Les candidatures, ouvertes à presque tout le monde, commencent le 15 octobre. A l’issue de cette formation financée à 100% par l’entreprise, les candidats rejoindront Air France ou Transavia France en tant que pilote de ligne.

En raison de la pénurie de pilotes de ligne, les compagnies aériennes cherchent à diversifier leurs modes de recrutement. Air France réintroduit ainsi la formation gratuite des « cadets » (pilotes juniors dans la langue de la compagnie). Ce dernier a été suspendu pendant la crise sanitaire pour cause de covid.

Ouverture des candidatures le 15 octobre (sur le site internet de l’entreprise). Les prétendants devront passer par un « processus de sélection strict », précise Air France. Concrètement, seule une centaine d’entre eux seront conservés…

A partir d’un niveau BAC ou BAC+2

Si cette formation est censée être ouverte, elle impose néanmoins quelques conditions :

Sélection rigoureuse

Il n’y a pas de limite d’âge pour ce concours, mais les candidats doivent être citoyens d’un pays de l’Union européenne ou de la Suisse et parler couramment le français. Le niveau d’anglais requis est de 850 points au TOEIC (Listening and Reading, Public Program ou Institutional Program) et doit être âgé de moins de deux ans.

Après la clôture des candidatures, la phase de présélection commence, consistant en des tests de logique, de culture aéronautique générale, de raisonnement et d’anglais. Puis la deuxième phase depuis l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle comportera des tests collectifs et des entretiens menant à la sélection des cadets.

Ils intègreront ensuite « une école de formation pour un cursus théorique et pratique de 24 mois suivi de plusieurs évaluations ».

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A l’issue de cette formation financée à 100% par l’entreprise, les candidats rejoindront Air France ou Transavia France en tant que pilote de ligne.

Ce secteur se caractérise par son ouverture, car aucune expérience préalable de pilote n’est requise. Son objectif est de « valoriser le métier auprès des candidats de tous horizons et de favoriser la diversité », souligne Air France, qui mise notamment sur les femmes (qui ne représentent que 9% de ses pilotes).

Rappelons que dans le même temps Air France a recommencé à embaucher des pilotes professionnels : 300 ont rejoint la compagnie depuis le début de l’année, « et 100 emplois supplémentaires sont attendus d’ici fin 2022 ».

Aussi chez EasyJet

Air France n’est pas la seule compagnie à parier sur des canaux de recrutement non conventionnels. Esayjet, qui recherche pas moins de 1 000 élèves-pilotes sur cinq ans, a lancé un programme « devenir pilote » associé à une grande campagne publicitaire pour faire passer le message. L’objectif : « attirer des candidats aux profils différents et combattre les stéréotypes sur le métier de pilote de ligne » et les former.

La campagne met ainsi en avant des profils atypiques, comme une DJ, une maman ou une gymnaste devenue pilote avec son parcours. « Chacun a la possibilité d’utiliser ses compétences et ses passions pour devenir pilote de ligne », précise la compagnie low-cost.

Cependant, l’entreprise impose quelques conditions, dont le niveau GCSE (l’équivalent britannique du Bac) dans diverses matières comme les maths, les sciences et l’anglais. Et dire que les candidats porteurs de lunettes ont toutes les options… La compagnie garantit que 18/24 mois de formation pourront leur permettre d’occuper le siège du copilote.