Par SudOuest.frPublié le 21/09/2022 sur 11:29

Après sa rencontre avec les assureurs mardi, le ministre de l’Economie Bruno le Maire a annoncé la possible suppression de la carte verte en 2023, privilégiant sa dématérialisation pour faire des économies

C’était une vieille demande des compagnies d’assurance pour réduire leurs coûts. Mardi, Bruno le Maire a annoncé sa volonté de retirer la carte verte collée sur le pare-brise des conducteurs pour confirmer leur souscription à un contrat d’assurance. Le ministre de l’Economie préfère leur dématérialisation, qui peut intervenir à partir de 2023.

« Nous travaillons avec le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin pour supprimer cette petite vignette verte […] C’est un choc de simplification pour nos compatriotes et en même temps c’est un coût qui est également réduit », a déclaré Bruno Le Maire cité par Les Echos. Les conditions de cette dématérialisation sont déjà réunies : depuis 2019, les forces de l’ordre ont accès au fichier des véhicules assurés, fondé en 2016 par les compagnies d’assurances pour prévenir les fraudes. La lecture de la plaque d’immatriculation suffirait donc à l’avenir.

50 millions de vignettes en moins imprimées

Selon Forsikringsforbundet, les entreprises économiseront ainsi sur les coûts d’impression des 50 millions de documents envoyés chaque année. En contrepartie, les compagnies d’assurance se sont engagées à limiter le montant des primes des contrats d’assurance en 2022 et 2023 pour soutenir le pouvoir d’achat. « Cela permet, après le bouclier énergétique, après le bouclier bancaire, de mettre en place un bouclier assurantiel pour éviter que le prix des primes d’assurance ne s’envole dans les mois à venir », s’est félicité Bruno Le Maire.

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Le ministre des Finances a également annoncé le lancement d’un groupe de travail sur les pièces détachées, pour « aboutir à plus de réutilisation des pièces, plus de recyclage ». Outre le souci écologique, la mesure doit permettre des économies. Entre janvier et août 2022, les assureurs ont dû faire face à 1,4 million de sinistres dus à des risques climatiques plus réguliers. 5,2 milliards d’euros ont été versés en indemnisation, contre une moyenne de 3,5 milliards par an, selon France Assureurs.