Publié

hier à 16:57, Mis à jour hier à 7:41

Transformés en soupes ou en ragoûts, les brocolis et leurs cousins ​​verts ravissent nos papilles mais pas toujours nos tripes. Revue de trucs et astuces pour mettre tout le monde d’accord.

En vidéo, sept aliments insoupçonnés qui peuvent faire gonfler le ventre

Abus de fermentation

L’automne marque la haute saison pour les carottes, les courges, les endives, les pommes de terre, les champignons, mais aussi les poireaux, les choux, les brocolis et le céleri. Ces dernières variétés ont plusieurs points communs. Sur le stand primeur, on remarque leurs nuances vertes. En cuisine, leur odeur puissante ne passe pas non plus inaperçue. Et puis il faut se rendre à l’évidence : bien qu’elles soient délicieuses en soupe ou poêlées, leur dégustation s’accompagne souvent d’inconfort digestif. Deux experts en nutrition vous expliquent pourquoi et surtout comment prendre soin de nos intestins.

Le ventre gonfle comme un ballon après une fondue de poireaux, généralement dû à la transformation du légume lors de la digestion. Tout comme ses congénères de la famille des alliums (ail, asperge, oignon), il contient des fibres dites fermentescibles, très lourdes, qui – comme leur nom l’indique – vont fermenter davantage au contact des bactéries de notre microbiote et ainsi provoquer des gonflements , intestin. bruits, gaz et éructations, nous apprend l’infirmière Faïza Bossy.

A lire aussiLe psyllium, cet allié pour stopper les gênes et douleurs d’estomac

D’autres variétés comme la venaison, le céleri ou le chou, le brocoli et autres crucifères, concentrent une quantité moindre de ces fibres. En revanche, elles contiennent majoritairement des molécules soufrées, qui provoquent leur odeur désagréable à la cuisson et provoquent les mêmes troubles digestifs que les fibres fermentescibles.

Blanchir ses légumes

Enfin, comme le rappelle la nutritionniste, chacun a sa tolérance et sa sensibilité à chaque type de légume, déterminées par l’état de son microbiote et son état de santé général.

Rassurez-vous les intestins fragiles, il existe une solution efficace et séculaire pour continuer à mettre du vert au menu sans trop de dégâts : blanchir les légumes. Concrètement, cette technique consiste à les précuire en les plongeant quelques minutes dans de l’eau bouillante. Grâce à ce geste, le légume sera ramolli et ses fibres dégradées. « L’acidité d’un jus de citron ou d’une cuillerée de vinaigre ajouté à l’eau va encore plus les décomposer », suggère la diététicienne nutritionniste Stéphanie Dufant. Autre alternative, la cuisson au four pour « accélérer la pré-cuisson et éliminer par la même occasion les molécules soufrées odorantes », suggère Faïza Bossy.

À Lire  Fécondation médicalement assistée : 4 conseils pour sauver votre couple

Varier les préparations

A lire aussi « Happy hormone » : où trouver le tryptophane, l’acide aminé qui soigne l’humeur et la digestion ?

En vidéo, pour avoir un cerveau en bonne santé, voici le régime alimentaire à suivre

Une fois le légume blanchi, il est possible de poursuivre sa cuisson à l’eau, à la vapeur, à la poêle ou encore de le servir en trempette à l’apéritif. Une bonne mastication va alors aider à la pré-digestion des aliments, confirment les deux spécialistes. « En cas de forte sensibilité intestinale, il peut être judicieux de mélanger la préparation pour décomposer davantage les fibres, dans une soupe, un jus ou un smoothie », conseille Stéphanie Dufant.

Lisez aussi Sept erreurs à éviter pour un smoothie sain réussi

Un chou vaut mieux que deux

La nutritionniste rassure aussi ; nous ne sommes pas condamnés à ingérer ces satanés légumes pailles. Selon elle, en dehors d’une pathologie avérée, il est tout à fait possible d’inverser la tendance et d’éliminer cette sensibilité. « Tout est question d’entraînement : on commence à préparer une soupe très onctueuse, puis progressivement d’un repas à l’autre on passe à la purée, pour finir, au fil des semaines, en tendant vers une texture contenant de plus en plus de morceaux solides », explique Stéphanie Dufant

Autre technique proposée par la diététicienne nutritionniste : diminuer les quantités dans l’assiette de ce légume mal toléré. « Si vous supportez moins bien le chou-fleur, ne mangez pas un gratin entier mais associez-le plutôt à d’autres variétés plus digestes, comme les pommes de terre, et accompagnez le tout avec du poisson, par exemple », suggère Stéphanie Duphant. « Dans la même logique, on évitera aussi de les mélanger avec des œufs ou d’autres aliments riches en composés soufrés », poursuit le Dr Faïza Bossy.