La culotte menstruelle n’est pas le meilleur choix pour se protéger pendant les règles, selon une étude de l’association Test Santé. Son analyse montre qu’ils ne sont pas assez absorbants, nécessitant une protection supplémentaire, alors que leur prix représente un vrai budget à ne pas négliger.

Les culottes menstruelles sont de plus en plus présentes dans les rayons des magasins comme alternative aux serviettes hygiéniques et aux tampons, de plus en plus délaissés en raison de leur coût et de leur impact environnemental. Mais est-ce vraiment le meilleur choix ? Peuvent-elles remplacer aussi efficacement d’autres protections périodiques féminines ? L’association belge de consommateurs Test Santé en doute après avoir mené une série de tests sur plusieurs gammes de culottes menstruelles. Ses conclusions brossent un tableau mitigé puisque « en pratique, aucun des modèles que nous avons testés n’est suffisant, surtout en cas de règles abondantes. « , elle dit. En réalité, tout est question de couches.

En effet, la culotte menstruelle est le plus souvent composée de plusieurs couches : une couche imperméable à l’extérieur, qui garantit que le sang prélevé reste dans la culotte afin d’éviter les risques de fuite, une ou plusieurs couches absorbantes afin de retenir le sang des menstruations et une couche intérieure douce et respirante dont le but est de s’assurer que l’on ne ressent pas de sensation d’humidité. Les tests effectués par Test Santé l’ont amené à conclure que cette couche interne remplissait en tout cas sa fonction. Aucun des modèles testés ne se sent mouillé, ce qui aurait pu être un souci avec ces culottes menstruelles. Mais ses experts sont plus mitigés sur la fameuse couche absorbante.

Quelques inconvénients niveau budget et praticité…

Car si les fabricants sont nombreux à affirmer sur les emballages que celui-ci serait suffisant pour affronter les règles, même les plus abondantes ce n’est en réalité pas toujours le cas. « En effet, tous annoncent une capacité d’absorption correspondant à celle de 3 ou 4 tampons. En effet, ces culottes n’absorbent au maximum que 10 ml, ce qui est comparable à l’absorption d’un peu plus qu’un tampon deux gouttes (6-9 ml) ou à la capacité d’absorption moyenne d’un tampon. trois gouttes (9 à 12 ml). « , précise l’organisme. Il a même constaté que c’est même moins de 6 ml pour deux modèles, la quantité absorbée par un mini-tampon. Efficacité insuffisante pour tenir 12 heures, surtout les premiers jours où les règles sont les plus abondantes.

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Concrètement, « pour cela, il faudrait que les sous-vêtements soient capables d’absorber 20 ml sans problème, comme le prétend aussi leur emballage. « , déclare Test de santé. Si les auteurs de l’étude ne dissuadent pas d’acheter des culottes menstruelles, ils incitent à le faire sachant que l’intérêt de cette protection réside donc avant tout dans l’abondance des règles. Ainsi, alors que les serviettes ou les tampons utilisés aujourd’hui ont une capacité d’absorption revendiquée de trois gouttes ou plus, même les meilleurs modèles de notre test ne suffiront pas les jours où vos règles sont les plus abondantes. « A ce stade, on peut évidemment les combiner avec un tampon classique, mais où est alors leur intérêt écologique ? », demande l’association.

Ceci pointe d’autres inconvénients liés à leur utilisation, le premier étant qu’après utilisation, les sous-vêtements doivent être rincés à l’eau froide, jusqu’à ce que l’eau redevienne claire : mauvais point d’un point de vue environnemental. De plus, les culottes menstruelles ne peuvent pas être séchées au sèche-linge, il faut donc un certain temps avant de pouvoir les réutiliser. Cela implique d’utiliser plusieurs modèles sur toute la durée du cycle : mauvais point côté pratique. Enfin, partant du constat qu’il est conseillé d’en acheter plusieurs et que le prix des modèles peut varier entre 10 € et 55 €, le budget peut vite grimper : autre mauvais point côté budget. « Pour nous, les sous-vêtements menstruels semblent être un produit coûteux, qui dans la plupart des cas ne peut être utilisé qu’au début et à la fin des règles. », conclut donc Test Santé. Pour ceux qui recherchent une solution respectueuse de l’environnement, des serviettes hygiéniques lavables ou des gobelets peuvent servir d’alternatives.