De plus en plus de personnes sont touchées par le diabète, une maladie chronique caractérisée par un excès de sucre dans le sang. La France compte actuellement 3,7 millions de patients sous traitement, contre 2,7 millions en 2012. Le diabète de type II représente 92 % des cas (la plupart ont plus de 65 ans). Cependant, il n’y a pas de cas de décès, disent les experts : il est possible de s’en protéger ou de le contrôler si la maladie survient, si l’on tient compte des caractéristiques de chacun.

Quels sont les six facteurs de risque?

Seuls deux facteurs de risque échappent à notre contrôle :

– Le premier est l’âge : la maladie survient surtout après 40 ans, avec un pic chez l’homme entre 75 et 79 ans et chez la femme entre 80 et 84 ans, précise l’Inserm.

– Le second est un héritage familial. Si l’un des deux parents souffre ou a été malade, la probabilité de tomber malade est de 40 %. Ce nombre passe à 70 % si les deux parents sont touchés.

Il est possible d’agir sur tous les autres facteurs de risque :

– Au top : le poids, surtout les kilos sur le ventre. « Un tour de taille supérieur à 80 centimètres pour les femmes et à 94 centimètres pour les hommes augmente le risque de développer la maladie, car la graisse abdominale libère de grandes quantités d’acides gras dans le sang, qui interfèrent avec l’action de l’insuline », explique le Dr Jean- François. Thébaut, vice-président de la Fédération Française du Diabète.

– L’inactivité physique joue également un rôle clé : 25 % de l’incidence du diabète de type 2 est liée à une faible activité physique. Selon une étude du CNRS, chaque heure assise en moins par jour réduit de 22% le risque de développer la maladie.

– Cela s’applique également à l’exposition à la pollution de l’air : une étude publiée dans The Lancet en 2021 pointe son rôle dans la réduction de la production d’insuline via des facteurs inflammatoires qui empêchent l’organisme de convertir le glucose du sang en énergie.

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– Le tabac augmente également la résistance à l’insuline.

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Faire une prise de sang pour détecter le diabète

L’une des caractéristiques de cette maladie est son évolution silencieuse et sa détection souvent accidentelle lors d’une prise de sang. « C’est pourquoi je recommande à partir de 45 ans que les personnes présentant ces facteurs de risque se soumettent à une simple prise de sang », conseille le Dr Guillaume Charpentier, chef du service diabète au Centre hospitalier du Sud Ile-de-France. Essonne).

– Si la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1,26 g/l dans le sang à deux reprises, ou si elle dépasse 2 g/l à n’importe quel moment de la journée, le diabète est diagnostiqué.

– Vous venez d’être diagnostiqué ? Pas de panique, l’action est possible. Une bonne hygiène de vie est une arme très efficace qui permet de stopper le diabète de type 2 à ses débuts, d’éviter parfois un traitement médicamenteux ou de faciliter la prévention de complications (notamment cardiaques, oculaires, rénales et nerveuses des jambes).

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Créé en 2008, le programme Sophia pour les diabétiques est un service d’assurance maladie gratuit disponible dans toute la France. Elle compte aujourd’hui 850 000 membres. Basé sur les recommandations des médecins, ce système fournit des informations et des conseils pratiques, qui sont confirmés par des experts par e-mail. Le but : mieux comprendre la maladie, prévenir d’éventuelles complications et ajuster ses habitudes alimentaires. L’équipe Health Care Nurse Advisor est disponible au 0809 400 040 (appel gratuit + appel local) du lundi au vendredi de 9h à 19h et le samedi de 9h à 13h pour répondre aux questions par mail. Sophia vous permet également de suivre l’évolution de vos données clés de santé. L’inscription se fait par courrier à l’adresse de votre caisse d’assurance maladie.