C’est à l’aérodrome de Luchon que les plus audacieux ont rendez-vous avec Freddy Sutra, moniteur de parapente. Mais c’est à quelques minutes, à Superbagnères et à 1800 mètres d’altitude que tout commence. Cette année, le moniteur a dû s’adapter. « D’habitude, on monte en télécabine mais c’est encore en chantier. Alors on prend la route », explique-t-il. Dans la voiture, Freddy présente son travail avec passion : « Cela fait maintenant 34 ans que je vole. Mon premier vol a été le 10 août 1988 dans la vallée du Louron, je m’en souviens encore bien. Quand je suis revenu à Luchon, j’ai vu un avion un gars vendait un parapente d’occasion, je l’ai acheté, je veux voler. J’ai continué à m’entraîner après ça. Au début je volais pourtant. Après avoir passé le brevet du gouvernement, il est devenu moniteur de parapente spécialisé dans le vol en biplace, avec une idée en tête : voler le plus possible. Parce que sa passion se passe dans les airs, avec le parapente mais aussi avec un planeur, un hélicoptère et un avion. « Le plus important pour moi, c’est d’être dans un avion. . Je fais ça toute l’année, la vie est belle », confie-t-il.

Arrivé à Superbagnères, il prépare le matériel et nous équipe. Une grande quantité de toile est attachée à la corde avec des lignes solides que Freddy examine attentivement. Quelques consignes de décollage s’imposent : « on va s’incliner et s’enfuir ». Dès que le compte à rebours commence, la voile se lève et nous pousse dans les airs. Pieds nus, l’avion peut décoller. Le temps s’arrête et la sensation d’être un oiseau prend le dessus. « Bienvenue dans mon paradis » commença joyeusement Freddy. Le moniteur joue avec les manettes pour gagner en hauteur et en vitesse. Pour ce faire, il tourne en rond afin qu’il pénètre dans les passages d’air. A quelques mètres de là, des vautours profitent également des vagues de vent pour s’envoler. Freddy les suit dans les vagues dans son parapente. « Il est important d’être attentif et de sentir le vent pour être soulevé et se laisser porter », explique le moniteur. Il est clair qu’il dépend de la météo pour pratiquer son travail. « On joue vraiment avec l’élément donc parfois il faut annuler : s’il y a des nuages ​​devant le départ par exemple, parce qu’on ne peut pas passer, on est sous le plan de vision. Au sud ici dans les Pyrénées, il y a danger. Le vent vient du côté espagnol et plonge du côté français avec de fortes rafales et des tonneaux de sorte qu’on ne peut pas y voler car il devient turbulent. quand on vole. le vent ou les nuages ​​peuvent nous avaler » explique Freddy avant d’ajouter « mais parfois on peut prendre plaisir à voler quand les conditions sont réunies comme aujourd’hui ».

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La vallée de Luchon à plus de mille mètres du sol

Un parapente survole la vallée de Lukone, ses montagnes et ses édifices. Freddy parle de cette vallée et de ces sommets qu’il connaît bien. Originaire de Luchon, il a vu les changements depuis 34 ans. En traversant les pinèdes, il sourit « J’ai vu les arbres pousser et la nature changer avec le temps. Au fur et à mesure que les avions continuent, j’ai appris sur l’environnement qui nous entoure « . Depuis les airs, on aperçoit au loin les sommets de l’Espagne, perdus dans les nuages. Sans s’en rendre compte, le parapente vole à une vitesse de 45 km/h, mais la sensation de voler et d’être porté par le vent prend le dessus. Cependant, Freddy contrôle le parapente en détectant le va-et-vient des vagues de vent. « Le pilotage est basé sur la conscience et l’attitude » explique-t-il.

Pour ceux qui hésitent à plonger, nous assure Freddy, le parapente n’est pas dangereux : « il y a toujours cette idée inattendue que c’est une activité dangereuse, mais il faut bien comprendre que les accidents d’avion sont causés par des erreurs humaines ». très bien et quand il s’agit de marchandises, il est très résistant et fiable ».

Après une heure de vol que l’on ne voit pas passer, il est temps de repartir. Ça se passe toujours sur la piste. Avant cela, Freddy décide de devenir son copilote et d’abandonner son contrôle. « Tirez le joystick droit en vous penchant vers la droite », le parapente s’incline alors immédiatement sur le côté. Nous répétons l’action à gauche, puis à nouveau à droite. Enfin, il semble facile de piloter un parapente ! Freddy prend les manettes pour guider le parapente vers la piste d’atterrissage. Doucement, les pieds reposent sur le sol. Des sentiments que nous avions presque oubliés.

Au bout de quelques minutes, Freddy plie la grand-voile du parapente et range ses affaires. Un autre passager l’attend pour vivre la sensation unique du parapente. Après avoir eu le temps de faire une petite pause, il revient à Superbagnères pour un nouveau vol. Après tout, ce qu’il aime, c’est « être dans l’esprit ».

Pour en savoir plus : www.parapente-luchon.com/