La loi Pacte a voulu harmoniser les différents plans d’épargne retraite (PER). Cependant, il existe toujours trois catégories de produits distinctes, chacune ayant ses propres avantages. Le PER individuel que vous souscrivez vous-même auprès de votre banquier, assureur ou conseiller en gestion de patrimoine est connu. Mais les deux autres, proposés dans le cadre de l’entreprise, méritent plus d’attention.

Les PER d’entreprise sont de deux types : le Percol issu de l’épargne salariale (comme le PEE, mais bloqué jusqu’à la retraite) et le Pero, le régime d’assurance retraite. « Lorsqu’un employeur met en place le premier, les salariés doivent alors décider de l’alimenter. La Poire est automatiquement alimentée tous les mois par le versement obligatoire de l’employeur et celui du salarié, prélevé sur son salaire », explique Nicolas Schimel, président. de Filib, fintech qui forme les salariés à l’épargne de son entreprise. Avant d’effectuer un paiement, vérifiez d’abord ce que vous avez dans votre entreprise.

« Parce que c’est un avantage de flécher vos versements volontaires sur Percol, s’ils sont remplis », poursuit Nicolas Schimel. C’est bien là une spécificité du produit d’épargne salariale : l’employeur peut « abonder », c’est-à-dire qu’à chaque fois que vous effectuez un versement, il en effectue un autre. « La loi permet aux entreprises d’aller jusqu’à 300 % : quand le salarié verse 1 euro, l’employeur peut en mettre jusqu’à 3 », précise Guillaume Meyer, directeur de l’épargne retraite entreprise chez Groupama.

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Dans Percol, vous pouvez aussi verser votre participation, votre intéressement, transférer des jours de votre compte épargne temps ou des jours non pris de congés ou de RTT (dix jours maximum par an), et ils peuvent aussi être complétés. « L’employeur peut reconstituer tout cela dans le Percol, dans la limite de 16% du plafond de la Sécu, soit un maximum de 5943 euros nets par an. Attention, le reconstituement est annuel et vous devez en profiter tous les ans, sinon c’est perdu », argumente Marie-Noëlle Auclair, directrice de compétence, à l’Eres. En moyenne, ces Percols sont dépassés jusqu’à 700 euros par an, selon Guillaume Meyer. Cet argent ne vous est donné pour aucune autre considération que celle de nourrissez votre plan, il serait insensé de le rater.

Pouvoir intégrer jusqu’à dix jours de repos par an dans les projets de son entreprise, Percol comme Pero, c’est aussi un don. « Imaginez que vous payiez effectivement ces dix jours non repris, ce qui correspond à environ 5 % de votre salaire annuel. Au bout de vingt ans, c’est une année entière de salaire qui sera épargnée pour la retraite, sans que le salarié n’ait d’argent à payer ». .Qui le dit le mieux ? se demande Guillaume Meyer.

Moins de frais

Un autre avantage des produits d’entreprise est qu’ils sont beaucoup moins chers en frais. « Pour Percol, tant que le salarié est dans l’effectif, les frais du compte annuel doivent être supportés par l’employeur », précise Marie-Noëlle Auclair. Concernant le Per, ses frais de gestion sont négociés par l’entreprise, « qui représente parfois la moitié du coût du PER individuel, qui monte jusqu’à 1% par an, quand les produits collectifs peuvent descendre en dessous de 0,5% », selon Nicolas Schimel. . Cependant, tous les coûts ne disparaissent pas. Comme dans l’épargne individuelle, il faudra payer les coûts des aides financières qui sont dans les contrats. En épargne salariale, lorsqu’il s’agit de fonds dédiés à l’entreprise, ils peuvent également être négociés à la baisse.

Cependant, tout n’est pas toujours rose dans les plans d’affaires. Si vous choisissez une gestion financière profilée par horizon, elle est plus ou moins identique dans tous les produits. Mais, si vous optez pour la gestion libre, dans laquelle vous répartissez vous-même votre épargne sur les différents supports financiers proposés, alors le plan individuel offre généralement un choix beaucoup plus large, avec de l’immobilier (SCPI, OPCI, SCI), des capitaux privés, etc. ., ce qui n’est pas toujours le cas dans les business plans.

Et soyez sûr, même si vous avez éparpillé votre épargne retraite sur plusieurs régimes d’entreprise pour profiter de leurs avantages, vous pouvez le rapatrier dans votre PER individuel, « tous les trois ans pour Percol et une fois après avoir quitté l’entreprise qui l’a ouvert pour le Per . , soumis à des transferts qui ne peuvent excéder 1 % les premières années et qui sont gratuits après cinq ans de détention », conclut Guillaume Meyer. Un pas de plus par rapport à la loi Pacte qui prévoyait presque tout !

Opinions

La chronique de Christophe Donner

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