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[LA RENCONTRE D’ONFR+]

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Temps de lecture : 8 minutes

Toronto – Kelly Burke, commissaire aux services en français et avocate professionnelle, possède une connaissance approfondie des droits, obligations et responsabilités en vertu de la Loi sur les services en français. Début décembre, dans son rapport annuel, il appelait la province à renforcer son « engagement solide » envers ces services. Kelly Burke surveillera les plans du gouvernement.

« Vous avez commencé comme enseignant. Comment passe-t-on du métier d’enseignant à celui de médiateur ?

En fait, j’étudiais pour devenir enseignant. J’ai donc enseigné dans des écoles d’immersion française. D’abord à Cornwall, puis à Sarnia.

De plus, Sarnia est la 27e région désignée sous les services en français et j’ai participé au récent lever du drapeau. Pour moi, c’est très important car il y a 30 ans, c’est là que mon travail a commencé. Il n’y avait que quelques professeurs avec peu de choses, pour dispenser nos cours, je m’en souviens bien (rires). C’est le bon moment d’être de retour là-bas, après 30 ans.

Qu’est-ce qui a inspiré les emplois que vous avez trouvés ?

J’ai grandi dans la francophonie et j’ai vu en moi l’amour de notre culture et de notre langue. Je viens d’une grande famille francophone de l’Est de l’Ontario.

J’ai fait mes études primaires et secondaires à Cornwall et j’ai étudié le français à Kingston, puis j’ai enseigné dans le but de partager mes connaissances et mon héritage de la culture francophone. Ensuite, j’ai étudié le droit. En tant qu’avocat, j’ai travaillé en droit du travail. J’ai été contacté pour dire que je serais un bon candidat pour les Affaires francophones et pour la protection des droits linguistiques. C’est aussi un plaisir que j’exprime. C’est la dernière chose qui m’a fait aller aux Affaires francophones de la province.

Comment votre expérience avec le ministère de la Francophonie de l’Ontario se comparera-t-elle?

Ce fut une bonne expérience, surtout l’appui de certains ministres qui détenaient le portefeuille de la Francophonie et sous deux gouvernements différents : les gouvernements libéral et conservateur. J’influençais l’administration des droits linguistiques à cette époque.

Avez-vous légiféré sur les questions de droits linguistiques en tant qu’avocat?

En tant que juge et membre de l’AJEFO, oui, dans le domaine judiciaire. En tant que membre du conseil d’administration, mais aussi en tant que membre, j’ai influencé la gestion du Barreau de l’Ontario concernant ses services en France. Dans cette situation, j’ai poussé le barreau à la nécessité de travailler dans les deux langues officielles du pays.

Le simple fait de pouvoir travailler comme avocat en France et plaider en France devant la Cour en fait partie. J’ai été appelé à prendre des dossiers et à passer devant le district en raison de mes compétences linguistiques. Nous sommes venus de loin. (rire)

En tant que sous-ministre adjoint au ministère des Affaires francophones (MAFO), quel est votre rôle dans la construction du monument de la Francophonie à Queen’s Park ?

J’ai eu un rôle de soutien pour le gouvernement, en particulier dans la région. Nous avons réfléchi à l’endroit où nous placerions ce monument dans l’enceinte de Queen’s Park et à la façon dont il serait entretenu, dans un rôle particulier. Le monument provient d’un plan créé par le ministère des Affaires francophones.

Le monument est le symbole de la célébration des 400 ans de la Francophonie dans la province de l’Ontario et donc nous savions que nous avions besoin d’un symbole de tout ce que nous avons accompli.

Avant la construction de ce monument, nous avons mis sur pied un comité d’experts en histoire franco-ontarienne, et l’AFO a également joué un rôle. Un comité a été nommé pour mettre en œuvre cette décision. Beaucoup de choses se sont passées pour ce 400e dans le plan.

En tant que sous-ministre adjoint à la MAFO puis aux Collèges et Universités, les défis étaient-ils différents ?

La lourde charge de travail du sous-ministre adjoint et les deux responsabilités que j’avais, non seulement aux Collèges et Universités, mais aussi aux Affaires francophones. Ce qui s’est passé pendant mon temps dans les deux ministères a été remarquable et gratifiant.

Les défis sont différents, mais dans les deux cas, mon travail est d’améliorer l’éducation et l’excellence dans un ministère et dans l’autre de réorganiser le ministère des Affaires francophones.

Dans les collèges et universités, je devais aussi m’assurer que le département avait des services en français, similaires à ce qui était offert en anglais.

Comment vous êtes-vous retrouvé au Bureau du Médiateur pendant la crise de 2018-2019 ?

J’ai réalisé un grand défi devant moi. J’y ai également vu une opportunité de corriger les dossiers liés à la protection du patrimoine culturel. Il y avait du travail avec ce changement culturel. Maintenant, le commissaire fait partie du groupe qui rend compte au médiateur et il est vrai que cette situation est différente de l’ancien poste, mais j’ai vu ce qui était possible, je suis resté optimiste. . L’objectif est le même : améliorer les services en France en province.

Et ça ne vous a pas fait peur ?

Je connais bien les droits linguistiques et je travaille dans ce domaine depuis longtemps, je connais le travail du gouvernement, j’ai aussi travaillé dans l’appareil gouvernemental. Ma double compétence a développé la meilleure façon d’obtenir des résultats dans mon objectif.

Bienheureux François Boileau, après ce changement, qu’allez-vous arrêter ?

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De toute évidence, il a fait du bon travail et j’ai été inspiré par son expérience. Malgré les changements, je devais continuer son travail. Je devais montrer que j’étais aussi attaché que lui à l’objectif de Quatre. Je suis aussi motivé aujourd’hui qu’il y a trois ans. Nous avons fait du vélo pour arriver ici, mais aujourd’hui, je peux témoigner de notre succès. Je crois que nous avons un certain succès.

La résilience est la mesure à retenir. Au début, je savais que les travaux ne pourraient pas être terminés complètement, mais nous n’avons pas baissé les bras. Je suis également inspiré par les expériences des personnes qui m’ont précédé dans la province et à travers le pays, dont M. Boileau, Mme. d’Entremont au Nouveau-Brunswick, Mme. MacLean, commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, M. Théberge ou Mme. Adams dans le fédéralisme.

Et dans ce rôle de manager, que demande-t-on au quotidien ?

Il faut continuer à pousser pour des résultats pour envoyer un message au gouvernement et lui rappeler qu’il y a des droits à la langue à respecter. Nous sommes soutenus par la Loi et visons à protéger le patrimoine culturel pour les générations futures.

Passer d’un fonctionnaire dans l’ombre à un commissaire dans la lumière, comment fait-on cette transition ?

Je décris cette situation comme un privilège. Ce n’était pas comme je l’avais prévu il y a trente ans, mais c’était quand même amusant. Influencer les jeunes en tant qu’enseignant et ouvrir la voie à la réflexion à travers des lentilles bilingues et la langue française.

L’influence que j’utilise et les conseils que nous donnons continueront d’avoir un effet positif, je l’espère.

Oui, on parle de vous comme d’un agent de changement positif, qu’en dites-vous ?

C’est un agent de changement positif (rires). Je crois que c’est une personne qui garde espoir pour l’avenir. Alors, je crois aux générations, celle qui nous précède, mais aussi celle dans laquelle je me retrouve et celle qui nous suit. Je pense à la relève francophone, ils sont différents, ils me font plaisir.

Notre francophonie s’améliore, alors quand on parle d’agent de changement, il faut s’améliorer et je crois que c’est le rôle que je suis appelé à jouer. L’intégration de cette francophonie grandit, elle s’épanouit, elle est en marche. J’accepte cette francophonie qui m’est chère et je suis heureux de contribuer à son développement.

Peux-tu nous dire quelque chose sur toi que la communauté franco-ontarienne ne sait pas ?

Bon, tout le monde sait que je suis actif (rires), je suis une personne qui aime les défis, malgré des moments difficiles. Je pense que c’est mon attitude indubitable d’être proactif, même si je sais qu’il faut parfois faire quelques pas en arrière pour progresser.

Sinon, je patiente (rires).

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui veulent s’investir dans la francophonie ?

Je le dis souvent à mon équipe, mais dans la Francophonie rien ne se fait seul. Travaillez ensemble et combinez plusieurs visions pour mener à la réussite, que nous pouvons tous partager. Nous avons besoin de transparence et d’ouverture. C’est la formule pour gagner (rires).

Savez-vous que le gouvernement suit suffisamment de recommandations?

Ce qui est intéressant à propos des recommandations en suspens, c’est que la plupart d’entre elles découlent de l’une des recommandations précédentes. Le jour où il a été résolu, c’était de déposer un rapport annuel sous l’égide du ministère des Affaires francophones. Avec cette application actuelle et l’intégration de la boussole linguistique, nous espérons voir d’autres utilisations.

Il est pertinent de noter que le 6 décembre, la ministre Mulroney a adopté un nouveau règlement qui établit le concept d’une offre solide. C’est une réponse à beaucoup de mes suggestions.

Nous suivons les progrès, je le fais régulièrement avec le gouvernement et nous vérifions la mise en œuvre des plans.

La réglementation des offres actives devant entrer en vigueur le 1er avril 2023, votre recommandation pour le règlement 398/93 qui répertorie les organismes particuliers de langue française devrait être modernisée avant septembre 2023. Nous sommes confrontés à un besoin urgent de moderniser la loi 398/ 93, sinon comment appliquer la régulation des offres fortes à une liste ancienne ?

Il y a encore des organismes qui sont sur la liste, et ces personnes pourront utiliser rapidement les nouvelles règles sur les offres actives et planifier leurs services. Mais en fait, lorsque la liste sera mise à jour, les organismes, agences et autres groupes qui n’y figurent pas pourront élaborer un plan.

LES DATES-CLÉS DE KELLY BURKE :

J’espère que le ministère mettra bientôt à jour le règlement 398/93. Deux actions identiques n’affecteront pas les objectifs.

Quelle est la mesure pour s’assurer que les ministères mettent en œuvre vos recommandations?

Les ministres doivent être responsables de la qualité des services en plus de la responsabilité d’offrir le service. Maintenant, je demande à ces ministères de préparer des plans pour moi afin que je puisse offrir le service. J’offre la boussole qui nous permet de nous mesurer et chaque année, le ministre des Affaires francophones fait un bilan et un bilan de la santé des langues dans chaque département. »

1996 : Admis au barreau

2014 : A reçu le prix Excelsior pour son rôle au sein du ministère du Procureur général. Développer une culture du transport au sein du ministère.

2015 : Participez à la célébration de 400 ans d’expérience francophone en Ontario.