Simon Mauvieux, publié le 29 septembre 2022

Difficulté administrative, manque de ressources, de temps ou d’information, les raisons pour lesquelles les étudiants ne se tournent pas vers un professionnel de la santé sont multiples. Cependant, chaque université offre des services de santé gratuits aux étudiants.

Troubles du sommeil, stress intense, mauvaise alimentation, insécurité… De nombreux facteurs affectent négativement la santé des étudiants. Si l’accès aux services de santé est important, une grande partie des étudiants sont néanmoins mal suivis, que ce soit par un médecin généraliste ou un psychologue.

En 2020, une étude de l’Observatoire de la vie étudiante montrait que 33 % des étudiants interrogés avaient renoncé au suivi médical faute de moyens. Et parmi eux, 30% présentaient également des signes de stress psychologique.

Les services de santé universitaire, porte d’entrée vers le suivi médical

Peu connu des étudiants, le SSU (Services Universitaires de Santé) est pourtant en mesure de répondre à tous ces besoins gratuitement et sans frais initiaux. « Le problème, c’est que les étudiants ne mettent pas le temps ensemble et ne connaissent pas nos services », explique Nicolas Landry (37 ans), responsable administratif du SSU à l’université de Tours, qui regrette le manque de clarté des informations fournies aux étudiants. services de santé.

Implantées dans la plupart des universités (il en existe 60 en France), les SSU sont la porte d’entrée des étudiants vers le système de santé. Les services sont nombreux et adaptés à leurs besoins : rendez-vous chez le médecin généraliste, vaccinations, examens médicaux, gynécologie, prescriptions contraceptives, dépistage et diagnostic des MST ou traitement des addictions.

Les étudiants en situation de handicap peuvent également y trouver des solutions d’accompagnement. Les consultations sont gratuites et ouvertes à tous les étudiants. « Il est très important que les étudiants appellent le secrétariat du service de santé de leur université, puis ils seront référés à d’autres spécialistes si nécessaire. Les secrétariats connaissent très bien les demandes des étudiants », conseille Nicolas Landry.

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Alors que les files d’attente peuvent parfois retarder les rendez-vous médicaux, les infirmières sont toujours disponibles en cas d’urgence sans rendez-vous. Notez que certains SSU n’ont que des services préventifs, par exemple les médecins ne peuvent pas rédiger d’ordonnances. C’est le cas du SSU (30) de l’Université de Nîmes, qui peut orienter les étudiants vers des médecins généralistes ou des téléconsultations hors campus.

Prendre soin de sa santé mentale et psychologique

La crise du Covid a exacerbé de nombreux problèmes psychologiques chez les étudiants. Si vous ressentez le besoin de consulter un psychologue, le service de santé universitaire de votre université est le premier point de contact.

Certains ont des psychologues et des psychiatres qui organisent plusieurs séances en fonction de vos besoins. Encore une fois, tout est gratuit. S’il n’y a pas de psychologues dans votre SSU, « des infirmières peuvent recevoir des étudiants sans rendez-vous. Ensuite, elles peuvent vous référer à un service spécialisé », explique Nicolas Landry.

Une autre solution est de contacter le BAPU (Bureau d’Assistance Psychologique Universitaire) qui s’adresse à tous les étudiants. Encore une fois, les séances sont remboursées et gratuites.

Enfin, depuis la crise sanitaire, la structure « Etudiant Psych » permet de réaliser huit séances gratuites avec un psychologue apparenté. Il y a des références à des psychologues partenaires sur ce site.

Au SSU ou au BAPU, il ne vous sera pas demandé d’ordonnance médicale pour un suivi psychologique.

En revanche, une prescription médicale est requise pour une première admission dans le cadre du programme « Étudiant psy ». Si vous choisissez cette option, votre médecin SSU pourra peut-être vous la fournir.