Un remède contre l’arthrose du genou n’est pas facile à trouver… Les anti-TNF, une classe thérapeutique utilisée avec succès contre les réactions rhumatologiques inflammatoires, ont déçu : une étude présentée au congrès européen de rhumatologie a montré leur faible efficacité contre les douleurs de l’arthrose du genou.

Les études des anti-NGF (tanezumab et fasinumab), des anticorps dirigés contre les facteurs de croissance des cellules transmettant la douleur, sont suspendues depuis octobre 2021, les patients développant rapidement une arthrose destructrice.

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Et du côté des pistes prometteuses ?

Heureusement, d’autres options innovantes sont toujours d’actualité. Parmi eux, lorecivivint. « Cette molécule inhibe une voie de signalisation (la voie Wnt, prononcé ‘Wint’) dont on sait qu’elle est dérégulée dans les cellules cartilagineuses dans l’arthrose », explique le Dr Latourte, rhumatologue à l’hôpital Lariboisière (AP-HP). Ce traitement est administré directement dans l’articulation. est destiné aux personnes souffrant d’arthrose précoce de l’articulation du genou pour obtenir un effet analgésique à long terme et prévenir l’aggravation des lésions articulaires. »

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Des cellules souches plutôt que la chirurgie

Autre piste à l’étude : l’injection locale de cellules souches, qui pourraient apporter des effets anti-inflammatoires et antalgiques ainsi que réparer l’articulation malade. L’essai Adipoa, coordonné par le CHU de Montpellier, a concerné 18 patients atteints d’arthrose sévère du genou à un stade nécessitant une intervention chirurgicale.

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Les premiers résultats cliniques et les observations IRM montrent que le groupe qui a reçu des injections de cellules souches même à faible dose a retrouvé sa mobilité, évitant la chirurgie. Enfin, des injections de corticostéroïdes dans le genou douloureux procurent un soulagement dans les 48 heures et trois à quatre mois. Pendant un certain temps, on a soupçonné que des injections répétées aggraveraient la maladie. L’étude française Khoala (Hôpital Lariboisière/CHU de Nancy) auprès de 878 personnes âgées de 40 à 75 ans est rassurante et n’indique pas d’augmentation des arthroplasties du genou après cinq ans.

Des chirurgies moins invasives

Enfin, la chirurgie reste le moyen le plus radical de prise en charge de l’arthrose de l’articulation du genou. Près de 80 000 personnes en France en bénéficient chaque année. La prothèse, sous anesthésie générale ou loco-régionale, remplace alors tout ou partie de l’articulation lésée.

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Des techniques chirurgicales de moins en moins invasives permettent même dans certains cas (absence de saignement, récupération complète après anesthésie, présence d’un proche à domicile, etc.) une intervention ambulatoire, ce qui limite les risques d’infections, dont le Covid-19, et de complications , incl. phlébite.

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