Nicolas, 39 ans et habitant de Nancy, s’est débarrassé de sa calvitie grâce à six greffes de cheveux réalisées en Turquie et en Belgique. Il nous raconte son parcours.

« Crâne rasé, c’est pour jugement politique ou tu es malade ? » C’est le jugement qui a troublé les sentiments de Nicolas Boulez, un habitant de Nancy (Meurthe-et-Moselle), alors âgé de 24 ans. sa vie.

Aujourd’hui, à 39 ans, il a subi six greffes de cheveux, tracé un trait sous son crâne chauve et est à la tête d’une importante conférence internationale sur cette question. Nicolas nous raconte son parcours.

« C’était carrément tabou à l’époque »

Tout a commencé en 2007. A cette époque, ce jeune homme souffrait de calvitie. Il enfile méthodiquement ses chapeaux pour sortir de chez lui. Mais quand il ne peut pas, par exemple lors d’un entretien d’embauche, il choisit une solution extrême : se raser complètement la tête.

Mais ce jour-là, l’employé a remarqué que le jeune homme s’était rasé la tête et l’a interrogé, n’aimant pas le fait. Maintenant, c’était tout le monde en Nicolas qui tombait. Il n’a pas trouvé de travail et s’est lassé de cette déclaration.

Il se souvient : « Pour la semaine prochaine, c’est tout ce à quoi je pouvais penser. Au début, il est resté à la maison, déterminé à lutter contre sa calvitie. Mais… Nicolas ne connaît rien aux implants capillaires.

A cette époque, la greffe de cheveux était très difficile. Je connaissais des gens célèbres qui l’avaient fait, comme Michel Fugain.

Jusqu’à 12 000 € pour une greffe en Belgique 

Mais pour Nicolas, pas question de perdre sa mutation en tant que chanteur célèbre. Ensuite, commencez beaucoup de recherches en ligne. Il enquête sur tout à ce sujet. « En fait, je voulais le faire en France mais ce n’était pas bon, les résultats n’avaient pas l’air naturels », dit-il.

Puis il rejoint les meilleurs experts en Europe, notamment en Belgique. Mais les prix étaient hors de son budget, entre 10 000 et 12 000 euros pour une greffe.

Les médecins, qu’il consulte même, lui conseillent de prendre du Finastéride, un médicament qui était à l’origine utilisé pour la prostate mais qui semble être plus efficace pour lutter contre la calvitie. Le problème : le médicament provoque une perte importante de libido chez le jeune homme. Aujourd’hui, il a arrêté d’utiliser ce traitement :

Je ne veux pas sacrifier ma libido pour récupérer mes cheveux, c’est un mauvais équilibre.

Direction la Turquie, 4 000 euros la greffe

En 2007, les médecins sont également catégoriques avec Nicolas : greffer une personne ne suffira pas. Il était très jeune, ses cheveux étaient très beaux, et sa tête chauve, qui était très pleine, n’avait pas encore poussé.

À l’époque, il approchait de la fin de l’échelle Hamilton-Norwood, une méthode de mesure de la progression de la perte de cheveux chez les hommes.

Il a donc fini par se tourner vers la Turquie, un pays devenu expert dans ce domaine. Là-bas, les prix sont plus raisonnables, et Nicolas peut arranger sa première greffe pour environ 4 000 euros. Le montant qu’il est capable de payer avec l’aide de ses parents.

En 2007, six mois seulement après la déclaration dévastatrice de l’employeur, Nicolas se retrouve à Istanbul. Il reste à la clinique pendant quatre jours. Une longue opération, de 20h à 18h, sous anesthésie locale. « Ce n’est pas agréable mais ça ne fait pas mal. C’est très supportable », assure Nicolas.

Des greffes de cheveux qui s’enchaînent 

Sa première greffe s’est avérée une valeur sûre et le jeune homme a retrouvé ses cheveux et sa confiance. Mais il veut poursuivre sa métamorphose.

En 2009, deux ans après sa première greffe, Nicolas se rend en Belgique pour une deuxième opération. Cette fois, l’objectif est de travailler sur votre première ligne : « C’est le premier domaine auquel vous faites attention. Il faut une certaine habileté pour réussir à déplacer les greffons. »

Heureusement, c’est aussi l’année où il fonde un forum de discussion sur la calvitie et la greffe de cheveux. Vous pouvez donc bénéficier d’une réduction. Au lieu de payer 10 000 euros, son opération lui a coûté 2 500 euros. Rebelote en 2011, en Turquie, où il réalise sa troisième intervention chirurgicale pour un coût de 3 500 euros.

À Lire  Libido et impuissance : pas d'érection, pas de désir ?

Je pensais en avoir fini mais à chaque fois on se dit que si on peut en rajouter… On en rajoute.

Ainsi, en 2014, il a procédé à sa quatrième greffe, en Turquie. Aussi, grâce à sa rencontre, Nicolas communique gratuitement avec l’exploitation, il n’a payé que ses billets d’avion.

En 2019, il ne paie également le voyage que pour le cinquième transfert, en Belgique. Enfin, pour son sixième et dernier transfert à ce jour, en 2022, Nicolas est parti en Turquie. Encore une fois, il n’a payé que le voyage.

Au total, Nicolas aura déboursé un peu plus de 10 000 euros pour six greffes, un prix qui défie toute concurrence. Sans son forum et l’aide de ses parents, il n’aurait pas pu financer tout ce processus.

Des poils de barbe et de torse comme cheveux 

A partir de sa troisième greffe, le problème complique encore plus le travail des médecins : Nicolas est à court de greffons, ces cheveux fonctionnels à l’arrière du crâne. Il fallait donc changer de méthode.

Jusque-là, Nicolas avait utilisé la méthode dite du « stripping », où les cheveux de l’arrière du cuir chevelu étaient prélevés et placés sur le dessus de son crâne. Mais comme il perdait ses cheveux, il a fini par choisir une procédure appelée FUE (Follicular Unit Extraction).

Cette fois, au lieu d’enlever tous les poils, les médecins enlèvent les poils un par un avant de les réimplanter. Lorsque Nicolas n’a pas assez de cheveux pour les greffes, les médecins prélèvent des poils sur sa barbe et sa poitrine. Il rit : « C’est bien de savoir que j’ai un espace de stockage.

« Maintenant, je peux sortir sans casquette »

Et quand on demande à Nicolas s’il en a fini avec la greffe de cheveux aujourd’hui, il répond que rien n’est sûr. « Ça dépend des résultats que j’aurai. « Je n’ai que 40 ans et cela peut encore changer, vous ne pouvez pas prédire ce qui va se passer », a-t-il déclaré.

Pour l’instant, il se dit satisfait du changement :

Maintenant je peux sortir sans casquette, ce n’est plus compliqué pour moi. Ça change tout, avant j’étais toujours enfermé chez moi.

Aujourd’hui, cet homme a fait son travail puisqu’il est devenu le directeur à plein temps de sa conférence internationale sur la coiffure. Il raconte : « J’ai fait mon hobby, c’est devenu une passion.

En effet, il est devenu un expert en la matière, il connaît les meilleures cliniques et les médecins les plus compétents. Son prochain objectif : démanteler les faux groupes Facebook où les utilisateurs sont payés par des cliniques frauduleuses pour donner de faux avis et inciter les membres à choisir tel ou tel médecin.

« Pour moi, d’abord, c’était quelque chose d’inhabituel, je ne savais même pas que c’était possible. C’était un truc de VIP », avoue-t-il.

Le « Club Med de la greffe de cheveux »

Cependant, Nicolas préfère noter les exceptions à cette approche. Ces dernières années, de nombreuses cliniques « abordables » ont fait leur apparition, notamment en Turquie. Et selon lui, cela peut très vite se transformer en « catastrophe ».

En Turquie, la plupart des chirurgies sont proposées à faible coût. On voit un « pack » à moins de 1 000 € avec trajets inclus, etc. C’est le Club Med de la greffe de cheveux ! Mais c’est très dangereux.

Pourquoi? Parce qu’en Turquie, la greffe de cheveux est devenue une activité très lucrative et certains sont entrés sur le marché sans le savoir.

Nicolas assure que dans certaines cliniques qui proposent des prix bas, les médecins travaillent « en chaîne », jusqu’à 20 patients par jour. Et le résultat peut laisser à désirer, si la greffe n’est pas bien faite, ça ne prend pas.

Pour éviter toute déception, il conseille de faire des recherches approfondies sur les cliniques, et de se joindre à des groupes de discussion sur cette question, pour parler aux patients qui peuvent prouver leur séjour dans les cliniques.

Est-ce que cet article vous a aidé? A noter que vous pouvez suivre Lorraine Actu sur le site My Actu. En un clic, après inscription, vous obtiendrez toutes les actualités de vos villes et noms préférés.