’Isère. Malgré ce faux départ et les hausses de prix, les réservations sont à leur maximum.

Il faudra attendre encore une semaine pour les premières descentes à ski à Val Thorens. En raison du manque de neige en quantités optimales, la station Savoia reporte l’ouverture de ses pistes, prévue ce samedi 19 novembre, au week-end suivant du 26 au 27 novembre. « La météo automnale particulièrement clémente ne permet pas à Val Thorens d’ouvrir son domaine skiable au niveau de qualité qu’elle souhaite offrir à ses skieurs », a indiqué ce dimanche dans un communiqué la plus haute station de ski de France (2300 m) et la plus haute de France. . point des 3-Vallées. Actuellement l’enneigement en altitude est satisfaisant mais ne permet pas un retour en station sans pistes », précise-t-il. Les chutes de neige de la semaine et celles annoncées du 17 au 20 novembre devraient compenser les En plus de Val Thorens, les stations savoyardes de Tignes et de Val d’Isère doivent inaugurer la saison de ski grand public à la même date.

Faux départ

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Encore un faux départ pour la reine des sports d’hiver, soumise aux aléas de la météo. Tignes, justement, a dû renoncer à ouvrir les pentes de son glacier à Tots Sants, comme les 2-Alpes (Isère). Déjà cet été, la pratique du ski glaciaire avait été réduite au minimum, sous les effets cumulés du réchauffement climatique et des faibles précipitations de l’hiver dernier. Les stations de ski sont également confrontées, comme d’autres secteurs, à la hausse des prix de l’énergie. Pour autant, le secteur se veut rassurant, ses engagements doivent permettre d’atteindre la réduction de 10% de la consommation exigée par le gouvernement. Il s’agit avant tout de réduire la vitesse des remontées mécaniques aux heures creuses, voire de les arrêter lorsqu’elles doublent.

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Les réservations au plus haut

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A ce stade, les touristes français et étrangers ne semblent pas effrayés, bien au contraire. L’Observatoire National des Stations de Montagne (ONSM) estime une augmentation de 7% en un an du taux d’occupation des stations, pour l’ensemble de la saison, après un hiver 2021 déjà record. Si ce ne sont que « les premières tendances », elles sont « encourageantes » pour le président de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), Jean-Luc Boch, qui a évoqué ces chiffres vendredi dernier lors d’un événement parisien du secteur, qui relance son mythique slogan « La montagne gagne ».

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Ce constat est corroboré par la majorité des professionnels qui constatent une prise de commandes très précoce, tant pour les vacances de Noël que pour les vacances d’hiver, durant lesquelles Courchevel et Méribel accueillent les championnats du monde de ski alpin du 6 au 19 février. Cependant, il faut généralement s’attendre à ce que les prix des forfaits augmentent de 5 à 8 %, selon le président de l’ANMSM. En particulier, l’augmentation du prix de l’électricité, alors qu’un tiers des stations doivent renouveler leurs contrats avec les fournisseurs à la fin de l’année. Le secteur négocie actuellement avec Bercy pour établir un « prix raisonnable ».