Les quatre prévenus sont soupçonnés d’avoir organisé les mouvements sociaux de novembre 2021 en Guadeloupe et d’avoir planifié des extorsions.

La détention provisoire des quatre personnes inculpées dans l’affaire des « Grands Frères », soupçonnées d’avoir organisé les mouvements sociaux de novembre 2021 en Guadeloupe et planifié des extorsions, a été prolongée de 6 mois, ont annoncé vendredi leurs autorités.

« Le mandat d’arrêt contre Frédéric Dumesnil, Noël Daufour et Didier Laurent et Loïc Chenilco » a été prolongé de « 6 mois par le juge des libertés et de la garde à vue », ont expliqué les avocats lors d’une conférence de presse. Les avocats ont déclaré leur intention de faire appel de la décision.

En novembre 2021, un mouvement de contestation cristallisé autour des mesures sanitaires contre le Covid-19 a dégénéré en violentes émeutes urbaines, avec barrages, pillages ou encore incendies à travers l’île.

Soupçons d’organisation des émeutes

En janvier dernier, le procureur de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, révélait à la presse les soupçons d’organisation et de planification de ces émeutes dans le but d’extorquer de l’argent à de grands groupes et à des élus par le biais d’associations.

« Ils sont en prison depuis un an avant le procès », a déclaré à l’AFP l’avocat Juan Branco, qui défend trois des accusés et leurs familles.

Les « Grands Frères » – surnom associé à leur action auprès des jeunes – bénéficient en Guadeloupe de nombreux soutiens, parfois de responsables politiques locaux comme le député récemment réélu Olivier Serva, qui a exprimé en janvier sa solidarité avec ces « nécessaires médiateurs en crise sociale guadeloupéenne ».

Huit personnes ont été arrêtées dans cette affaire en janvier 2022. Quatre ont été libérés depuis. Quatre nouveaux prévenus ont été inculpés en décembre.

À Lire  Albertine Baclet, première femme maire de Guadeloupe, a fêté ses 100 ans - Guadeloupe la 1ère