Il y a des positions plus audacieuses que d’autres. L’une des vingt-cinq femmes afghanes qui se sont rassemblées devant l’ambassade d’Iran à Kaboul, jeudi 29 septembre, pour soutenir les protestations iraniennes. Pendant une quinzaine de minutes, les manifestants ont scandé des slogans de soutien au peuple iranien en colère avant d’être dispersés par les tirs des talibans.

« Femme, vie, liberté », « L’Iran se lève, maintenant c’est notre tour », « De Kaboul à l’Iran, dites non à la dictature ! » Face au régime taliban dans le pays depuis plus d’un an, un groupe de femmes afghanes a décidé de faire face à la menace pour montrer son soutien aux femmes qui se battent également pour leur liberté à proximité.

Des manifestations contre le régime ont eu lieu chaque nuit à travers l’Iran depuis le 16 septembre. C’est la mort de la jeune Mahsa Amin, 22 ans, qui a mis le feu aux poudres, décédée trois jours après avoir été interpellée par la police des mœurs pour non respect du code vestimentaire car elle portait son hijab de façon inhabituelle. Un drame qui a ému les défenseurs de la liberté à travers le monde pendant près d’une semaine.

Soutien et solidarité

Dans cette lutte pour la liberté, les femmes afghanes sont aussi lasses de la guerre depuis l’arrivée des talibans en août 2021. Alors, symboliquement, elles se sont brièvement réunies devant l’ambassade d’Iran à Kaboul pour faire entendre leur voix. , principalement caché derrière. lunettes de soleil et masques chirurgicaux, comme le rapporte Libération.

« Nous sommes ici pour montrer notre soutien et notre solidarité avec le peuple iranien et les femmes afghanes victimes des talibans », a déclaré un organisateur anonyme de la manifestation.

À Lire  Gestion du stress : ressources, vie quotidienne, travail, comment ?

Les talibans ont rapidement mis fin à la manifestation, tirant en l’air et essayant de frapper les manifestants avec des crosses de fusil, ont indiqué des journalistes présents. Ils ont également déchiré leurs banderoles et ordonné aux journalistes de supprimer les vidéos et les photos du rassemblement.