Commerce, centre de santé, école, vidéosurveillance, dossiers chauds à Breteuil

Avec le maire de Breteuil (Eure) Gérard Chéron, on fait le point sur les projets en cours et à venir dans la ville de Breteuil. Education, sécurité, santé, économie, énergie…

Par Hugo Deshors

Publié le 9 sept. 22 à 6:30

L’école à la rentrée de la Toussaint

L’école à la rentrée de la Toussaint

A peine le temps de se remettre de la fin des quelques vacances prises ici et là que le maire de Breteuil (Eure) Gérard Chéron est déjà au four et au moulin.

Si le premier magistrat de la cité bretonne peut se satisfaire de l’achèvement des travaux du château du Pillon de Buhorel, dont les locaux ont été investis par Interco et le Département de l’Eure, « nous avons encore du travail à faire avant la fin de mandat ».

Avec ce chiffre déjà annoncé l’an dernier, 8 millions d’euros, « cela représente des investissements dans la commune ». Le regard se tourne vers un autre projet qui verra également le jour très prochainement, la nouvelle école Cintray-La Guéroulde. « Normalement, la livraison était prévue fin août pour que je puisse reprendre les cours en septembre. Comme beaucoup de travaux, il y a eu des problèmes d’approvisionnement en matériaux pour que nous ayons les clés fin septembre ».

Le temps de nettoyer et meubler l’école, « les écoliers pourront investir les lieux à la rentrée des vacances de la Toussaint (dans moins de deux mois). Les deux tiers des peintures sont faites, les sols sont posés, le chauffage est installé, le bâtiment est pratiquement terminé.

Maison médicale, centre de loisirs

Maison médicale, centre de loisirs

Pour rappel, il s’agit d’un bâtiment énergétique avec panneaux solaires, pompes à chaleur, utilisant des matériaux naturels, ardoise, isolant, dalles de pierre, et avec 40 centimètres d’isolant.

En parallèle, deux projets directement liés à Interco Normandie Sud Eure. Le premier centre médical avec une durée prévue des travaux de 15 mois. « Il fallait libérer la maison normande pour que les services puissent déménager au Château Pillon à Buhorel. Le chantier a démarré fin juillet et les travaux sont en cours. Nous avons eu une mauvaise surprise en découvrant la façade arrière avec sa charpente en bois ».

L’impact de la hausse des énergies

Le nouveau centre de loisirs à côté. Il sera situé devant la crèche et derrière le gymnase. « Tous les travaux de maçonnerie et de gros œuvre ont été réalisés cet été. Tout le reste est en bois, y compris les charpentes, mais l’entreprise a un gros problème d’approvisionnement en matériaux. Le chantier est actuellement suspendu et reprendra à la mi-octobre. La livraison était prévue pour fin juillet 2023, mais a été reportée à novembre 2023.

Carburants, électricité, «  les augmentations de l’électricité et du gaz nous préoccupent », explique le maire Gérard Chéron. Il y aura forcément un manque d’argent en fin d’année dans le budget. »

Comme le souligne le premier magistrat de la commune, « nous n’avons pas attendu que cette crise se produise pour anticiper nos projets. Comme ceux de l’école ou du château. Isolation, électricité, performance énergétique, nous intégrons toutes ces données dans nos projets. »

Dans les bâtiments, comme les écoles, «  on a fait remplacer la laine de verre, on est passé aux LED, la cuisine a été ré-isolée. Dès qu’on fait quelque chose, on intervient dans l’isolation et l’électricité. On met des détecteurs de présence dans la mairie . On coupe le chauffage avant et on risque de le remettre un peu plus tard. Il n’y a pas de petites économies. »

« Si nos dépenses de fonctionnement augmentent, ce sera au détriment d’autres choses. Pour être bon, côté budget, il faut trouver des surplus pour financer nos projets. Le problème avec les surtensions est que vous vous retrouvez avec autant de dépenses d’exploitation que de revenus. Par rapport à l’éclairage public, nous nous éteignons la nuit depuis des années. On se demande si en période estivale, on peut peut-être arrêter complètement l’éclairage la nuit. Peut-être pas au centre de la ville, mais dans les environs et dans les fermes, car au plus fort de l’été, il fait jour jusqu’à 22h30/23h00. Faut-il éclairer la nuit ? »

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Dans les dossiers « chauds » de la commune, comment ne pas mentionner les églises. « Les tranches 0 et 1 de l’église Saint-Sulpice ont commencé et dureront près d’un an et demi pour plus d’un million d’euros. Il faut savoir que le coût total des travaux est de 4 millions d’euros ».

Restaurant scolaire et cuisine centrale

Restaurant scolaire et cuisine centrale

A Cintray, même combat pour l’église Saint-Martin. « Après le décret danger, cet été les travaux de sécurisation et de renforcement de la charpente ont été réalisés. Mais il reste la rénovation du clocher estimée à 700 000 euros hors taxes (hors honoraires d’architecte) ».

Autre projet en vue, à seulement 50 mètres de l’actuel restaurant rue Modeste Leroy, de la cantine scolaire et de la cuisine centrale. Le maire Gérard Chéron l’avait déjà expliqué plus tard. « Le projet avance. Il faut voir, avec les services de l’Etat, sous quelle forme juridique nous allons mettre en place cette opération. Il faut commencer les démarches assez rapidement car il y aura un nouveau contrat de territoire. Je souhaite que le projet soit inclus dans ce nouveau contrat. L’AMO (Project Management Assistance) a réalisé différents scénarios, dont Breteuil, Verneuil et Rugles.

Comme rien ne vaut l’expérience d’autres collectivités, « nous sommes allés visiter ce qui se fait à Louviers, qui a une superficie totale de 500 m², car son système fonctionne très bien », explique Corinne Prudhomme, directrice générale des services.

Centre de secours des pompiers

Centre de secours des pompiers

En vrac, le problème du logement communal. « Nous avons un important portefeuille locatif d’une dizaine de logements répartis sur les trois communes. Nous avons engagé un studio d’architecture qui établissait des budgets maison par maison pour les réhabiliter en mettant l’accent sur l’isolation et l’efficacité énergétique.

Vidéosurveillance et défense incendie

Vidéosurveillance et défense incendie

Enfin, évoqué dans une précédente mairie, le centre de secours incendie de Breteuil a besoin d’être rénové. « Le permis a été accordé cet été, avoue Gérard Chéron, et un appel d’offres a été lancé. Nous sommes bien au-dessus de l’estimation, plus de 100 000 euros de plus ».

Vidéosurveillance. « Les choses sont très avancées, en collaboration avec la gendarmerie. Nous avons défini les points où nous mettrons des caméras, à Breteuil-sur-Iton, Cintray et La Guéroulde  ».

Déjà évoqué, « la mise en place de la vidéoprotection en ville, un dossier travaillé avec les services de gendarmerie, va être lancée avec plus d’une trentaine de caméras sur l’ensemble de la commune. Les emplacements seront bien définis et les phases en deux ou trois tronçons. Le coût total est de 200 000 euros (avec financement de l’Etat et du Département). »

Défense incendie. « Si on voulait se conformer à la réglementation, en respectant les distances, il faudrait investir 4 millions d’euros. Nous sommes en train de boucler la première tranche estimée à plus de 720 000 euros. Cependant, nous avons provisionné plus de 150 000 euros ».

Assurance des écoles. « Un travail a été fait sur les alarmes anti-intrusion et le PPMS (Plan Particulier de Sécurité). En octobre, les fenêtres de l’école primaire de Breteuil sont changées. On le fait chaque année. »

Féminisation des effectifs

Initialement, en décembre 2021, le coût des travaux était estimé à 363 930 euros HT. « Nous avons déjà la subvention de l’État, la DETR. Dans les discussions que nous avons eues avec le SDIS, la différence de coût sera supportée par le SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours).

Pour rappel, datant des années 1960, le Centre d’Incendie et de Secours (CIS) de Breteuil n’était plus adapté à son mode de fonctionnement actuel. Les travaux sont prévus pour 360 000 euros.

« Le SDIS envisage un agrandissement de 1 600 pieds carrés qui comprend la création d’un trois chambres au lieu d’une seule chambre mixte actuellement. En effet, le SDIS est soucieux de mieux répondre aux besoins de féminisation de ses effectifs (45% des effectifs sont des femmes), cause pour laquelle CIS Breteuil est en première ligne. »