Avec deux usines stratégiques touchées, Samsung pourrait être durement touché par le sévère embargo des États-Unis contre la Chine. Cependant, les géants sud-coréens bénéficient d’une exemption d’un an.

Les États-Unis ont mis en place un embargo sévère contre la Chine pour bloquer au maximum l’approvisionnement en puces. En effet, l’administration du président Joe Biden a décidé de bloquer l’exportation vers l’Empire central de certains semi-conducteurs utilisant des équipements américains, même si les composants sont produits par des sociétés étrangères. Cette mesure a le potentiel de perturber considérablement l’industrie technologique dans le monde entier. Cependant, certains groupes ont peu de temps pour s’y préparer, comme Samsung.

Une source anonyme proche du dossier et citée par le Wall Street Journal a expliqué que Samsung s’est vu accorder une exemption d’un an par le département américain du Commerce. Ainsi, la multinationale sud-coréenne rejoint la «  liste des géants des semi-conducteurs alliés aux États-Unis qui ont bénéficié de la dérogation  », lit-on dans le WSJ.

Samsung, le champion de la mémoire

Grâce à cela, Samsung pourra continuer à fournir des équipements dédiés aux fabricants de puces et maintenir sa ligne de production basée en Chine. Il faut savoir que la société exploite des installations dans les villes de Xi’an et de Suzhou pour fabriquer et emballer des puces mémoire. C’est un domaine où Samsung pèse avec son statut de numéro 1 incontesté, à la fois sur les marchés de la DRAM (mémoire vive dynamique) et de la mémoire flash NAND.

Certains chiffres expliquent : Samsung représente 43,5 % des revenus mondiaux des DRAM au deuxième trimestre 2022, selon le cabinet d’analystes TrendForce. Dans le même temps, la société a également revendiqué environ un tiers des revenus mondiaux du flash NAND.

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En d’autres termes, s’il existe une directive visant à ralentir l’approvisionnement des usines Samsung dans ce secteur, l’entreprise pourrait avoir de grandes difficultés à approvisionner de nombreux clients à travers le monde. Les conséquences pourraient être considérables tant que les puces mémoire ne seront pas utilisées dans un grand nombre d’appareils, à commencer par nos smartphones et nos PC.

Samsung, Intel et d’autres entreprises épargnées

Le Wall Street Journal montre cependant que Samsung n’a pas confirmé publiquement cette information, contrairement à des concurrents comme SK Hynix et Intel qui prétendent avoir le droit de sortir un an. Le point de vente a également déclaré que les responsables de l’industrie s’attendaient à ce que les États-Unis accordent des dérogations à certains fabricants de semi-conducteurs et d’équipements, qu’ils soient américains ou basés dans des pays alliés.

En d’autres termes, Washington cherchera à ajuster ses sanctions pour cibler Pékin et épargner ses propres alliés. En revanche, on ne sait pas si la dérogation d’un an accordée est susceptible d’être renouvelée après l’expiration.

États-Unis vs Chine

Enfin, rappelons que les relations entre les États-Unis et la Chine se sont détériorées au fil des ans. Les deux superpuissances ont lutté pour maintenir et étendre leur influence commerciale et militaire à travers le monde. Dans ce contexte, la Maison Blanche a imposé un lourd embargo à Huawei, le champion chinois de la haute technologie, l’accusant d’utiliser des équipements de télécommunications – notamment la 5G – à des fins d’espionnage.

Dernièrement, la question de Taiwan a provoqué le conflit. La nation insulaire est un allié très stratégique des États-Unis, mais la Chine continentale a fait semblant de montrer sa volonté de l’intégrer dans le cadre de son projet de réunification.

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