La liaison aérienne Brest-Paris-Orly a été suspendue suite à la décision d’Air France d’arrêter les vols de sa filiale low-cost Transavia début 2023 en raison d’un manque de rentabilité et d’un taux de remplissage des avions jugé insuffisant. La voici doublement sauvée par deux nouveaux opérateurs qui avaient très tôt manifesté leur intérêt à maintenir cette ligne ouverte.

Alors que la compagnie normande Chalair a annoncé fin novembre qu’elle proposerait deux allers-retours par en semaine et un aller-retour le dimanche soir sur un ATR 72 de 70 places à partir du 6 mars, la jeune compagnie régionale Celeste, fondée il y a un an, démarrera en avril 2023.

Nouvelle arrivée dans le ciel breton, la compagnie basée à Morlaix (Finistère) assurera douze liaisons par semaine. Elle vient de recevoir de la Cohor (l’association de coordination des horaires) des créneaux hebdomadaires qui permettent des allers-retours dans la journée.

Avions de type Jet de 100 places

Sous réserve de l’obtention de sa licence d’ici le 31 janvier, Céleste démarrera son activité sur la ligne Brest-Orly avant l’ouverture d’autres destinations, au départ de Brest, mais pas seulement. Les liaisons seront opérées par deux avions Jet de 100 places, des Bombardier CRJ 1000, de l’ancienne flotte Hop!.

Pour ce lancement, Celeste, qui entend faciliter la mobilité interrégionale et développer les vols moyen-courriers en France et en Europe, s’est dotée d’une équipe d’une quinzaine de personnes et a recruté huit pilotes expérimentés ainsi que du personnel navigant commercial.

« L’attribution de ces plages horaires récompense la légitimité de notre démarche pour fonder une compagnie aérienne régionale répondant aux besoins des particuliers et des entreprises bretonnes », déclare Bruno Besnehard, PDG de la société qu’il a fondée avec Arnaud de Noray. , président de l’AIM. Satis, leur cabinet de conseil spécialisé dans le transport aérien.

Créée sous le statut de SA à conseil d’administration, structure « adaptée à la croissance », Celeste réunit également Axel Vilaseca, actionnaire d’AIM Satis. Le conseil d’administration est composé de Philippe Dandrieux, ancien président d’Air Corsica, Antoine Roche, commandant de bord, Jean-Claude Billot, homme d’affaires spécialisé dans l’aéronautique et Gilles Bréchet, directeur d’Icarus, ancien centre de formation « Hop ! Formation », à Morlaix. Trois actionnaires privés bretons complètent le capital (1 million d’euros).

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Désenclavement territorial, emploi local

Alors que le trafic sur la ligne Brest-Orly peine à dépasser les 30 000 passagers par an avec 4 vols par semaine depuis la crise sanitaire, Chalair table sur 50 000 à 55 000 passagers par an sur cette ligne et pourra compter sur le soutien commercial d’Air France ( partage de code, miles FlyingBlue) dont il est partenaire sur d’autres destinations. Si Céleste décolle, au contraire, ce sera grâce à la mobilisation de l’écosystème brestois et des élus bretons.

A l’annonce de la défection d’Air France, ils s’étaient notamment fait connaître sur la question du pacte d’accessibilité pour la pointe bretonne. En octobre dernier, la CCIMBO, le Medef, le Cpme29, l’UIMM Finistère et le BTP Finistère ont, pour leur part, lancé une souscription auprès des entreprises du territoire.

« Cette souscription est en cours de prolongation. Elle a déjà permis de récolter auprès de 30 contributeurs 500 000 euros apportés au capital de l’entreprise. La ligne stratégique de Celeste est d’être une entreprise bretonne, au service du peuple breton avec trois piliers : ouverture territoriale, emploi local, conversion écologique, explique Bruno Besnehard.

« Leader » de la décarbonation

Dans un deuxième temps, la compagnie envisage de baser un troisième avion CRJ 1000 sur le tarmac de Rennes. Céleste envisage de se déployer dans d’autres régions françaises où le train n’est pas forcément une alternative à l’avion (trajet de moins de 2h30). La nouvelle compagnie, consciente que le secteur aérien est méprisé pour son empreinte carbone, entend néanmoins faire voler ses avions de manière vertueuse.

« Notre intention est de nous placer parmi les leaders de la décarbonation », assure Bruno Besnehard. « Les petits avions régionaux seront les premiers à bénéficier des technologies de transition précoce. »

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