6 raisons pour lesquelles l'assurance d'entreprise a encore un avenir (ou pas)

Avec la propagation des cyberattaques et des catastrophes naturelles en particulier, la menace des menaces « systémiques » s’accroît et la notion de risque se complexifie. Mécaniquement, l’assurance fonctionne à nouveau. Le Covid-19 aura enfoncé le clou alors que les assureurs, sans inclure la pandémie dans leur garantie, ont été accusés d’avoir laissé tomber les entreprises pendant la crise. Dans le même temps, les prix ont explosé ; Selon l’AMRAE, les grandes entreprises s’attendent à une augmentation du coût de leur assurance jusqu’à 10 à 50% en 2022, et 80% voire plus pour les cas les plus graves en cas de sinistre.

La violence qui frappe le secteur de l’assurance finira-t-elle par s’atténuer ou pourra-t-elle s’améliorer et adapter son comportement au monde à venir ? Autrement dit, l’assurance des entreprises a-t-elle un avenir ? C’est l’enjeu qui a promu le Tribunal des Générations Futures organisé au Casino de Deauville lors des Rencontres de la Maîtrise des Risques organisées par l’AMRAE.

Retour sur les meilleurs débats qui ont arrêté ce débat, suscité par les témoignages de François Beaume, vice-président de l’AMRAE, de Franck Le Vallois, directeur général de France Assureurs, de Valeria Faure-Muntian, députée de LREM et dirigeante du groupe d’étude Assurances. de l’Assemblée nationale, et Mylène Poisson-Lebel, directrice du développement des affaires et de la stratégie du Groupe conseil et courtage en assurances DIOT-SIACI.

Sommaire

NON : La défaillance du secteur est inéluctable, aussi bien du point de vue de l’exposition aux risques que des manières d’y répondre

1 / La montée des risques systémiques entraînera la faillite du secteur

Climat, santé, terrorisme, technologie, cybersécurité… Et si la montée de risques autrefois considérés comme improbables rendait l’assurance des entreprises inefficace ? Ainsi le problème du Covid-19, décrit par la présidente de France Assureurs, Florence Lustman, comme « un risque systémique, donc c’est impossible ». « Quand vous êtes face à un problème ou à un risque, vous vous tournez vers votre assureur qui ne peut pas faire tout quand on attend tout de lui. Même si les attentes sont fortes, les assureurs ne sont pas magiques », plein à la barre Franck Le Vallois. Pour qu’un risque soit assurable, a-t-il poursuivi, il doit répondre à plusieurs critères, à commencer par sa capacité Ce ne sont pas ces menaces qui sont évoquées, dont l’incertitude interne pousse les assureurs à se déplacer et à ajuster leurs tarifs à la hausse, et d’autres le temps à retirer certains types de risques de leur garantie.

Une question d’équilibre, car « une compagnie d’assurance ne peut pas faire de perte : son profit est sa solvabilité », a expliqué le témoin, citant le rapport de France Assureurs, selon lequel les revenus générés par les activités en France peuvent être doublés dans les 30 prochaines années. années. années. Quant au risque cyber, « les franchises doublent » et « les primes explosent » malgré « la situation de couverture qui se détériore », constatait l’AMRAE en 2021.

2 / Une mauvaise gestion et la course à la croissance menacent le secteur

Face à ces perspectives difficiles, le secteur peine à s’adapter. « Les acteurs historiques de la communauté nationale et européenne sont un peu en retard par rapport aux besoins réels du terrain et n’évoluent pas avec la rapidité des clients ou des risques », a déclaré Valéria Faure-Muntian. La faute, selon François Beaume, à une conjonction de facteurs : « taux bas, digitalisation croissante, faible maturité collective en matière de gestion des risques » – d’un côté les assureurs n’ont plus de produits financiers pour couvrir les pertes techniques, de l’autre main. d’autre part toutes les entreprises n’ont pas fait les investissements nécessaires en matière de protection et certaines se sont contentées de transférer le risque.

En particulier, la gestion du risque cyber fait l’objet de manuels. « Nous avons constaté que certains contrats portaient ce risque en défaillant de manière cachée, c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas d’assurance claire ou étaient clairement exclus de l’assurance », a expliqué le député. En conséquence, « l’assureur peut avoir une exposition accrue aux obligations qu’il pensait avoir ». »

Enfin, la surconcentration due à la consolidation de l’assurance risque de provoquer l’effondrement du secteur. L’approche « irréversible » est liée à « la politique budgétaire, la course à la croissance et à la croissance », a expliqué Mylène Poisson-Lebel. « Ces géants ne vont pas se plaire à assurer le monde contre les risques qui le menacent. Ils vont fixer la part la plus élevée et couvrir les risques les plus rémunérateurs », a prédit le procureur François Fluhr lors de son inculpation.

3 / Les alternatives au modèle assurantiel classique sont insuffisantes et mettent à mal les principes fondateurs de l’assurance

Face à une augmentation des franchises et à une réduction du secteur de l’assurance, certaines compagnies ont décidé d’arrêter leurs pratiques de gestion des risques, appelées captives. Une autre voie est moins selon François Beaume, qui doute qu’on puisse « remplacer totalement le marché de l’assurance » par ce type de produit.

D’autres s’appuient sur une assurance paramétrique (ou indicielle), basée sur les revenus et les coûts du contrat décrits ci-dessus. « Le paramétrique peut être une solution pour pallier les problèmes du marché, mais on ne l’appelle plus ‘assurance' », a jugé Valéria Faure-Muntian, le principe de l’ancienne assurance incluait « le paiement des pertes pécuniaires en fonction de la valeur de. la chose perdue. »

Enfin, l’émergence des « insurtech », ces startups du secteur de l’assurance, avec leurs méthodes innovantes et leur facilité de recouvrement, attirent de plus en plus de clients. Avec le danger, notamment pour ceux originaires de pays hors Union européenne, « d’entrer dans la forme d’une hyper personnalisation du risque et donc d’une démutualisation plus transparente que celle que nous connaissons aujourd’hui sur notre sol », a expliqué le représentant.

Sans compter que la loi et la solvabilité de ce type de structure peuvent être faibles, a-t-il ajouté, évoquant la faillite, il y a quelques années, de certains acteurs de l’assurance construction SPL (la fourniture de services gratuits, pour permettre à l’assurance travailler dans tous les États membres de l’Union européenne avec le même permis).

1 / La gestion des risques et la prévention renforcera la résilience des entreprises

N’abandonnons pas, il n’est pas trop tard pour arranger la situation. Premier levier à mettre en place : l’amélioration de la gestion et de la prévention des risques, qui doit plus que jamais être partagée. « Si l’exposition au risque augmente, c’est l’affaire de tous : assureurs, courtiers et bien sûr entreprises et gestionnaires de risques. Nous ne mettons pas des actions préventives pour plaire à nos assureurs, mais parce que cela protège notre outil de production et protège la reprise de notre activité après un catastrophe », a déclaré Franck Le Vallois.

C’est aux assureurs d’aider à satisfaire les entreprises avant de le faire, a suggéré François Beaume, convaincu que la diffusion de la culture du risque renforcera la solidité des institutions. Ainsi « les résultats seront moins importants, quelles que soient la nature et l’ampleur des différents risques. »

2 / Une meilleure évaluation des risques émergents les rendra plus facilement assurables

Pour se préparer à une catastrophe, encore faut-il la connaître. « Nous avons beaucoup de données non structurées et sous-utilisées », a déclaré Valeria Faure-Muntian. Il faut partir de là, sans se remettre à l’ancienne façon de calculer les tarifs d’assurance (actuarielle) mais en analysant en détail les données dont on dispose d’une part, et d’autre part en utilisant des solutions de collecte de données intelligentes et puissantes. en temps réel pour être au plus près du danger potentiel. »

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« A l’image du risque incendie que l’installation de matériel de détection et d’extinction a permis de mieux maîtriser, selon Franck Le Vallois, les assureurs vont améliorer leur maîtrise du timing des risques cyber ou encore de la météo, et ainsi les rendre plus sûrs. » Il est confiant, cependant il sait que « il faut le faire maintenant ».

3 / D’autres modèles économiques et stratégiques sont possibles

Condamner l’avenir de l’assurance commerciale serait annoncer la mort des compagnies elles-mêmes. Il est urgent de restaurer de nouveaux modèles et systèmes économiques pour les protéger des risques émergents. Les autorités gouvernementales ont sans aucun doute une carte à jouer pour créer les conditions favorables à l’émergence de nouvelles façons de faire. Comme l’a dit Franck Le Vallois, citant le projet de la Catex de créer un régime d’assurance obligatoire qui couvre la fermeture des entreprises, les régimes ne manquent pas dans ce secteur (même si ceux-ci seront abandonnés fin 2020.)

Et pour couvrir le risque cyber, pourquoi ne pas créer une synergie avec le secteur de la cybersécurité ? Cela a été proposé par Valeria Faure-Muntian dans le but de « trouver des solutions, des interventions et des modalités communes pour évaluer le risque commercial et fixer le juste prix, ce que nous avons sur le marché français ne nous le permet pas encore ». Qui sait, un nouveau régime d’assurance pourrait voir le jour, selon les enjeux du moment.

Quels sont les Importance de l’assurance ?

Quels sont les Importance de l'assurance ?

Le but traditionnel de l’assurance est de permettre le remplacement des biens endommagés ou volés. De plus, l’assurance responsabilité civile dans le domaine de la vie domestique, du travail professionnel, de la circulation automobile et des loisirs est aujourd’hui très importante.

Quelle est la fonction principale de l’assurance ? Il s’agit d’une protection qui couvre les risques liés aux biens de votre entreprise et aux catastrophes naturelles (incendie, dégâts des eaux, vol ou ouragan).

Quels sont les différents types d’assurance ?

Assurance plomb : quelles sont les polices disponibles (auto, habitation, etc.) ?

  • Assurance voiture.
  • Assurance habitation.
  • Assurance obsèques.
  • Assurance vieillesse pour les parents au foyer.
  • Assurance scolaire.
  • Assurance responsabilité civile.
  • Assurance emprunteur.

Quelles sont les trois grandes catégories d’assurance ?

Il existe trois types d’assurance pour les consommateurs professionnels : l’assurance de personnes (personnellement divisée en assurance individuelle et assurance collective), l’assurance de biens et l’assurance événement.

Quels sont les deux types d’assurance ?

Il existe deux grandes catégories d’assurances : celles qui couvrent la personne physique et celles qui couvrent les biens.

Quel est l’avantage d’une assurance ?

L’assurance-vie présente de nombreux avantages : réduction d’impôt, transfert de fonds en toute sécurité ou possibilité de transformer un capital en rente viagère. On va tout vous expliquer !

Quel est le principal avantage fiscal de l’assurance vie ?

Le principal taux d’imposition de l’assurance-vie est un taux d’imposition dégressif en cas de retrait, en fonction de l’ancienneté du contrat.

Quels sont les avantages de l’assurance ?

L’assurance-vie offre de nombreux avantages, tant au niveau de sa capacité d’épargne que de la fiscalité qu’elle procure en cas de succession. Cette entente vous permet d’ajouter de l’argent à long terme pour préparer votre retraite, planifier l’avenir ou planifier le transfert de vos actifs.

C’est quoi une assurance ?

La définition du mot Assurance (Assurance) est le travail effectué par une personne (assureur) pour fournir du travail, en vertu d’un contrat d’assurance, au profit d’une autre personne (l’assuré). cotisation ou prime.

C’est quoi le rôle d’une assurance ?

Contrat d’assurance : moyennant le versement d’une cotisation, appelée aussi prime, l’assureur garantit des prestations spécifiques à une personne, une association ou une entreprise en cas de risque identifié dans le contrat.

Qu’est ce qu’est une assurance ?

L’assurance est un service dans lequel une personne (l’assuré) s’engage à fournir un service, dans le cadre d’un contrat d’assurance, en vue d’aider une autre personne (l’assuré) en cas d’accident et sous réserve du versement d’une contribution ou d’un versement. .

Quand Faut-il prendre une assurance professionnelle ?

Quand Faut-il prendre une assurance professionnelle ?

Les hommes d’affaires doivent protéger les lieux où ils font leur travail (incendie, dégâts des eaux, etc.). Ils doivent également s’assurer qu’ils utilisent une voiture dans le cadre de leur travail.

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Quels sont les éléments de l’assurance ?

Quels sont les éléments de l'assurance ?

Parties impliquées dans les opérations d’assurance

  • L’assuré C’est la personne à risque.
  • Assistant. C’est la personne qui doit recevoir l’aide de l’assureur.
  • Le demandeur. …
  • L’assureur. …
  • Le danger. …
  • Prime. …
  • Don. …
  • La coopération

Quels sont les deux types d’assurance ? Il existe deux grandes catégories d’assurances : celles qui couvrent la personne physique et celles qui couvrent les biens.

Quels sont les éléments essentiels du contrat d’assurance ?

Le contrat comprend trois éléments principaux : le montant de l’indemnité, la créance et la prestation, c’est-à-dire le nombre de pièces, la nature du dommage et la garantie.

Quels sont les trois éléments essentiels de l’assurance ?

– nature des risques couverts ; – le moment où le risque est garanti et la durée de cette garantie ; – le montant de cette garantie ; – les primes ou cotisations d’assurance.

Quelles sont les pièces d’un contrat d’assurance ?

Les articles qui composent les Conditions Générales du contrat d’assurance, qui regroupent l’ensemble des conditions générales applicables à tous les assurés souscrivant à un même type de contrat : garanties, exclusions, acquisitions, modalités de résiliation, notification et indemnisation des sinistres…

Quelles sont les types d’assurance ?

En France, il existe 4 assurances obligatoires pour les personnes : la couverture maladie (CPAM), l’assurance automobile, l’assurance habitation (sauf pour les autres propriétaires) et l’assurance responsabilité civile (généralement incluse dans le contrat d’assurance habitation).

Quelles sont les trois grandes catégories d’assurance ?

Il existe trois types d’assurance pour les consommateurs professionnels : l’assurance de personnes (personnellement divisée en assurance individuelle et assurance collective), l’assurance de biens et l’assurance événement.

Quelles sont les différents types d’assurance de personne proposées par les assureurs ?

Assurance personnelle Elle peut être considérée comme une assurance personnelle, c’est-à-dire il existe un niveau de préoccupation personnel, à savoir l’assurance pension, l’assurance décès et invalidité, l’assurance complémentaire santé, l’assurance habitation précieuse ou l’assurance vie.

Quels sont les trois éléments essentiels de l’assurance ?

– nature des risques couverts ; – le moment où le risque est garanti et la durée de cette garantie ; – le montant de cette garantie ; – les primes ou cotisations d’assurance.

Pourquoi avoir choisi le secteur de l’assurance ?

Pourquoi avoir choisi le secteur de l'assurance ?

Le cœur du métier d’assureur est de prévenir les risques afin de protéger les personnes et les entreprises en cas de sinistre. La partie est donc au plus près des gens, où la qualité du travail, l’écoute et le dévouement sont les maîtres mots.

Pourquoi choisir une formation en assurance ? Il est proposé dans les établissements d’enseignement supérieur publics ou privés, qui permettent d’acquérir une expertise dans l’information et le conseil aux clients ou prospects, la gestion des contrats ou encore la fidélisation des clients, grâce à des études techniques.

Quel est le secteur d’activité d’une assurance ?

La compagnie d’assurance (ou l’assurance) perçoit, il faut le rappeler, des primes de l’accord de l’assuré, afin de pouvoir rémunérer ceux de ses adhérents qui seront victimes de la nécessité de concurrencer à nouveau, dans le cadre du contrat, dans le Contrat. partie du risque d’assurance.

Quelle est la fonction principale d’une entreprise d’assurance ?

L’idée principale est de consolider le risque et d’améliorer leur gestion financière. Cette volonté est partagée par la communauté des personnes de percevoir les risques qui leur sont dirigés et l’accomplissement n’affectera que leurs autres.

Pourquoi avoir choisi le BTS assurance ?

Qu’est-ce que le BTS Assurance ? Le BTS Assurance permet de former des techniciens qui seront amenés à assumer des fonctions techniques, commerciales et de gestion. Cela comprend la gestion des dossiers de sinistres ou même la souscription de vos assurances biens, responsabilité civile et personnelle.

Pourquoi aimer le domaine de l’assurance ?

L’assurance permet de réduire les risques financiers, nous sommes donc un facteur important de stabilité économique. Nous permettons aux entreprises et aux particuliers d’investir en sachant que leurs actifs sont protégés contre une série de risques.

Pourquoi choisir la formation banque assurance ?

De nombreuses perspectives de carrière Un consultant en assurance a le potentiel d’accéder à un poste de chef de division ou de vendeur d’assurances. De son côté, l’analyste financier peut évoluer vers des fonctions de contrôle de gestion ou de directeur financier.