Alors que les arnaques financières se multiplient sur internet et les réseaux sociaux, une cellule d’experts fait le point sur 7 escroqueries courantes et les bons réflexes pour s’en protéger.

Arnaque au CPF, faux placements bancaires, usurpation d’identité… Les escrocs rivalisent d’ingéniosité pour alléger votre portefeuille. Ces dernières années, les autorités françaises ont vu une explosion des escroqueries en ligne. Le phénomène s’est encore accentué pendant la crise sanitaire, avec l’essor du télétravail et des réseaux sociaux.

Votre compte bancaire n’a jamais été aussi à risque

Résultat : rien qu’en 2021, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ont ajouté plus de 100 sites internet à leur liste noire, qui compte désormais plus de 1 300 URL frauduleuses.

Pour tenter d’enrayer ce raz-de-marée, une « task-force » nationale, créée en avril 2020 et pilotée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a publié un guide de prévention, dans lequel vous trouverez des conseils pour se protéger des 7 coups les plus courants. Voici les points clés à retenir pour éviter de se faire arnaquer.

Les arnaques au Compte Personnel de Formation (CPF)

Ce fut, un temps, le coup d’État le plus répandu en France. Le CPF a été supplanté, en guise d’accroche, par la carte Vitale ou la vignette Crit’Air. Quoi qu’il en soit, ce type de fraude est un succès. Dans son rapport annuel, le service anti-fraude et anti-blanchiment Tracfin estime qu’en 2021 les escrocs ont empoché près de 43,2 millions d’euros grâce à l’arnaque au CPF.

Le début ? Des pirates vous approchent par téléphone, e-mail ou SMS pour vous informer que les droits de formation que vous avez achetés dans votre compte personnel de formation sont sur le point d’expirer. Les messages mettent l’accent sur l’urgence. « Vous perdrez vos droits. Et ils proposent des formations « 100% financées par l’Etat ».

En réalité, il s’agit surtout de le convaincre d’investir les euros accumulés dans son CPF dans de fausses formations, « générant de fait une perte de droits sur le compte personnel de la victime », explique la task force. Selon la Caisse des Dépôts, plus de 15 000 comptes ont été victimes de ce type de fraude depuis 2019.

Comment éviter une arnaque au CPF ?

Pour commencer, sachez qu’il n’y a pas de date d’expiration sur vos crédits CPF. Ceux-ci restent avec vous pour la vie. Le simple fait qu’une organisation vous dise le contraire est un signal d’alarme.

Dans son guide, la task force recommande également de ne jamais communiquer vos identifiants CPF ou CPF. Evitez également de cliquer directement sur un lien reçu par SMS ou email.

Pour accéder à votre compte, il vous suffit de vous connecter sur le site officiel : www.MonCompteFormation.gouv.fr. Vous pouvez également vous inscrire auprès de BLOCTEL, un service de défense de l’opposition par téléphone.

Que faire si vous êtes victime d’une arnaque au CPF ?

Changez votre mot de passe immédiatement. Contactez ensuite le support MONCOMPTEFORMATION pour leur faire part de ce qui s’est passé. Vous pouvez également signaler une campagne abusive sur SignalConso.gouv.fr. Enfin, n’hésitez pas à porter plainte au plus vite auprès du ministère public ou auprès d’un service de police ou de gendarmerie. Apportez un maximum de preuves (nom de la formation, nom de l’organisation, email et numéro de téléphone utilisé…) pour étayer votre témoignage.

Les escroqueries au chèque bancaire

Un autre grand classique des arnaques en ligne. Les criminels vous contactent via les réseaux sociaux ou par e-mail. Ensuite, ils demandent si vous pouvez encaisser un chèque à leur place et transférer un montant équivalent en retour.

Selon les cas, les escrocs promettent de l’argent (vous pouvez garder une partie de la somme récoltée en échange de votre aide) ou font appel à vos émotions (ils ont besoin d’encaisser ce chèque pour aider un proche, mais ils ne peuvent pas le faire pour des raisons trop souvent. obscur).

Et voilà : le chèque que vous acceptez d’encaisser sur votre compte s’avère être faux ou volé. Lorsque la banque s’en rend compte, elle annule le paiement. Si, toutefois, vous avez déjà envoyé les fonds à l’escroc, il est trop tard.

Principalement parce que « les arnaques aux chèques (…) ne sont pas couvertes par les dispositifs réglementaires de protection contre la fraude valables pour les autres moyens de paiement », explique la task force. Autrement dit : vous n’avez quasiment aucune chance d’être remboursé par la banque.

Malgré la baisse des chèques, qui ne représentent plus que 5 % des paiements effectués en France (hors espèces), ce phénomène n’est pas anodin. Selon la Banque de France, plus de 200 000 chèques frauduleux ont été retirés de la circulation en 2020, pour une valeur totale de 538 millions d’euros. Soit une valeur moyenne de 2 400 euros par chèque.

Comment éviter une arnaque au chèque ?

Facile : n’acceptez jamais d’encaisser un chèque au nom de quelqu’un d’autre. C’est illégal. Et surtout très dangereux. « Vous courez le risque de devenir complice d’une fraude sans le savoir et de vous exposer », prévient le groupe de travail.

Pour plus de sécurité, conservez précieusement vos chéquiers et contactez votre banque dès que vous constatez la perte. Si possible, récupérez votre nouveau chéquier en agence. Sinon, optez pour une expédition sécurisée et contactez sans tarder votre banque en cas de retard de livraison.

Lorsque vous rédigez un chèque, remplissez-le avec un stylo à bille à encre noire, sans laisser d’espace avant ou après l’information requise et sans l’effacer. Et rappelez-vous : « Le chèque n’est pas… adapté à toutes les situations. Lorsqu’il s’agit d’inconnus, d’autres moyens de paiement sont beaucoup plus sûrs », insiste la task force.

Que faire si vous êtes victime d’une arnaque au chèque ?

Si vous êtes ciblé par des collecteurs de fonds qui proposent d’encaisser des chèques, arrêtez immédiatement l’échange et faites un signalement sur la plateforme PHAROS du ministère de l’Intérieur. En cas de doute, prévenez votre banque afin qu’elle puisse vérifier la validité des chèques. Et refusez de restituer les fonds collectés à la personne qui vous a remis les chèques.

Si vous avez déjà encaissé le chèque et transféré les fonds à l’arnaqueur, merci de contacter au plus vite votre banque pour demander le remboursement des fonds versés ou bloquer le virement s’il est toujours en cours. Déposez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie et contactez le service INFO ESCROQUERIES au 08.05.80.58.17.

Enfin, « conservez tous les documents et traces de vos échanges afin de pouvoir prouver ultérieurement votre bonne foi auprès de votre banque et de l’intermédiaire bancaire ou afin que vous puissiez solliciter l’aide de la Banque de France en cas de surendettement », précise la mission. recommande.

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Les fausses cagnottes

Les Français donnent volontiers. Selon la troisième édition du baromètre Apprentis d’Auteuil, près d’un Français sur deux (48%) a fait au moins un don en 2021, d’une valeur moyenne de 274 euros. De bons sentiments dont les bandits n’hésitent pas à profiter, surtout depuis le début de la guerre en Ukraine.

Ces escroqueries peuvent prendre plusieurs formes. Elle sollicite de faux dons, organisés par des organismes qui ne sont pas habilités à exercer cette activité en France. Ou de fausses cagnottes, que les escrocs mettent en ligne sur des sites légitimes de crowdfunding bien connus du grand public.

Quelle que soit la méthode choisie par les hackers, l’objectif est toujours le même : susciter l’émotion des internautes pour les inciter à donner de l’argent. Puis détournez les fonds collectés et disparaissez sans laisser de trace.

Comment éviter les arnaques aux dons ?

L’ACPR et la DGCCRF ont exhorté les plateformes de financement proposant des cagnottes en ligne à redoubler de vigilance et à multiplier les chèques pour éviter les appels aux dons frauduleux. Mais on n’est jamais trop prudent. Alors, pour mettre toutes les chances de votre côté, voici les principales précautions à prendre, selon le groupe de travail.

Pour commencer, vérifiez toujours que la plateforme sur laquelle le chaton est organisé dispose des agréments nécessaires. Pour cela, vous pouvez accéder au site de l’ORIAS, registre des intermédiaires du secteur financier, et vérifier que le site n’est pas sur la liste noire de l’AMF.

Privilégiez également les plateformes de dons que vous connaissez déjà et méfiez-vous des levées de fonds. « Si vous avez été approché par des opérateurs vous invitant à procéder directement par virement sur un compte bancaire pour financer un projet, il s’agit sans aucun doute d’une pratique frauduleuse », prévient le groupe de travail.

Que faire si vous êtes victime d’une arnaque au don ?

En cas de doute sur un chaton en ligne, vous pouvez le signaler à la DGCCRF ou à l’ACPR. Et si vous avez fait un don sur un site frauduleux, vous pouvez porter plainte auprès de la police, de la gendarmerie ou du parquet.

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Les arnaques aux placements financiers

Faux conseillers, faux produits… Une fois votre argent « investi » dans certains placements frauduleux, il disparaît comme par magie. Selon le parquet de Paris, le préjudice subi par les victimes de fraude financière s’élève à environ 500 millions d’euros par an. Un chiffre supérieur à 300 % ces deux dernières années, selon l’ACPR.

Mais comment reconnaître ces investissements frauduleux ? Pour commencer, méfiez-vous des personnes qui vous proposent un prêt ou un placement financier à des conditions bien plus attractives que celles des établissements traditionnels. « Il n’y a pas de rendement élevé sans risque élevé », rappelle le groupe de travail.

Les escrocs vous demanderont aussi parfois de remplir un formulaire pour « vérifier votre éligibilité ». En réalité, il s’agit d’un moyen d’extraire de vous des données personnelles. Pour arriver à leurs fins, les fraudeurs n’hésitent pas à usurper l’identité des institutions officielles (banques, assurances, courtiers, etc.) et vous expliquent que leurs produits sont certifiés par la Banque de France, l’ACPR ou l’AMF.

Comment éviter les arnaques aux faux investissements ?

Méfiez-vous des promesses de gains rapides, notamment sur les réseaux sociaux. Il n’est pas rare que des influenceurs soient payés pour vous recommander des produits financiers trompeurs ou de mauvaise qualité.

Quoi qu’il arrive, ne cédez pas au sentiment d’urgence, même si votre interlocuteur insiste. Il s’agit d’une technique souvent utilisée par les escrocs pour vous inciter à prendre une décision sans réfléchir.

Au contraire, prenez le temps de vous renseigner. Vérifiez notamment que l’entreprise en question est autorisée à proposer ce type de produit en France et que son nom ne figure pas sur les listes noires de l’AMF.

Vous pouvez également consulter le registre REGAFI, qui recense les établissements financiers agréés, le registre REFASSU, pour vérifier qu’une entreprise d’assurance est bien agréée, le site de l’ORIAS, qui recense les intermédiaires financiers existants, ou encore la base de données GECO, qui recense les placements collectifs (OPC ) et des sociétés de gestion dûment agréées.

Que faire si vous êtes victime d’une arnaque à l’investissement ?

Si vous avez investi dans une offre frauduleuse, déposez une réclamation dès que possible. Vous pouvez également contacter le service INFO SCAMS pour en savoir plus sur vos droits et recours existants. Dans le cas d’une demande par mail, vous pouvez également signaler votre cas à la plateforme Signal Spam pour éviter que des escrocs ne fassent d’autres victimes.

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Les faux sites administratifs

Demander un acte de naissance, vérifier le nombre de points manquants sur le permis de conduire, demander une carte grise… Autant de démarches proposées gratuitement par l’administration française.

Encore faut-il être sur le bon site. Plusieurs entreprises vous proposent de faciliter vos démarches administratives au quotidien moyennant paiement. La pratique est parfaitement légale. Tant que vous respectez certaines règles. « Le caractère privé et commercial du service, l’identité du prestataire, ainsi que le prix des prestations doivent apparaître clairement dès le départ », rappelle la task force.

Cependant, certaines plateformes n’hésitent pas à imiter l’apparence des sites gouvernementaux pour dérouter les internautes. Ceux-ci pensent alors qu’il s’agit d’un service de l’Etat. Mais en réalité, ils donnent sans le savoir de l’argent à une entreprise privée pour un service normalement gratuit. Parfois, ces faux sites vont encore plus loin et vous font souscrire à un abonnement sans vous le dire explicitement.

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Comment éviter les faux sites d’administration ?

Avant d’entamer vos formalités en ligne, rendez-vous sur le site service-public.fr pour vérifier s’il est possible d’effectuer vos formalités auprès des sites officiels de l’administration française. Vous pouvez également accéder au site du Centre européen des consommateurs pour évaluer le sérieux de l’entreprise qui propose le service en question.

Que faire si vous êtes victime d’un faux site administratif ?

Si vous êtes victime de fraude, vous pouvez déposer une réclamation en ligne (https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/). Contactez également le Centre européen des consommateurs, en particulier si le site Web frauduleux est basé dans un autre pays de l’Union européenne (UE). Vous pouvez également appeler votre banque pour voir si une procédure de remboursement est possible.

Les fraudes aux paiements en ligne

Depuis 2019 et l’entrée en vigueur de la directive européenne DSP2 sur les services de paiement, les systèmes d’authentification forte sont devenus la norme. Et les premiers résultats semblent positifs. Cependant, ce mécanisme n’est pas infaillible. Car les pirates ont su s’adapter pour mieux contourner cela.

C’est devenu une routine : lorsque vous effectuez un achat en ligne, vous recevez un code unique par SMS ou une notification dans l’application de votre banque pour authentifier votre achat grâce au protocole 3-D Secure. Certaines transactions ne sont pas affectées par cet appareil. C’est notamment le cas pour les achats inférieurs à 30 euros ou présentant un faible niveau de risque.

Pour contourner cette sécurité, les fraudeurs commencent par se renseigner sur vous. Ils collectent vos données personnelles à l’aide d’opérations de « phishing ». Ils récupèrent alors vos coordonnées bancaires (numéro de carte, date d’expiration, cryptogramme visuel, etc.) depuis le dark web ou via des malwares par exemple.

Ils initient alors un paiement par carte et vous contactent en même temps par téléphone en se faisant passer pour votre banque. Sous couvert d’un test de sécurité ou d’une tentative de fraude en cours, ils vous demandent de valider l’opération grâce à leur moyen d’authentification forte… Et c’est tout.

Comment éviter la fraude au paiement en ligne ?

Ne cliquez jamais sur un lien reçu par mail ou SMS pour vous connecter à votre espace personnel : certains hackers savent imiter l’interface de votre banque pour obtenir vos identifiants de connexion. Utilisez plutôt votre moteur de recherche ou l’application de votre banque. Et protégez au maximum vos outils d’authentification. Ils sont « aussi sensibles que le code de votre carte de crédit », selon le groupe de travail.

Surtout, ne validez une demande d’authentification que si vous êtes à l’origine de l’opération. « Votre banque ne vous demandera jamais de valider à distance une transaction à des fins de test ou en réponse à une fraude ; si vous soupçonnez une transaction frauduleuse, votre banque peut la bloquer sans avoir à demander votre intervention », précise le groupe de travail.

Que faire si vous êtes victime d’une fraude au paiement en ligne ?

Si vous recevez une demande d’authentification non sollicitée sur votre téléphone, ne la validez pas et contactez immédiatement votre banque. Cela pourrait être un signe que vos coordonnées bancaires ont été piratées.

Et si vous avez déjà authentifié une transaction frauduleuse, appelez immédiatement votre banque pour bloquer votre carte ou mettre à jour vos informations d’authentification et vos identifiants de connexion.

Contestez également les transactions avec votre banque pour essayer d’obtenir le remboursement des fonds. Et signalez la fraude via le service PERCEVAL, accessible sur le site service-public.fr.

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Les fausses réparations informatiques

Dernière arnaque : support technique frauduleux. Le début ? Vous naviguez sereinement sur Internet lorsqu’un message anxiogène vient interrompre votre navigation. Ce dernier prend la forme d’une fenêtre d’alerte émise par votre système d’exploitation et vous signalant la présence d’un logiciel malveillant ou tout problème technique.

Si vous n’agissez pas rapidement, le message vous informe que votre appareil pourrait être définitivement endommagé. La seule solution, semble-t-il, est de « contacter un service d’assistance technique pour résoudre la difficulté fictive avec l’aide d’un téléopérateur », indique la task force. Bien sûr, il s’agit en fait d’une arnaque pour collecter vos informations personnelles, prendre le contrôle de votre machine, ou vous extorquer de l’argent.

Comment éviter les fausses réparations informatiques ?

Pour commencer, activez votre pare-feu et assurez-vous de maintenir à jour votre antivirus, votre navigateur et votre système d’exploitation. N’installez pas de programmes « pirates » et « évitez les sites Web dangereux ou illégaux, tels que ceux qui hébergent des contrefaçons (musique, films, logiciels…) ou certains sites Web pornographiques qui peuvent infecter votre machine ou héberger des réseaux publicitaires douteux », complète la tâche forcer. .

Veillez également à ne pas consulter vos messages ou naviguer sur Internet avec un compte disposant des droits « administrateur ». Ne cliquez pas sur les liens ou n’ouvrez pas les pièces jointes lorsque vous ne connaissez pas l’expéditeur du message. Enfin, sauvegardez régulièrement vos données afin de pouvoir les restaurer en cas d’attaque.

Que faire si vous êtes victime de fausses réparations informatiques ?

Si votre appareil semble gelé, essayez de le redémarrer. Videz le cache de votre navigateur, supprimez les cookies et réinitialisez les paramètres par défaut. Désinstallez les applications suspectes sur votre appareil et exécutez une analyse complète de votre machine à l’aide de votre antivirus.

Si un faux technicien a pris le contrôle de votre ordinateur, désinstallez votre logiciel de gestion à distance et changez tous vos mots de passe. Si vous avez besoin de l’aide d’un véritable expert, faites appel à un prestataire référencé sur le site www.cybermalveillance.gouv.fr.

Signalez les faits sur la plateforme Internet-signalement.gouv.fr et portez plainte auprès de la police, de la gendarmerie ou du ministère public. Assurez-vous de conserver autant de preuves que possible. Faites des captures d’écran si nécessaire. Enfin, si vous avez communiqué vos coordonnées bancaires ou votre numéro de carte, faites opposition au plus vite.