La cinquième vague du coronavirus met les soignants sous pression. A Marseille, afin d’éviter la saturation des hôpitaux, les évacuations sanitaires vers la Bretagne se sont poursuivies ce week-end.

Publié le 21/12/2021 09:00

Mis à jour le 21/12/2021 09:00

A l’hôpital La Timone de Marseille, 10 des 15 lits du service de réanimation sont occupés par des patients atteints du Covid-19. Pour le professeur Marc Gainier, chef du département, ce chiffre en constante augmentation lui fait craindre un début d’année difficile. « On se pose beaucoup de questions », confie-t-il d’un ton inquiet.

En cause, cette cinquième vague qui ne cesse de grossir et la nouvelle menace Omicron qui plane : « On sent que la charge continue de grossir et il faut certainement s’attendre à autre chose qui peut arriver très bientôt », prédit le professeur. « Je ne sais pas si nous serons capables de gérer ça. »

Première réponse possible : l’évacuation des patients, comme l’explique Julien Carvelli, médecin réanimateur. « Nous essayons d’anticiper au maximum le manque d’espace que nous risquons d’avoir dans les prochains jours et semaines. C’est pourquoi nous essayons de ne pas évacuer les patients lorsque nous sommes contre le mur, afin d’avoir toujours de l’espace libre. » . »

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Le deuxième levier est l’ouverture de roulements supplémentaires. Mais là, l’hôpital fait face à un problème majeur : le manque de personnel.

« Pour les vagues précédentes, on a formé beaucoup de monde et sans doute on n’a pas su les garder, on n’a pas su leur proposer des contrats satisfaisants, on n’a pas su les motiver à rester. »

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Julien Carvelli, médecin réanimateur

« Et aujourd’hui nous nous sommes retrouvés dans une situation où nous n’arrivons pas à embaucher du personnel qualifié », ajoute le médecin, « donc nous avons du mal à augmenter le nombre de lits mis à notre disposition pour accueillir tout le monde ».