Banques et assurances aiguisent leurs arguments en vue de leur réunion de Bercy sur le pouvoir d'achat domestique

La banque en ligne de Boursorama, filiale de Société Générale, le confirme : ses clients perçoivent environ un milliard d’euros de pouvoir d’achat par an, grâce à son « format « petits frais ». C’est l’équivalent, selon la publicité interne, de 122 litres d’essence par client et par an ! De son côté, la Maif assurance continue de vanter son comportement responsable en privilégiant une économie circulaire pour les pièces automobiles. C’est bon pour la planète mais aussi pour le portefeuille des assurés.

Ces campagnes saisonnières peuvent donner une idée au ministre de l’Economie Bruno Le Maire qui s’apprête à recevoir, à Bercy, des représentants des banques (13 septembre) et des assureurs (19 septembre) pour parler du pouvoir d’achat et des frais de modération. . Cependant, le salon est petit.

D’abord parce que la concurrence est pleinement opérationnelle en France et que les frais bancaires ou d’assurance sont relativement moins élevés que dans les autres régions européennes. C’est du moins ce que les experts ne cessent de répéter. Désormais, comme il est difficile pour l’ordre professionnel de s’engager solidairement en matière d’honoraires, la loi de la concurrence s’impose.

Inflation des coûts

Inflation des coûts

« On ne parle pas de frais et charges, on parle de coûts », chuchote l’assureur. Et à cet égard, le projet de loi s’annonce salé pour les assureurs. Florence Lustman, présidente de France Assureurs, lors d’une conférence de presse, a déclaré : « 2022 ne sera pas une année de profits très élevés mais ce sera une année de nombreuses demandes. Fin juillet, les sinistres liés aux intempéries étaient estimés à 4,3 milliards d’euros (hors effet de la sécheresse) – contre une moyenne de 3,5 milliards en un an sur les cinq dernières années – et le budget pourrait augmenter dans les prochains mois donnés. prévision pessimiste des météorologues pour l’automne. Ces objets chers seront sans aucun doute posés sur la table de Bercy.

Mais le travail attend surtout le retour de ses propositions, formulées en juillet dernier après le dernier meeting à Bercy le 23 juin. Ils touchent principalement l’assurance automobile et sont liés à des mesures à moyen et long terme comme la promotion de l’économie circulaire et le recyclage des pièces afin d’éviter une forte augmentation du prix des charges, ou des efforts de simplification, comme la suppression des la vignette d’assurance automobile. Dans une inscription plus rapide, les assureurs proposent de créer une prime de 100 euros avec les contrats auto des jeunes conducteurs au chômage. Le chèque pourrait profiter à des centaines de milliers de jeunes (et du coup lutter contre l’épidémie de conduite sans assurance).

Modération ou gel des tarifs

Côté bancaire, le langage est bien rodé. La concurrence se poursuit, comme en témoigne la légère hausse des taux bancaires et le secteur n’aura pas de mal à mettre en évidence l’augmentation du coût de leur salaire et de la charge de risque. La hausse des tarifs réglementés au 1er août – qui se traduit par une charge sur les comptes bancaires – contribue également, selon les travaux, à la contribution du secteur au pouvoir d’achat. Cela représente « un pouvoir d’achat supplémentaire de 8,1 milliards d’euros pour les Français », tous comptes d’épargne confondus, selon la Fédération bancaire française (FBF). Les banques mettent également l’accent sur les « offres spéciales pour les personnes vulnérables » (OCF, le premier service bancaire) comme protection contre l’exclusion financière. Le Crédit Mutuel a récemment réduit le prix de cette offre à un euro par mois.

Mais les banques seront-elles prêtes à suivre ? Certains parlent même de la suspension des frais bancaires. « L’idée a fait son chemin », a déclaré l’observateur. D’autant plus que les banques ont su faire preuve d’une modération accrue l’an dernier. D’autres méthodes peuvent être envisagées, comme l’évolution des taux d’événements bancaires, taux encore élevés en France, « vrai dieu » selon certains, et dont le nombre est tenu secret. Le législateur a demandé ces frais pour la clientèle restreinte, dont l’identité est laissée à l’appréciation des banques. Il est clair qu’il y a toujours moyen de contourner ce plafond pour les familles vulnérables qui n’entrent pas dans les critères de revenu généralement acceptés.

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Les frais d’incidents bancaires en ligne de mire

Les frais d'incidents bancaires en ligne de mire

Une nouvelle loi sur le pouvoir d’achat votée cet été oblige également les banques à couvrir le coût des transactions multiples (plusieurs refus d’une même demande de prélèvement). Enfin, les tarifs des manifestations sont généralement fixés par le code monétaire et monétaire (20 euros). « Force est de constater qu’il n’y a pas de concurrence dans le coût des événements payants », regrette Daniel Labaronne, député de la majorité, membre de la commission des finances.

Nul doute que d’autres questions connexes seront abordées, comme le taux de dépréciation des prêts hypothécaires, qui n’évolue pas au même rythme que la hausse des taux d’intérêt. Ce dernier doit être mis à jour au 1er octobre, selon la méthode de calcul établie par la loi (la moyenne des taux des trois derniers mois majorée d’un tiers) mais qui n’a pas pu être utilisée dans le courrier de la Banque de France, en raison de rareté. de pouvoir augmenter tous les taux du marché au fil du temps. C’est pourquoi de fortes demandes, notamment de la part des courtiers hypothécaires, rendent ce formulaire flexible, du moins en période de taux d’intérêt élevés.

Une question difficile pour Bercy car ce taux d’usure réduit, d’une part, la hausse des prix de l’immobilier (et donc préserve le pouvoir d’achat) mais, d’autre part, il n’inclut pas le montant qu’un nombre croissant de ménages emprunte au crédit immobilier ( 40 % de refus cet été selon le courtier). Autre question cruciale, récemment présentée par la Commission des comptes : la stabilité des avantages perçus pour les plans d’épargne logement (PEL) pris avant 2011. Un grand livre pour ceux qui ont le bonheur mais un fardeau financier pour les banques et les caisses publiques. Les banques sont prêtes à manifester, et les pouvoirs publics, avec un outil qui permet de réduire les bénéfices des taux de l’ancien PEL, et les partenaires de ses propriétaires. Cependant, le temps ne semble pas très bon sur cette photo. Les sujets sur la table sont assez nombreux.

« En ces temps difficiles, il est de l’intérêt des acteurs, des banques, des assurances, mais aussi du pouvoir, de faire des efforts dans le cadre d’accords de marché au lieu d’imposer des mesures réglementaires ou légales, qui risquent de ne pas être productives », a-t-il déclaré. Daniel Labaronne. Faute de majorité claire à l’Assemblée nationale, la question du pouvoir d’achat reste une question qui peut couler trop vite.

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