Sans filtre // Par Ruben Östlund. Avec Harris Dickinson, Charlie Dean Kriek et Woody Harrelson.

En VO, Sans Filtre ça s’appelle le Triangle de Tristesse, une référence au fameux « triangle » que fait notre visage entre les sourcils et le nez. Immédiatement, Sans Filtre nous emmène dans le monde supérieur et se présente comme une critique de l’acide d’un monde complètement différent de celui des classes populaires, bourgeoises. Sans filtre porte bien son nom car il n’y a pas de frontières dans le scénario de Ruben Östlund. Récompensé par la Palme d’Or au Festival de Cannes 2022, Sans Filtre permet tout avec des dialogues formidables et une ambiance déconcertante qui n’en finit pas de se moquer de ces gens qu’on envie mais pas. épuisé. Le réalisateur et le scénariste ne sont pas connus pour leur étoffe. Le Carré était déjà divin mais Sans Filtre le pousse encore plus loin vers un résultat encore plus impressionnant. Tout commence par l’histoire de Carl et Yaya, des mannequins et des influenceurs avec de faux problèmes économiques (car oui, Sans Filtre fait la distinction entre les fausses richesses comme les influenceurs qui ne paient pas les déplacements et les vraies richesses qui ont fait fortune en. pas toujours les plus entreprises prospères).

Après la Fashion Week, Carl et Yaya, plusieurs mannequins et influenceurs, sont invités à une croisière en yacht de luxe. Alors que l’équipage attend impatiemment les invités, le capitaine refuse de quitter sa chambre à l’arrivée du fameux dîner. Les événements prennent une tournure inattendue et le rapport de force s’inverse lorsqu’un orage se lève et menace le confort des passagers.

Dans sa critique absolue, Sans Filtre aime critiquer. Il pourrait s’agir d’un couple britannique ayant fait fortune dans les grenades portatives (et mort à cause de leur affaire, longue mais intéressante) ou encore d’un oligarque russe complètement diabolique. Au début, Sans Filtre était modéré dans ses critiques. Il faut regarder les petits mots qui sont acides et plus le film avance, plus il nous entraîne vers l’inévitable rebondissement : la mer se libère et les navires voguent. C’est à ce stade que nous trouvons nécessaire que les personnages continuent de vomir, mais cette séquence nous rappelle à quoi ressemble tout le monde. Les riches peuvent manger du caviar à la place des huîtres et tout est plus cher dans le monde, le mal de mer ne s’arrête pas comme ça (d’ailleurs, sauf pour la nourriture, la seule réponse). S’ensuit alors une série d’inondations agressives où les riches sont à la hauteur de tout le monde. Visuellement, le réalisateur est aussi malin.

À Lire  L'ancien évêque de Créteil sanctionné par Rome pour voyeurisme sur adultes

Il y a une scène à cet endroit où la lumière du téléphone éclaire les visages des occupants du navire comme s’il s’agissait de migrants retrouvés en mer. Sans filtre est astucieux dans sa disposition sous tous les angles pour montrer l’excès. le côté des riches veut tout obtenir à moins qu’ils ne soient rendus à leur humanité. Lorsqu’il était autrefois coincé sur une île déserte, la hiérarchie des classes n’existe plus. Les riches ne peuvent rien faire (sauf que Carl donne son corps). Abigail, la gardienne des toilettes du navire, se retrouve donc en position de gardienne. Il a la main sur tous ces gens qui, malgré leurs comptes bancaires bien remplis, n’ont rien à apporter à cette île. Sans filtre est clairement un film fantastique et l’un de mes films préférés de cette année. C’est mauvais et surtout une critique virulente de ces gens qui méprisent les petites gens mais ne peuvent rien faire d’autre que d’en acheter d’autres. La nature de l’histoire dans No Filter est que peu importe combien d’argent vous pouvez avoir sur votre compte bancaire, s’il n’est pas accessible, il n’y a pas de gens riches. Ce ne sont que des manipulateurs sans cœur qui ne pensent qu’à eux-mêmes.

Note : 9,5/10. Bref, une critique acide et stupide des faux riches (influenceurs) et des vrais riches dans une drôle de farce qui se permet trop. A notre grande joie.

Sortie le 28 septembre 2022 au cinéma