Antoine Girard : Parapente, alpinisme et vol bivouac autour de la planète

Parapente, escalade et vol bivouac autour de la planète, Antoine Girard, éd. du Chemin des Crêtes, 2022, 170p., 24 €. Antoine Girard ne s’arrête jamais. C’est maintenant officiel : ce type a une dépendance à explorer les cieux les plus incroyables de la planète. Ce n’est pas pour rien qu’il figure en bonne place dans notre TOP 100. Souvenez-vous, en 2016 il est devenu le premier planeur à voler au-dessus de 8000m, et au-dessus de Broad Peak s’il vous plait (Pakistan, 8047m). Cet épisode, il l’a raconté dans son livre précédent, En vol vers les 8000. Dans cette nouvelle œuvre des aventures fantastiques d’Antoine (un peu plus extrêmes que celles du chanteur à la chemise à fleurs), l’homme drômois reprend l’ininterrompu fil conducteur de ses expéditions : le Népal, les Andes et l’Aconcagua, l’Ethiopie, la course X-Alps, la Norvège et encore et toujours le Karakoram, son pays de prédilection. Conjuguant développement de ses voyages et réflexions approfondies sur sa pratique, et évidemment sujette au risque inhérent, Antoine parvient à prendre du recul par rapport à cette discipline qu’il a développée plus que toute autre : le paraalpinisme. Mais il ne veut plus seulement descendre des sommets en planeur, il veut y monter en volant. On comprend l’approche qui l’anime et qu’il perfectionne au fil des années. Ses marches d’approche ne durent pas plus de quelques minutes, pas beaucoup plus que ses ascensions, qu’il réalise en volant, ce qui lui a permis, entre autres, de gravir le Spantik dans la journée. Toute cette expérience, Antoine la partage aujourd’hui en faisant venir d’autres planeurs talentueux, comme Fabian Buhl, et en notant la somme de 15 ans d’apprentissage. J’aime l’aventure, l’exploration mais pas la fragilité C’est assez délicieux de lire les i soucis du quotidien d’un aventurier hors du commun. Quiconque survole le Karakoram dans des virages où le moindre atterrissage forcé forcerait des journées de marches impossibles à travers montagnes et glaciers décrit avec une candeur touchante son horreur des incertitudes matérielles : « Je aime l’aventure, « L’exploration mais pas la fragilité ». Et d’expliquer sa tactique pour sa demande d’anniversaire de son temps de travail en tant que professeur. « C’est toujours risqué. » Toujours à la recherche de mieux, Antoine vise bien sûr plus haut, avec le survol du K2, dont il ne cache plus ses ambitions. Autrement dit : voler à 9000m. « Je sais maintenant que c’est faisable, toutes les conditions sont réunies ». Vivement le prochain épisode des aventures d’Antoine.

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Parapente, escalade et vol bivouac autour de la planète, Antoine Girard, éd. du Chemin des Crêtes, 2022, 170p., 24 €.

Antoine Girard ne s’arrête jamais. C’est maintenant officiel : ce type a une dépendance à explorer les cieux les plus incroyables de la planète. Ce n’est pas pour rien qu’il figure en bonne place dans notre TOP 100. Souvenez-vous, en 2016 il est devenu le premier planeur à voler au-dessus de 8000m, et au-dessus de Broad Peak s’il vous plait (Pakistan, 8047m). Cet épisode, il l’a raconté dans son livre précédent, En vol vers les 8000.

Dans ce nouvel ouvrage des aventures fantastiques d’Antoine (un peu plus extrêmes que celles du chanteur à la chemise fleurie), l’homme drômois reprend le fil ininterrompu de ses expéditions : Népal, Andes et Aconcagua, Ethiopie, X-Alpes- course, la Norvège et encore et encore le Karakoram, son pays préféré.

Conjuguant développement de ses voyages et réflexions approfondies sur sa pratique, et évidemment sujette au risque inhérent, Antoine parvient à prendre du recul par rapport à cette discipline qu’il a développée plus que toute autre : le paraalpinisme.

Mais il ne veut plus seulement descendre des sommets en planeur, il veut y monter en volant. On comprend l’approche qui l’anime et qu’il perfectionne au fil des années. Ses marches d’approche ne durent pas plus de quelques minutes, pas beaucoup plus que ses ascensions, qu’il réalise en volant, ce qui lui a permis, entre autres, de gravir le Spantik dans la journée. Toute cette expérience, Antoine la partage aujourd’hui en faisant venir d’autres planeurs talentueux, comme Fabian Buhl, et en notant la somme de 15 ans d’apprentissage.

J’aime l’aventure, l’exploration mais pas la fragilité

C’est tout à fait délicieux de lire les soucis quotidiens d’un aventurier hors du commun. Quiconque survole le Karakoram dans des virages où le moindre atterrissage forcé l’obligerait à des journées de marches impossibles devant montagnes et glaciers décrit avec une candeur touchante son horreur des incertitudes matérielles : « J’aime l’aventure, ‘l’exploration mais pas la fragilité' ». Et d’expliquer sa tactique pour sa demande d’anniversaire de son temps de travail en tant que professeur. »C’est encore risqué. »

Toujours à la recherche de mieux, Antoine vise bien sûr plus haut, avec le survol du K2, dont il ne cache plus ses ambitions. Autrement dit : voler à 9000m. « Je sais maintenant que c’est faisable, toutes les conditions sont réunies ». Vivement le prochain épisode des aventures d’Antoine.