Dans la famille Abalain, de Landerneau, on connaît très bien AFS Vivre sans frontières. C’est au salon Azimut de Brest que Marine, la fille, a découvert cet organisme qui favorise les échanges internationaux. Ce dernier souhaitait partir à l’étranger pour maîtriser les deux langues. Pendant dix mois, entre juillet 2021 et fin juin 2022, elle est donc partie étudier aux Etats-Unis, dans l’Etat du Kentucky. A Landerneau, elle a poursuivi ses études en terminale au lycée d’Elorn en septembre.

Sans aucun doute, ce séjour à l’étranger est bénéfique en termes d’amélioration culturelle et linguistique. En tout cas ce fut loin d’être une année perdue même si, une fois rentrée, Marine reprit ses études là où elle les avait laissées. « C’est une année dite d’écart reconnu par Parcoursup », tient-il à préciser Caroline, sa mère, qui ne tarit pas d’éloges sur ces échanges proposés par l’AFS Vivre sans frontières.

Entre trois et dix mois

Qu’ont-ils de plus que les autres ? « D’abord, les familles qui accompagnent sont bénévoles, ce qui n’est pas le cas partout. Après tout, les mineurs comme les Marines sont acceptés dans ces échanges. Enfin, il n’y a aucune obligation d’indemnisation. Évidemment, ce n’est pas parce que votre enfant part à l’étranger que vous allez accueillir un lycéen étranger chez vous », précise Caroline. Cependant, elle souhaitait ouvrir sa maison à de nouveaux résidents, accueillant un lycéen portugais en 2021, et une flamande cette année.

Avec AFS Vivre Sans Frontière, vous pouvez choisir la durée de votre séjour à l’étranger : trois, six ou dix mois. Antoni Gorzelinski, 17 ans, a choisi de venir passer trois mois en France. Hébergé par la famille Happe de L’Hôpital-Camfrout, il est en terminale à l’Elorn depuis septembre. « Au début de la maladie, j’ai décidé de changer quelque chose dans ma vie. En 2020, c’est pour ça que j’ai commencé à apprendre le français, principalement par le biais de cours en ligne », raconte le jeune Polonais qui, dans son pays, étudie l’italien à l’école mais pas la langue de Molière.

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Efficacité de l’immersion

Et pour compléter cet apprentissage, quoi de mieux que de vivre à l’étranger ? Les premiers pas ne sont pas faciles mais les progrès sont incroyables. « Au début, au lycée, je ne comprenais rien. Maintenant, je comprends presque tout », a déclaré Antoni, quelques jours avant son retour à Varsovie, rappelant ainsi l’impact de l’immersion.

Contact

AFS dans le Finistère : Emmanuelle Primo au 06 87 53 88 37 ou Françoise Guirriec au 06 74 88 15 66.