Retour à la normalisation monétaire annoncé par le gouverneur de la Banque de France. La hausse des taux d’intérêt devrait progressivement atteindre 2 à 3 %.

Une hausse progressive des taux immobiliers, mais soutenue

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui est également membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré sur BFMTV que les taux des crédits immobiliers vont continuer à augmenter.

Le taux de croissance est de +0,50 point depuis le début de l’année, voire +0,75 point dans certaines banques. Le gouverneur a cité une augmentation « progressive, mais continue » des taux hypothécaires. En juin 2022, les taux moyens affichent également une nouvelle hausse. François Villeroy de Galhau indique une augmentation à long terme estimée entre 1 à 2 %, voire plus.

Des banques pourtant très favorables à l’octroi de prêts immobiliers

« Depuis le début de l’année, les taux des crédits immobiliers n’ont cessé d’augmenter. L’OAT (Obligation Assimilable du Trésor) qui sert de base à la fixation des taux de crédit des banques est passée de territoire négatif à 1,8% début juin. Même si les banques prêtent en moyenne 1,55% sur 20 ans. Ils ne pouvaient pas répercuter toute l’augmentation du coût de l’argent en raison du taux de dépréciation. Si on est dans le rétroviseur, au 1er trimestre 2019 on avait un taux moyen égal, mais à l’époque le taux d’usure était de 2,83% contre 2,4% aujourd’hui. Les banques choisissent donc de réduire leurs marges pour continuer à s’engager auprès de nouveaux clients. Mais pour combien de temps ? L’annonce par la BCE ce jeudi 9 mai d’une hausse de ses taux de 25 points de base en juillet pourrait changer la donne. D’abord parce qu’il a mécaniquement encore augmenté l’OAT qui a atteint 2% lors des annonces. Ensuite, parce que certaines banques peuvent choisir de placer leur argent à la BCE, qui sera à nouveau récompensée, plutôt que de vendre du crédit à perte. Ainsi les profils des emprunteurs les plus modestes pourraient à nouveau être pénalisés… Cependant, il faut rappeler que notre spécialité française, les taux fixes, favorise les emprunteurs et représente un rempart contre l’inflation » explique Cécile Roquelaure, directrice d’études chez Emprunter.

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Inflation : un retour à la normale souhaité à 2%

Les conditions étant remplies, la BCE a annoncé une hausse de ses taux de +0,25 point en juillet et il est prévu de faire la même hausse en septembre.

« Nous sommes fermement déterminés à ramener l’inflation à notre objectif de moyen terme de 2% », a déclaré le gouverneur de la Banque de France.

Retour à des conditions de financement plus normales

Pour le gouverneur de la Banque de France, les taux de prêt ciblés ne sont pas exceptionnels, ce sont les anciens taux. « Tout le monde semble l’avoir un peu oublié, mais l’hypothèque tourne généralement autour de 2 à 3 % », précise François Villeroy de Galhau. Il rappelle surtout que cela n’a pas empêché l’immobilier d’être bien financé.

Des explications qui se veulent positives : «  Nous sortons de conditions extrêmement favorables, qui se justifiaient par une inflation trop faible, et nous nous dirigeons vers des conditions de financement normales  ».

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