Et si vous n’avez pas encore changé votre protection périodique classique pour cette alternative, il est fort probable que vous vous posiez des questions.

Raisons de se lancer et avantages, on vous dit tout sur la culotte menstruelle, avec Stéphanie Leone, fondatrice de Sisters Republic, la marque fun et décomplexée de lingerie menstruelle écologique.

Repenser la protection périodique

S’il y a une chose qui pendant longtemps n’a soulevé aucune question chez les femmes, c’est bien l’objet d’une protection périodique. « J’étais conditionnée, j’achetais des tampons et des serviettes tous les mois comme tout le monde, comme un réflexe », explique Stéphanie.

Il faut dire qu’à cette époque, l’offre dans ce domaine criait. Puis la fille de Stéphanie a atteint l’âge des menstruations. L’entrepreneuse, déjà sensible aux questions d’éco-responsabilité et préoccupée par les récents scandales liés à la composition des tampons et serviettes, se pose donc la question : quelle protection périodique choisir pour sa fille ?

Avec sa culotte post-partum pas si glamour mais ultra-efficace en tête, elle s’interroge sur les articles lavables. En France, le secteur en est à ses balbutiements : peu d’offres, et surtout basiques, surtout pratiques. Pas très sexy !

Nous voulons donc créer des culottes menstruelles d’une nouvelle génération : Sisters Republic est née ! De la lingerie d’époque pour tous les courants, tous les styles, du bikini au boxer boyish, le tout en coton certifié biologique.

Protections hygiéniques classiques : et notre santé alors ?

Avouez-le, changez-vous VRAIMENT de tampon toutes les 4 heures si votre flux ne le nécessite pas ? Bien que rare, le risque de syndrome de choc toxique existe, même avec une coupe menstruelle ! Cette maladie infectieuse grave qui survient en raison de la stagnation du sang dans le vagin et de la prolifération de bactéries peut coûter la vie… ou presque, témoigne le mannequin Lauren Wasser, amputée des deux jambes suite à un choc toxique en 2015.

Et que dire des compositions de tampons et serviettes que des millions de femmes (et d’adolescentes !) utilisent chaque mois ? Pesticides, dioxines ou phtalates, certains considérés comme des perturbateurs endocriniens. Agréable.

Est-ce effrayant? Normal! Et surtout, c’est une révolte.

Lever les freins liés au port de la culotte menstruelle

Choisir une culotte menstruelle, c’est bon pour la planète – non recyclable, pas moins de 100 milliards de serviettes hygiéniques traditionnelles sont jetées chaque année dans les décharges du monde entier(₁) – mais c’est aussi bon pour notre santé.

A ce sujet, Stéphanie précise : « il faut porter une attention particulière à la composition de la paroi interne, au contact des muqueuses. Chez Sisters Republic, cette partie est en coton biologique certifié Gots, le label Global Organic Textile Standard. Surtout pas synthétique ! ».

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Malgré ses nombreux avantages, un certain nombre de femmes sont toujours désireuses de porter des culottes menstruelles. Les principaux freins ? L’hygiène et les senteurs, la sensation d’humidité et le prix.

Sur cette dernière, le calcul est vite fait : 1 panty permet d’économiser 2300 tampons. Et à la longue, on s’y retrouvera rapidement. Consciente de cela, Sisters Republic n’hésite cependant pas à proposer des prix dégressifs de -10 à -20% selon le nombre de culottes achetées, quels que soient les modèles pouvant être mixés.

Côté hygiène, Stéphanie nous assure : « On peut rester 12 heures dans la même culotte. La doublure en contact avec les muqueuses est un tissu organique respirant, contrairement aux coussinets composés à 80% de plastique. En dessous se trouve une couche d’éponge de bambou absorbante, une plante naturellement antibactérienne. Résultat, pas de macération, pas d’odeurs, mais pas de sensation d’humidité non plus, car le liquide passe vite dans les couches inférieures et sèche vite, même pour des débits abondants ».

Sous-vêtements menstruels : comment choisir le bon assortiment ?

Si vous décidez de porter une culotte menstruelle uniquement la nuit, une culotte « super » flow, deux culottes « medium » et « light » – avec le boxer Ginger par exemple, très galbé et confortable – offrent une combinaison idéale. Si vous faites partie de l’équipe « toutes culottes », on double la mise et vous pourrez profiter de modèles plus féminins en journée : le bikini Sidonie ou la culotte Colette. En tout cas, Julie des « Sisters » est disponible au [email protected] pour lui prodiguer de bons conseils !

La culotte menstruelle : un acte militant

Enfin, porter une culotte menstruelle est un acte militant. Car au-delà de leurs bienfaits pour la planète et pour notre santé, le tabou des règles dans le monde existe toujours. Un tabou que Sisters Republic entend combattre avec humour et un ton décalé et, surtout, en s’engageant concrètement auprès de nombreuses organisations en faveur des femmes.

Avec le programme « Sisters Solidaires », 5% des bénéfices sont reversés à Plan International, et le tout chaque 8 mars (Journée Internationale de la Femme). De plus, pour 28 culottes achetées sur le site, une culotte est offerte à une femme en situation précaire via l’association Féminité Sans Abri. Enfin, Sisters Republic est sponsor de La Culotte Rouge, dont la mission principale est d’éduquer et d’informer les jeunes sur le cycle menstruel à travers des jeux ludiques.

Allez, hop, plus d’excuses : commençons, et réparons !

>> Et bonne nouvelle, pour les lectrices de Biba, Sisters Republic offre une remise de -15% valable sur tout le site avec le code BIBA15 ! <<

₁.https://www.france24.com/fr/20180629-element-terre-hygiene-protection-feminine-rules-women-pollution-tampons-towels-cup