Ils sont de plus en plus nombreux dans le Bassin. Les personnes âgées de plus de 75 ans doubleront d’ici 2050, comme l’a souligné Sabine Brandes, directrice de l’agence économique BA2E. Les personnes âgées encore plus présentes à Arcachon, comme l’a rappelé le maire Yves Foulon. Ainsi, la municipalité en a fait sa politique prioritaire depuis 20 ans. Elle repose tout d’abord sur l’idée de prévention « pour éviter la dépendance et proposer des réponses pour ne pas être malade, pour garantir bien-être et autonomie ».

Les prestations sont multiples. Ils ont été détaillés par Yves Foulon, ainsi que la toute nouvelle Mutuelle Municipale gérée par la Mutuelle Familiale, dont la gérante Corinne Fimat a précisé les actions de prévention. Arcachon propose également une téléassistance gratuite, Arcachon santé, qui permet d’avoir des médecins à domicile la nuit ou en vacances, un pack domotique pour détecter les chutes, etc.

« Manque de bras »

Le centre hospitalier d’Arcachon, représenté par son directeur adjoint Vincent Tortes Saint-Jammes, s’est très vite adapté à cette population vieillissante en proposant par exemple un programme d’activité physique encadrée, des ateliers collectifs sur la prévention des chutes, etc. « Plus longtemps nous évitons l’hospitalisation, mieux c’est », dit-il. Un hôpital qui a aussi renforcé son service de gériatrie au fil des années et qui dans quatre ans construira une nouvelle résidence pour personnes âgées en remplacement de l’actuelle. Romain Dostes, vice-président chargé de la politique départementale des personnes âgées, vise également à retarder la dépendance et détaille quelques actions, autour de la culture et des loisirs, ou encore l’accueil d’un étudiant par une personne âgée dans son logement.

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Ensuite, trois sociétés de services ont présenté leurs services. Et ils sont tous submergés de demandes. Leur principal problème est le personnel. Bruno Leclercq de Petit fils, qui s’occupe de la perte d’autonomie à domicile, explique par exemple comment il essaie « d’enrichir le travail des soignants ». Olivier Darrau d’Axeo Services confirme : « nous ne pouvons pas répondre à la demande car nous n’avons pas les armes ». Fabrine Honoré, représentante de l’Adhap, souligne que « malgré les primes instaurées, il est difficile d’embaucher ».

Romain Dostes précise que le Département a été « un incitatif dans le salaire de ces professions auprès des acteurs associatifs et publics ». Pour Yves Foulon, « c’est un problème plus global d’emploi en France. La ville d’Arcachon prend en charge 50% des transports en commun, nous faisons aussi du co-living et l’an prochain 300 logements sociaux seront livrés », précise-t-il cependant.