En Guadeloupe, 27,3% des 15-29 ans ne sont pas en emploi, en études ou en formation, « deux fois plus qu’en France métropolitaine », selon une étude de l’Insee publiée jeudi 19 janvier.

Sur ces 16.900 Guadeloupéens, près de 57% sont en recherche d’emploi, et quelque 22% veulent travailler, mais n’adoptent pas une démarche active, révèle encore l’étude, qui compose la typologie de ces jeunes en situation NEET (acronyme anglais car : ni en formation, ni en emploi, ni même en formation).

51,6% des Neet en Guadeloupe sont « peu diplômés et vivent chez leurs parents ». Ils ont pour la plupart entre 15 et 24 ans et près de la moitié sont au chômage depuis plus d’un an.

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Un « Neet sur quatre est un jeune parent éloigné de l’emploi », précise l’étude, dont 95 % sont des femmes, alors qu’ils ne représentent que 48,4 % de l’ensemble des jeunes en situation de Neet.

Par ailleurs, 21% des Neet sont de jeunes diplômés, majoritairement diplômés du supérieur, « en difficulté d’insertion professionnelle ». La moitié est au chômage depuis moins d’un an.

« La situation est similaire en Martinique »

La Guadeloupe n’est pas le seul territoire à connaître ce phénomène. « La situation est similaire en Martinique » avec 25,6% de jeunes en cause et « la part des Neet est plus élevée à La Réunion et en Guyane », avec respectivement 30,2% et 36,7% de Neet, écrit l’Insee dans son étude, expliquant que ce sont les les différences avec la métropole s’expliquent par « la petite taille du territoire et l’étroitesse du marché économique ».

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De manière générale, « l’âge, d’autant plus qu’il est associé à l’arrêt progressif des études » « affecte le nombre de jeunes en situation de précarité », explique l’Insee.

Il ajoute que si « 8,3 % des jeunes de 15 à 19 ans sont sans emploi ni formation, 38,4 % d’entre eux se situent parmi les 20-24 ans et 43,7 % parmi les 25-29 ans », précisant que c’est au niveau national » cette évolution est plus limitée » de 5,7 % pour les plus jeunes à 18,1 % pour les plus âgés.