Santé publique France note que le taux d’infection lié au Covid-19 en France a « recommencé à augmenter ». Avec 69 253 nouveaux cas confirmés depuis le 1er décembre, les infections ont augmenté de +37% en sept jours. Les signes hospitaliers restent stables.

« LE TROISIÈME FLÉAU SANS TOUT »

La « triple pandémie » à laquelle la France est confrontée, avec la même activité du Covid, de la bronchiolite et de la grippe, « est sans précédent » et il est encore difficile de prévoir son évolution, a souligné vendredi Santé publique France.

Une fièvre frappe tôt la ville, s’ajoutant à l’augmentation rapide des niveaux de Covid et de bronchiolite enregistrés depuis plus de 10 ans chez les nourrissons. Cette situation affecte le système de santé qui a été testé, comme dans d’autres pays, notamment aux États-Unis.

L’URGENCE ÉMERGENTE DU COVID-19

Dans son point épidémiologique du 1er décembre, publié ce vendredi, Santé publique France note une « nette accélération » du virus, dans la semaine du 21 au 27 novembre.

Bien qu’il y ait eu une grève dans les laboratoires biologiques, l’organisation a noté que « les taux d’incidence et les lectures positives de tous les tests antigéniques et de tous les tests augmentent à nouveau ».

Durant cette période, 2 999 actions à SOS Médecin (+ 7 % par rapport à la semaine précédente) et 3 737 passages aux urgences (+ 23 %) ont été enregistrés. La hausse touche « toutes les tranches d’âge, sauf les enfants de 15-44 ans », souligne le communiqué, qui précise que les indicateurs hospitaliers restent « stables », avec 4.909 nouvelles hospitalisations (+1%) dont 460 (+0%) en soin critique.

COVID « N’AYEZ PAS PEUR »

« Le Covid, on en entendra parler pendant des années », explique Patrick Pelloux, président de l’association des médecins urgentistes de France, ce matin au micro de BFMTV.

« Il y a un système écologique et le virus va suivre partout : il y a des éléments saisonniers. En fait, ça remonte au début du printemps et de l’hiver » pointe le médecin. « Il ne faut pas en avoir peur. Il faut vivre avec », insiste-t-il.

Invité d’Europe 1 dans la matinée de ce vendredi, l’expert en infectiologie Eric Caumes a réagi à la campagne de prévention de l’infection du Covid, destinée aux personnes les plus vulnérables (plus de 60 ans, personnes à risque) et à leurs proches, ceux qui ont du mal à se lancer, seulement 20 %. du public concerné par ce rappel d’avoir un cycle de vaccination complet.

« C’est le même problème que la grippe », a estimé l’expert, regrettant que « très peu de personnes soient vaccinées avec le vaccin bivalent », qui protège contre l’Omicron et le premier type de Covid, alors que « nous avons le matériel de prévention ». Comme pour la grippe, Eric Caume recommande que moins de personnes soient « vaccinées contre la grippe et le Covid » en même temps. « Pour moi, ça n’a pas de sens de vacciner contre le Covid et pas la grippe », a-t-il insisté.

Selon les données de Santé publique France publiées mardi, 68 382 nouveaux cas de Covid-19 ont été signalés au cours des dernières 24 heures. L’augmentation sur 7 jours est de 39 %.

LE MINISTRE DE LA CULTURE A LE COVID

Ce jeudi matin, Rima Abdul-Malak, ministre de la Culture, a annoncé qu’elle était positive au Covid-19, précisant qu’elle allait s’isoler et « continuer à faire ses devoirs à distance ».

VERAN APPELLE A LA PAIX

Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a demandé jeudi aux Français âgés ou malades de déposer un nouveau rappel du vaccin contre le Covid-19, critiquant que « seuls 20% » d’entre eux « sont là » pour guérir complètement. Covid-19 et la grippe. .

« Je m’adresse aux Français : si vous avez 60 ans ou plus, si vous êtes porteur de maladies ou que vous côtoyez tous les jours des personnes faibles ou âgées, faites-vous vacciner contre le Covid si vous avez vos règles. Dans votre mémoire », a déclaré le ministre sur RMC-BFMTV.

« On a un modèle très circulant, on a des journées avec des dizaines de milliers d’infections, on a une augmentation de plus de 20% de l’activité hospitalière en général, liée au Covid, ça débilite notre hôpital et notre système de santé », a insisté M. .Véran.

Les infections articulaires peuvent être plus dangereuses que les infections simples.

BRONCHIOLITE : SIGNES ÉMERGENTS

L’épidémie de bronchiolite se poursuit à un niveau élevé ces derniers jours, selon la direction générale de la santé publique dans un bilan hebdomadaire, ce mercredi : la semaine dernière, qui s’est achevée le 27 novembre, a été marquée est « une poursuite de l’augmentation des urgences visites et hospitalisation pour bronchiolite chez l’enfant de moins de deux ans en France urbaine ».

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« Le problème de cette épidémie (est visible) surtout dans toutes les agglomérations et en Guadeloupe », a-t-il insisté.

La campagne de vaccination anti-Covid dérape, principalement parce que les Français ont perdu le flot des incitations. Petits rappels sur le rappel ⤵️

Nous examinons le passage de plusieurs endroits en phase épidémique

Grippe : l’épidémie déclarée en métropole

Publié le 30 novembre 2022 à 11:42

LE CHEF DE FLUBE A DIT À METROPOLIS

Une épidémie de fièvre printanière s’est déclarée en France, touchant la Bretagne et la Normandie, ont annoncé mercredi les autorités sanitaires, alors que le pays a déjà fait face à des vagues de bronchiolite et de Covid-19.

« La Bretagne et la Normandie sont entrées dans l’épidémie », a annoncé le ministère de la Santé publique en France dans le rapport de la semaine dernière jusqu’au 27 novembre. Outre-mer, la grippe frappait déjà la Martinique, Mayotte et La Réunion.

COVID-19 : PROTÉGEZ-VOUS POUR LES ÉLECTIONS

« Si vous voulez être en bonne santé pendant les vacances, c’est le moment de vous protéger », a déclaré à franceinfo Anne-Claude Crémieux, infectiologue. L’expert encourage les Français à ramener le masque dans les transports en commun, car il protège contre le Covid-19 mais aussi contre la bronchiolite et la grippe.

« La protection est une protection renforçante, lorsqu’elle a plus de six mois », a-t-il également précisé.

BRONCHIOLITE : LE CRI DE 10 000 PERSONNES

Au meeting du Monde, 10 000 soignants dont 400 chefs de service et toutes les organisations d’enfants étudiées décrivent l’hôpital sous grande pression à cause de l’épidémie de bronchiolite. « On pensait que transférer des enfants à 300 kilomètres du domicile était un énorme gaspillage de soins, maintenant on voit que ça pourrait être pire : on ne peut plus transférer à cause de cette épidémie qu’elle a gagnée partout, remplissant tous les services français à l’enfance », écrivent-ils. en particulier, il fait également référence à une opération endommagée, à des hôpitaux sans chambre ou à une sortie « prématurée » de patients à domicile. « Maintenant, la mortalité infantile augmente en France », préviennent-ils.

Ils interpellent directement Emmanuel Macron, lui demandant d’intervenir au plus vite pour soulager le système hospitalier : « Monsieur le Président, votre silence est assourdissant », disent-ils. Selon eux, la première requête adressée le 21 octobre au chef de l’Etat est restée sans réponse. « Monsieur le Président, plus encore que jusqu’à présent, la crise actuelle pousse de nombreuses personnes à démissionner. Dos au mur, la France pourra-t-elle sauver ses enfants ? », a conclu le pédiatre.

TWITTER NE SERA PLUS TÉLÉCHARGÉ EN RAISON DU COVID

Le nouveau PDG de Twitter Elon Musk entend bien détruire le budget contenu chez Twitter, notamment en mettant fin à la guerre contre les informations Covid.

« A compter du 23 novembre 2022, Twitter n’applique plus de politique sur les informations trompeuses sur le Covid-19 », montre une annonce très rare, très courte, de l’entreprise de San Francisco, inédite. imprimerie américaine.

Comme Facebook, Instagram et YouTube, Twitter avait des règles spécifiques pendant l’épidémie pour lutter contre les fausses informations sur la santé. La plateforme avait pris la décision majeure de signaler et supprimer les messages contenant de fausses informations sur les vaccins Covid, et de suspendre les comptes concernés après cinq avertissements.

COVID : LES RECOMMANDATIONS DU PREMIER MINISTRE

Elisabeth Borne a annoncé mardi un « ferme appel » au respect du geste de retenue face à une « nouvelle vague » d’épidémies de Covid-19 confirmées. Le virus « tue encore », a prévenu le Premier ministre.

Selon les données de Santé publique France publiées mardi, 91 814 nouveaux cas de Covid-19 ont été signalés au cours des dernières 24 heures. L’augmentation sur 7 jours est de 41,7 %.

Le porte-parole du gouvernement a confirmé mardi une augmentation de 40% du taux de cas de Covid-19. De plus, il a prévenu de l’arrivée d’une épidémie de grippe alors même que l’épidémie de bronchiolite est toujours en cours. Face à ces trois virus, il a demandé un vaccin et le respect du geste de prévention.

Les infections augmentent à nouveau, alors que les hospitalisations se poursuivent, après un mois de baisse. Le taux d’infection commence également à augmenter dans la région. Beaucoup de symptômes qui inquiètent certains experts, lors de bronchiolites et de grippes se passent de la même manière.

Elisabeth Borne a annoncé mardi un « ferme appel » au respect du geste de retenue face à une « nouvelle vague » d’épidémies de Covid-19 confirmées. Le virus « tue encore », a prévenu le Premier ministre.