Reavie organisera sa 32e édition du 12 au 14 octobre. Et cette fois encore, les sujets de discussion ne manqueront pas lors de cet événement incontournable pour les assureurs de personnes. Bien sûr, on parlera aussi de la réforme de la protection sociale complémentaire dans les trois services publics – plus connue sous l’acronyme PSC – et des liens qu’elle crée, comme le révèlent les groupes Klesia et AGPM (lire p.). Pour d’autres, octobre 2021 semblera loin à bien des égards. Qui aurait cru il y a un an que l’assurance emprunteur bénéficierait également d’une résiliation annuelle et, de plus, qu’elle serait privée de questionnaire médical pour les prêts n’excédant pas 200 000 euros, remboursés avant l’âge de 60 ans ? La loi de Lemoin sera discutée à Cannes comme elle l’a été aux Brokerage Days à Paris. Réforme inattendue et réforme manquante. Plus de questions à la Grande Séc, c’est l’heure de la concertation et les présidents des trois familles complémentaires devraient se prononcer sur ce nouveau dialogue qui doit aboutir dans l’instance de concertation mise en place par le ministre de la Santé François Braun. Il est vrai que la France a gardé le même président depuis le dernier Reavie, mais ne lui a pas donné la majorité absolue, et que la guerre aux portes de l’Europe fait flamber les prix. La BCE relève les taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation et dans ce climat incertain les assureurs et courtiers n’oublieront certainement pas de parler de taux, alors que les taux de sinistralité ne fléchissent ni en santé ni en prévoyance. La pratique est courante à Cannes, mais les tarifs attendus sont bien inférieurs.

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