Ce jeudi, Meriam et Maryam sont venues distribuer des culottes menstruelles et de la lotion à 40 détenus de la prison de Nice, elles étaient heureuses et touchées par leur visite. Rapport.

Publié le 11/03/2022 à 08:58, mis à jour le 11/03/2022 à 08:53

« Vous serez les premières à essayer ces sous-vêtements », annonce la directrice de la maison d’arrêt de Nice, Valérie Mousseeff, à la vingtaine de femmes assises en face d’elles.

A ses côtés, ce jeudi : Meriam, la représentante française d’une première place qui vendra des culottes menstruelles, et Maryam, la représentante des magasins Leclerc à Béziers (Hérault).

Le premier a fait le déplacement depuis Paris pour donner deux culottes menstruelles à chaque prisonnier niçois. Le second arrive de l’Hérault, les bras chargés de cosmétiques. « C’est un moment précieux, ça évolue de l’oppression. C’est un moment qu’on leur enlève », résume Valérie Mousseeff.

Les questions fusent

En effet, deux groupes de 20 prisonniers les ont accueillis avec de grands sourires, des remerciements et quelques questions. « Est-ce qu’il convient à tous les liquides ? », « Combien de temps durent-ils ? », « Comment le laver ? » : « Un peu d’eau, du savon et du sèche-linge. Mais lavez bien », conseille Meriam.

Pour le directeur de la prison, le bâtiment est plus qu’un événement spécial avec ce don. « Ils sont vivants, stables et économiques. Lorsqu’ils sortent, ils n’ont plus besoin d’acheter des protections sanitaires », précise Valérie Mousseeff.

Après avoir distribué des cosmétiques, Maryam a demandé aux prisonniers ce qu’ils manquaient à l’intérieur des murs de la prison. « Brushing », « coloration des cheveux », « vernis », etc. ils écrivent.

À Lire  Lacq-Orthez : Nos marmites sont très sales, mais il y a une solution

Alors qu’ils partaient, deux filles ont voulu les saluer. « Merci, c’est important pour vous de vous sentir comme des femmes. Pas ici », dit-elle avec un sourire.