10 façons d'échapper à l'hyperconnexion

Les Français passent en moyenne 4h49 sur les écrans et 7h13 sur les managers, selon l’enquête annuelle sur l’hyperconnexion de la BVA pour la Fondation April (1). Les trois quarts des Français se disent également « dépendants » des outils connectés, et un quart s’estiment « totalement dépendants », selon la même source. L’hyperconnexion nous fait mal : l’attention s’épuise, le stress s’intensifie, le temps semble glisser entre nos doigts et se coller aux écrans… Quelles barrières peut-on franchir ? Revue de dix façons d’échapper à la dictature numérique.

1. Comprendre ses impulsions…

On s’ennuie un instant et un mobile, un dossier à boucler et on plonge dans les méandres de Twitter, un mot à écrire et du coup on préfère s’attaquer à notre boite mail qui déborde… Pourquoi abandonner si c’est facile. sirènes numériques ? « Il y a beaucoup d’experts en économie, mais il est également vrai que nous cédons volontiers à ces distractions, pour nous en sortir avec quelque chose qui nous met souvent mal à l’aise, comme un travail. Cognitivement difficile », explique Oliver Burkeman, auteur de le livre. ‘Four Thousand Weeks’ (Millésime, 2021, non-retour). On se réfugie dans les distractions numériques pour tenter d’échapper à ce malaise. »

Pour moi aussi, « la première étape est de reconnaître que la source d’une distraction, 90 % du temps, est à l’intérieur de nous et non à l’extérieur. L’auteur de « Imperturbable » (Talent Editions, 2020) ne fait pas la distinction entre les distractions numériques et les autres. « C’est simplement venu à notre connaissance à ce moment-là. Il n’y a pas de mauvais moment sur les réseaux sociaux ou devant la télévision, tant que vous prenez une décision consciente de le faire. » Nir Eyal-ek.

2. … et y résister

2. … et y résister

La prise de conscience de ce mécanisme d’évasion vous en éloigne progressivement. « Rien n’est plus efficace que de se rappeler que l’on peut souffrir d’inconfort », déclare Oliver Burkeman. Essayez de vivre avec lui pendant cinq minutes. Quand tu réalises que c’est possible, tu peux te concentrer sur ce que tu veux faire à nouveau, pas sur ce que tu veux que ton téléphone fasse… »

Nir Eyal donne un conseil similaire : une règle de dix minutes. « Si je veux regarder mon téléphone pour calmer mes nerfs, je me dis d’attendre dix minutes. Certains proposent d’être au top des déclencheurs de distraction interne, comme avoir une tâche amusante.

3. Réguler plutôt que sevrer

3. Réguler plutôt que sevrer

Face à l’hyperconnexion, certains seraient tentés par des solutions radicales. Cependant, il semble que la réglementation fonctionne mieux. Une étude menée par des psychologues de l’université de Bochum en Allemagne montre que des volontaires qui se sont abstenus de téléphone portable pendant une semaine par rapport à d’autres qui ont réduit leur consommation d’une heure par jour seulement (2).

« Nous avons constaté une amélioration des indicateurs de santé mentale dans les deux groupes, mais les effets dans le groupe de réduction étaient plus forts et plus stables », explique Julia Brailovskaia, chercheuse en psychologie clinique et auteure principale de l’étude. Cela nous montre qu’il n’est pas nécessaire d’arrêter complètement d’utiliser nos téléphones, mais il est important de contrôler le temps que nous passons sur le net. Le mécanisme est finalement le même qu’un rééquilibrage alimentaire : mieux vaut le limiter que supprimer certains aliments, sinon on risque de les jeter une fois le régime terminé.

© Maria Frade pour « Les Echos Week-End »

4. Analyser le temps passé sur écran

Julia Brailovskaya dit que la première étape vers l’autorégulation est de savoir combien de temps nous sommes en ligne. Il s’agit d’une action très simple à mettre en place, car la plupart des smartphones et de nombreuses applications proposent ce type de données. « Beaucoup de gens ne réalisent pas et sous-estiment leur emploi du temps. Quand ils sont conscients de cela, ils ont parfois un peu peur », explique le chercheur.

Pourtant, il n’y a pas (ou peu) de crainte : la véritable addiction ne touche qu’une minorité de personnes. « La plupart des gens sont numériquement dépendants, mais ils ne sont pas dépendants au sens médical du terme », a déclaré Catherine Lejealle, sociologue, chercheuse à l’ISC Paris, et « j’arrête d’être hyperconnectée ! » (Eyrolles, 2015), un programme digital detox de 21 jours. « Avec la levée des barrières techniques et financières à l’usage des outils numériques, il est important d’apprendre à mieux les gérer, car ils sont porteurs d’efficacité, d’information et de lien social », précise-t-il.

5. Rendre son smartphone moins attractif

5. Rendre son smartphone moins attractif

De tous les appareils numériques, le mobile est le plus populaire, avec 91% des Français possédant un smartphone, selon l’enquête BVA. Être moins attractif est donc une des clés pour y passer moins de temps. « Changer la couleur en noir et blanc réduit considérablement l’attractivité du téléphone », suggère Oliver Burkeman.

Couper les notifications est une autre astuce, déjà connue mais importante. « Je pense que c’est très important de désactiver les notifications, sinon on a besoin de messages complètement naïfs », a déclaré la juge Sandrine Gaussein-Casanova d’Out of Reach, co-fondatrice du premier label de séjours déconnectés. Nir Eyal propose de « pirater son téléphone » en nettoyant ses applications, en supprimant celles potentiellement gênantes de l’écran d’accueil (en particulier les médias sociaux) et en apprenant à utiliser la fonction « ne pas déranger ».

6. Bannir les écrans de certains endroits…

Un an après le début de la crise sanitaire, constatant l’éclatement des usages mobiles, le groupe Out of Reach a réalisé une courte vidéo de prévention de « l’hyper-smartmophonie », parodiant la campagne du Covid contre les gestes du grillage. Ces mesures préventives contre le « Vide-19 » comprennent la création de zones sans téléphone : bureaux, réunions, toilettes, chambres…

« Mieux vaut éviter d’utiliser son téléphone comme réveil », conseille Sandrine Gaussein-Casanova. Sinon, c’est la dernière chose que vous regardez avant de vous endormir et la première au réveil. Principalement parce que les écrans ne sont pas recommandés pendant la période de pré-sommeil. Si l’un des invités décroche le téléphone lors d’un repas, Nir Eyal recommande de demander s’il a une urgence. « S’il ne le fait pas, il va vite se rendre compte de son insuffisance et aller vite sur son téléphone pour disparaître », sourit-il.

© Maria Frade pour « Les Echos Week-End »

7. … et à certains moments

Pourquoi ne pas également définir des limites de temps d’écran ? La chercheuse Julia Brailovskaya déclare : « Je n’utilise pas d’outils numériques après 20 heures. Ils sont stockés dans mon bureau et je suis seul dans le monde réel. Et si quelqu’un veut me joindre, il y a toujours ma ligne fixe ! »

Sandrine Gaussein-Casanova recommande de fixer des heures « off », par exemple le week-end, et de ne pas hésiter à utiliser le mode avion. « Personnellement, je laisse mon téléphone comme un avion jusqu’à ce que j’arrive au bureau. C’est radical, mais je pense que c’est une bien meilleure façon de commencer la journée », dit-il. Une tactique recommandée par Oliver Burkeman consiste à donner à votre téléphone une « maison » : dans une boîte, sur une étagère, près d’un chargeur, etc. – de ne les emmener nulle part dans la maison et de respecter ces temps de déconnexion.

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8. S’offrir des bulles de silence

Pour retrouver notre attention numériquement fragmentée, le chercheur Michel Le Van Quyen préconise des « bulles de silence ». « Ce sont de petits moments où vous vous coupez d’un environnement très bruyant ou numériquement très vivant et qui vous permettent de recréer votre attention », explique-t-il.

Cette « attention au silence » peut être obtenue en se promenant dans le parc ou lors d’une séance de méditation, mais aussi en regardant simplement un arbre depuis une fenêtre ou en balançant parfois la tête, précise ce chercheur. C’est suffisant pour régénérer le cerveau. « Nous devons réévaluer la dimension physiologique du silence, qui n’est qu’un moment de repos cérébral », a-t-il souligné. Catherine Lejeall reprend l’affirmation du sociologue Erving Goffman dans son livre La mise en scène du quotidien : « Nous avons le droit d’être « dans les coulisses » et nous en avons besoin. Les moments de respiration, sans numérique, sont très importants. »

9. Se reconnecter au monde réel

La journaliste Laurence Bril, qui suit Internet et les usages numériques depuis la fin des années 1990, s’est retrouvée atteinte d’une hyperconnexion chronique qui guérissait du pied. « J’ai décidé de changer le monde pour les chaussures de montagne Google pour explorer le monde. Pour arpenter les chemins plutôt que le web », raconte-t-il dans « Passage piéton » (Rue de l’Echiquier, 2020).

« J’ai dû réinvestir dans mon environnement. J’ai appris à marcher, à mettre une jambe devant l’autre, à regarder des paysages, à renouer avec le monde physique et à être présent au moment où le monde numérique nous vole », raconte-t-il. « Il n’y a rien de mieux que le silence de la nature pour trouver le calme, la détente et recharger ses réserves », explique le chercheur Michel Le Van Quyen, auteur d’un ouvrage sur le sujet (Cerveau et nature, Flammarion, 2022).

10. S’octroyer une pause en zone blanche

Sandrine Gaussein-Casanova a créé Out of Reach alors qu’elle vivait en Argentine après une « dure » expérience de déconnexion. « En Patagonie, j’ai vécu une déconnexion complète d’être dans un espace blanc, où il n’y a pas de réseau. Au début, c’est assez inquiétant et puis vite, on ressent une vraie libération », raconte l’activiste quand on se retrouve au milieu. de la nature, la seconde dans des lieux sans écran et la troisième dans de vrais espaces blancs.

« Nous promouvons une vision positive de la déconnexion : il ne s’agit pas de se débarrasser de soi mais de prendre le temps de faire d’autres activités, notamment à l’extérieur », précise Sandrine Gaussein-Casanova. Certains auront une expérience utile plus tard en adoptant de meilleures habitudes numériques, tandis que d’autres auront peut-être une petite cure annuelle.

(1) Baromètre « Hyperconnexion et Santé », troisième vague, BVA pour la Fondation April, juillet 2021.

(2) « Trouver le ‘sweet spot’ de l’utilisation du smartphone : réduction ou abstinence pour augmenter le bien-être et une vie saine ? » ! Étude d’intervention expérimentale, « Journal of Experimental Psychology: Applied, avril 2022.

« Chaque information a un coût cérébral et biologique »

Après un problème de santé, le chercheur Michel Le Van Quyen a dû prendre sa retraite et découvrir les vertus du silence, à l’intérieur comme à l’extérieur, et a imaginé un livre sur une expérience : « Cerveau et silence » (Flammarion, 2021). « Le problème avec le numérique, c’est qu’il sollicite constamment notre attention avec beaucoup d’informations et nous interrompt souvent dans une activité constante. Tout cela conduit à une surutilisation des fonctions exécutives du cerveau, qui ne sont pas conçues pour une utilisation continue », explique ce directeur de recherche Inserm. Cette surcharge mentale et le stress associé peuvent entraîner une perte de contrôle du système exécutif, des difficultés de concentration et de mémorisation de certaines informations, mais aussi des dysfonctionnements physiologiques mesurables (rythme cardiaque, tension artérielle, etc.). « D’une certaine manière, chaque information que vous recevez sur votre téléphone ou votre ordinateur a un coût cérébral biologique », explique Michel Le Van Quyen.

L’hyperconnexion en chiffres

● Le temps passé à l’écran est majoritairement à usage privé (3h14 en moyenne) plutôt que professionnel (1h35 en moyenne), à ​​l’exception notable des réalisateurs (4h35 en moyenne pour des raisons professionnelles).

● L’activité la plus courante est la consultation par e-mail, suivie de l’utilisation de la messagerie instantanée et de la consultation des réseaux sociaux. Au niveau professionnel, l’utilisation de logiciels est prédominante.

● Seuls 18% des Français déclarent pouvoir se déconnecter plusieurs jours d’affilée et 13% estiment ne pas pouvoir être en ligne plus d’une heure (24% des moins de 35 ans).

● Pour plus d’un tiers des Français, Internet occupe une place importante dans leur vie quotidienne. Un Français sur cinq estime qu’Internet a plus d’inconvénients que d’avantages.

● Les trois quarts des Français estiment que limiter le temps passé devant les écrans serait bénéfique pour leur santé et leur bien-être. Le temps gagné serait surtout consacré à marcher et à passer du temps en famille.

Source : Baromètre « Hyperconnexion et Santé », troisième vague, BVA pour la Fondation April, juillet 2021

Est-ce que 7 de tension C’est grave ?

La tension artérielle est dite normale lorsqu’elle est inférieure à 14,5/9 ou 145/90 mmHg et lorsqu’elle est supérieure à 10/7 ou 100 mmHg / 7 mmHg.

Quelle est la tension la plus basse ? L’hypotension est inférieure à la pression artérielle normale. En général, la pression artérielle normale (ou pression) au repos est considérée comme comprise entre 90/60 mmHg et 130/80 mmHg. En dessous de 90 mmHg de pression systolique ou 60 mmHg de pression diastolique, on est donc face à une hypotension.

Est-il possible d’avoir 6 de tension ?

La pression artérielle est considérée comme basse lorsqu’elle descend en dessous de 10 mmHg en valeur systolique et de 6 mHg en valeur diastolique. Certaines personnes souffrent d’hypotension artérielle sans symptômes. Plus de femmes sont plus jeunes et paraissent plus jeunes.

Est-ce dangereux de faire de la basse pression ?

Une pression artérielle très basse peut mettre la vie en danger car elle peut provoquer un choc. en savoir plus sur les organes endommagés en raison d’un manque de circulation sanguine.

Est-ce que 8 de tension C’est grave ?

Basse pression artérielle vs hypertension artérielle En revanche, il est dangereux d’avoir une pression artérielle élevée, qui est une pression artérielle élevée. Quand y a-t-il trop de tension ? Lorsque le premier chiffre est supérieur à 14 et/ou lorsque le deuxième chiffre est supérieur à 8.

Est-ce que 10-6 est une tension basse ?

Une basse tension ne devrait pas trop vous inquiéter. C’est le cas de beaucoup de jeunes femmes. & quot; basse tension & quot; il existe un risque d’étourdissements, de vertiges, voire de fausse couche.

La 10-3 est-elle une bonne variété ? On pense qu’une tension normale est de 12 ou 13 pour le premier chiffre et de 8 pour le second. Compte tenu de la fourchette haute, l’hypertension légère commence à 14/9. Quant à l’hypotension, elle commence à 10/6.

Pourquoi j’ai 10 6 de tension ?

L’hypotension artérielle peut être d’origine familiale, mais elle est aussi une caractéristique des jeunes femmes grandes et minces. Elle peut aussi être le résultat d’une maladie ou d’un traitement médicamenteux. Mais la fatigue et le stress peuvent également provoquer une hypertension artérielle.

Est-ce grave d’avoir 9 de tension ?

Le corps s’adapte très bien à la tension artérielle de 9, suffisante pour pousser le sang dans tous les organes, s’il s’agit d’un niveau de tension physiologique, ce qui est normal et non le résultat d’une maladie, d’une anémie, d’un diabète ou d’un cancer.

Quand faut-il s’inquiéter de l’hypotension artérielle ? On parle généralement d’hypotension artérielle lorsque la pression artérielle systolique (le premier des deux chiffres indiquant la pression artérielle) est inférieure à 90 mm Hg. Une valeur de pression artérielle systolique inférieure à 50 mm Hg indique une pression artérielle basse sévère.