Dans le cadre de la rénovation et de l’agrandissement du complexe sportif d’Argentré-du-Plessis, ces bâtiments ne seront pas conservés. Explications.

Alors que la rénovation et l’agrandissement du complexe sportif ont débuté à Argentré-du-Plessis (Ille-et-Vilaine) début novembre, des voix s’élèvent pour préserver la maison de gardien et le mur à l’entrée de l’infrastructure, rue des Sports .

Lors du dernier conseil municipal, Bertrand Désille, élu issu de la minorité, a partagé une lettre de Victor Pasquet, l’ancien maire de la ville, qui s’inquiète de la destruction annoncée de la maison et du mur.

Une inquiétude qui a été maintes fois exprimée par les élus de la minorité lors des précédents conseils municipaux.

« Personnellement, je trouve la destruction une honte. A priori, la rénovation a coûté cher. Cela permettrait de louer ou éventuellement de vendre », explique Bertrand Désille à propos de la maison.

Derrière le mu, qui marque l’entrée du complexe sportif, Bertrand Désille, citant une lettre de Victor Pasquet, a pointé le côté « symbolique » du bâtiment.

« Cela fait en quelque sorte partie du patrimoine de la ville. Il a également été ouvert par de nombreuses personnes, dont M. Méhaignerie », poursuit l’élu.

Détruits en fin de travaux

Interrogé sur l’avenir du mur et de la maison, le maire Jean-Noël Bévière a répondu : « Je comprends qu’on puisse être attaché à ce mur. La maison, moins. Je ne peux pas dire que c’est un patrimoine.

Sur le projet de rénovation et d’agrandissement, Jean-Noël Bévière a rappelé que la décision « était d’ouvrir complètement l’entrée du complexe sportif afin d’avoir l’impression de grandeur dans le Château du Plessis ». Avant d’ajouter : « Ainsi la maison ne sera plus et sera détruite. »

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Concernant le mur, Jean-Noël Bévière ne compte pas changer d’avis, malgré une lettre de Victor Pasquet, qui en a également été le destinataire. « Je comprends sa demande et je comprends son attachement, mais ce n’est pas considéré comme un héritage historique. »

A ce moment, l’élu affirme que les pierres de l’édifice seront « certainement réutilisées », sans en dire plus.

Dans la dernière phase des travaux, le mur et la maison seront détruits.

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