Polluante dans les airs et en mer, consommatrice d’énergie à outrance et favorisant l’évasion fiscale et l’exploitation des travailleurs par des pavillons de complaisance… de luxe ou de masse, la croisière n’est plus de mise dans le port de Marseille. Alors que sonne l’ère de la sobriété, faut-il réglementer, taxer ou supprimer cette activité non essentielle ?

Rémi Yves du collectif Stop Croisières, les adjoints aux maires Laurent Lhardit (PS) et Sébastien Barles (EELV), les députés insoumis des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard et Hendrik Davi et les eurodéputées insoumises Manon Aubry et Marina Mesure ont rapporté samedi lors environ. tableau, les enjeux écologiques, sanitaires, économiques et fiscaux de ce trafic maritime.

Les citoyens, notamment les habitants du port, sont déjà largement opposés au développement de la croisière, récoltant les arguments techniques pour une bonne conscience, voire avec quelques kayaks pour bloquer le Juggernaut Merveille des mers en juin dans le Grand Port Maritime. . . Mais que peut offrir l’électorat ? Ils envisagent un plan de fin de croisière dans les ports de la Méditerranée et tracent une ligne de défense contre le lobby des puissants armateurs.

Localement, Laurent Lhardit se souvient : « C’était un événement du Printemps marseillais, et la Ville a quitté le Cruise Club. Le maire, Benoît Payan (DVG), a également lancé une pétition signée par plus de 50.000 Marseillais, et « a réuni les maires de la Méditerranée pour prolonger la discussion ». Laurent Lhardit veut évaluer « les retombées économiques, car la Chambre de commerce ne fournit pas les détails de son étude ». Avec une précaution « pour ne pas fragiliser les 17.000 travailleurs du port ». Sébastien Barles appelle à soutenir le changement modal dans le port.

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Au niveau national, « au final cette activité n’est pas pérenne », pour Hendrik Davi qui défend « un plan de croisière zéro 2030, des taxes, l’interdiction des filtres de lavage des fumées, une diminution du trafic réglementé » et souhaite une réflexion sur le démantèlement de navires. dans les chantiers navals. Manuel Bompard propose un planning des escales des croisières.

Au niveau européen, le renforcement des règles sanitaires pour « les 230 000 marins, 70 fois plus exposés que les autres à la pollution » fait partie du combat de Marina Mesure. Et Manon Aubry entend « activer les leviers fiscaux et économiques pour ralentir la croisière », insistant sur le fait que « rien ne peut se faire » sans la mobilisation des citoyens.

Les collectifs Stop Croisières, Alternatiba ou Cap au Nord ont remporté le soutien de l’électorat dans cette croisade. Ils vous invitent également à imaginer une autre façon de voyager avec une mobilisation contre le tourisme de masse prévue le mardi 27 septembre sur le Vieux-Port le mardi à partir de 17h.