Armissan. Un propriétaire de lotissement fantôme remporte la bataille décisive

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L’un des propriétaires de la cité fantôme des Aspres à Armissan vient de remporter l’appel et écrit un nouvel épisode du feuilleton sur cette désastreuse affaire immobilière.

Liquidation judiciaire

Liquidation judiciaire

Ludovic Rocou et Philippe Miquel ont certes gagné en appel, mais la longueur et la complexité de leurs dossiers les rendent prudents. « Nous sommes méfiants, nous restons sur le qui-vive, nous sommes persuadés que la garantie financière d’achèvement veut tout mettre en œuvre pour ne pas financer la fin de nos travaux ! Nous avions demandé un sursis car les retards dans la signature du contrat nous causaient un énorme préjudice financier. » Le contrat chez le notaire, nous étions de bonne foi, heureux de la perspective et confiants dans l’avenir de ce beau projet, avec tout recours quel qu’il soit exonéré permis et les permis de l’état. objectivement, rien ne s’y opposait !

Zone inondable ?

Zone inondable ?

Aujourd’hui, 7 ans plus tard, la maison Armisannaise de Ludovic et Philippe est loin d’être terminée. Les épisodes judiciaires se succèdent depuis 2015, année d’achat du terrain avec une maison en VEFA, future vente d’achèvement pour une livraison promise en 2016. Cette maison a été incluse dans un lotissement qui intègre un premier ensemble confié à un bailleur social de 22 villas et 14 logements collectifs et un second de 21 parcelles individuelles. Le promoteur, Terrasses des Aspres, a fait faillite en novembre 2020 et AM Trust, la caution Financière d’Achèvement des Travaux, a traité directement avec les propriétaires. Parmi eux, certains ont accepté une compensation, mais ni Ludovic Rouco ni son voisin luxembourgeois n’ont accepté. « Nous n’avons pas attendu la liquidation car personne ne voulait vraiment travailler avec lui en raison des difficultés financières du promoteur. Donc, mon voisin et moi avons cherché un maçon local qui a été embauché et payé par le promoteur. nos deux maisons ne souffrent pas de la malfaçon qui s’est avérée plus tard ».

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Lorsque l’assureur a pris en charge ce dossier délicat, il a embauché un évaluateur qui a souligné que le lotissement était construit en zone inondable. Cela a incité l’assureur à démolir une partie des maisons construites le long d’un fossé. Selon cette enquête, lors de fortes pluies, ce fossé se gonfle d’eau et le courant devient important, entraînant un réel danger pour les personnes et les biens. Ceci est attesté par des résidents qui ont également déposé une plainte. « C’est faux », explique calmement Ludovic Rouco, l’assureur s’est appuyé sur un rapport hydraulique qu’il a lui-même commandé. J’ai moi-même fait réaliser une étude par un expert indépendant qui l’a invalidée, et le sous-préfet m’a écrit en me confirmant l’approbation des autorités. Cette zone ne sera pas inondée. »