L’exécutif souhaite que les entreprises récupèrent l’argent avancé auprès de la Sécurité sociale. La mesure serait prévue dans le projet de loi de budget de la Sécurité sociale de 2023

Et si les salariées en congé maternité, les salariées en congé paternité et les parents en congé d’adoption n’avaient plus à attendre, parfois plusieurs semaines, le versement de leurs prestations d’assurance-maladie ? C’est une idée que le gouvernement veut mettre en œuvre, selon Les Echos, afin de simplifier le quotidien des salariés malades.

L’exécutif envisagerait notamment d’obliger les entreprises à avancer les indemnités journalières dues aux salariés, majoritairement versées par l’assurance-maladie, qui servent à compenser la perte de ressources. Un moyen d’éviter que les salariés en congé maternité, paternité ou adoption ne se retrouvent sans revenus alors que l’argent de l’assurance-maladie arrive lentement sur le compte bancaire.

Les entreprises doivent alors faire elles-mêmes les démarches pour récupérer l’argent de la sécurité sociale. L’exécutif s’est en revanche engagé à les rembourser en moins d’une semaine. Cette obligation, qui, selon Les Echos, doit être intégrée au projet de sécurité sociale pour 2023, s’adresse en priorité aux grandes entreprises. Viennent ensuite les TPE et PME. Une date limite, le 1er janvier 2025, a déjà été fixée.

opposition. Cependant, cet appareil suscite l’inquiétude des chefs d’entreprise. Les présidents des trois organisations patronales (CPME, Medef et U2P) ont même adressé une lettre à la Première ministre Elisabeth Borne, ainsi qu’aux ministres du Travail et de la Santé, pour exhorter le gouvernement à ne prendre aucune mesure. « particulièrement inadapté dans un contexte de fragilité économique », alors que la France traverse actuellement une crise énergétique majeure, qui a fait les conséquences de la crise sanitaire.

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Dans leur courrier, le CPME, le Medef et l’U2P insistent sur la « charge administrative et financière » qui pèserait sur « les entreprises de toutes tailles ». Selon ces organismes, la trésorerie des entreprises pourrait aussi être grandement affectée. « On peut d’ores et déjà douter de la capacité de l’assurance maladie à rembourser les entreprises dans des délais courts, s’il y a déjà des difficultés à verser les indemnités journalières aux salariés dans un délai raisonnable », a-t-elle déclaré.