« Nous avons tout fait pour éviter une situation catastrophique chez Princess Diamond au Japon », a déclaré Lucas Schmitter, directeur e-commerce de CroisiEurope. Lors de la crise du ‘Covid-19’, des milliers de passagers de cette ligne ont été bloqués dans l’avion pendant des semaines, hors de l’île en février. Cette structure numéro un du tourisme fluvial, basée à Strasbourg (Bas-Rhin), explique avoir dû « rapatrier environ 200 clients dans un voyage en Espagne ou au Cambodge ». S’en est suivie la suspension totale des opérations de 50 navires de CroisiEurope.

Nous avons mis 1 500 travailleurs au chômage. Le résultat sera de moitié en 2020, alors que nous transportons habituellement 200 000 personnes par an », a déclaré Lucas Schmitter. Depuis le début du confinement, l’entreprise familiale se prépare à la reprise des voyages autorisés par le gouvernement à partir du 11 juillet. « Les réservations ont bien monté depuis le mois de mai. Nous proposons à nos clients de ne pas verser d’acompte avant le voyage ou même l’entrée gratuite pour les moins de 16 ans », précise le responsable du e-commerce.

CroisiEurope doit respecter une réglementation sanitaire stricte sur ses navires, qui sont limités à 134 personnes : « Notre personnel masqué désinfectera les sacs des voyageurs à leur arrivée et prendra leur température. Des kits d’hygiène avec du gel hydroalcoolique et des masques seront distribués à chaque passager », a précisé Lucas Schmitter. Dans un premier temps, CroisiEurope reprendra uniquement ses croisières européennes sur le Rhin, le Danube et le Douro.

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