Toulouse. Dans les coulisses des préparatifs des Championnats d'Europe de natation TOEC

Six nageurs du Toulouse TOEC Dolphins ont été sélectionnés pour participer aux Championnats d’Europe à Rome. Voici comment s’est déroulé leur formation.

Par Sara Gilot

Publié le 29 juil. 22 à 14:28

Quelques rires, parmi les morts et quelques squats.

La sélection

La sélection

Il est presque 9 heures du matin et l’entraînement a déjà bien commencé pour les nageurs du TOEC Dolphins. Ils en ont six à être sélectionnés pour le Championnat d’Europe qui se déroulera à Rome du 11 au 21 août 2022, par leur entraîneur. Entre les nouveaux élus et ceux qui ont déjà de l’expérience, une bonne ambiance et une entraide se dégagent de la conversation. « On fait tous la routine ensemble, et c’est très amusant. On se soutient et on s’encourage », raconte l’un d’eux, Joris Bouchaut.

Ils ont appris leur sélection en juillet 2022. Parmi eux, quatre nageurs avaient déjà porté les couleurs de la France lors de nombreuses compétitions européennes ou internationales : Adèle Blanchetière, Joris Bouchaut, Antoine Herlem et Antoine Viquerat. Quitter cette nouvelle expérience était quelque chose qu’ils imaginaient, mais voir ton nom s’appeler le jour J « me fait toujours très plaisir », avoue Adèle Blanchetière.

Deux autres nageurs, Wissam-Amazigh Yebba et Guillaume Guth, trouveront eux « satisfaits », l’équipe de France pour la première fois.

La préparation 

La préparation 

« Cette sélection était un peu surprenante, car ils m’ont appelé un jour après l’annonce officielle pour me dire que j’étais enfin sélectionné. Et ça tombe bien, je ne voulais pas passer un an sans atteindre cet objectif.

Ses six nageurs partiront le dimanche 31 juillet 2022 pour Vichy (Allier). Ils y rejoindront le centre d’entraînement de l’équipe de France de natation et tous les nageurs sélectionnés. Ils y passeront une semaine à s’entraîner à la natation et à la musculation, « se reposer » avant de repartir pour Rome le 7 août, raconte Walter Monbergé, leur entraîneur.

En attendant, ils s’entraînent à la piscine Castex, dans le complexe Nakache, à Toulouse. « Nous nageons à 7h15 tous les matins pendant une heure et demie. Ensuite, nous enchaînons avec une séance de musculation, et des périodes de repos », explique Guillaume Guth. Certains ont même droit à des séances de kinésithérapie et de massage.

Les nageurs du TOEC sont formés à Toulouse par leurs deux entraîneurs : Nicolas Castel et Walter Monbergé. Ils sont les derniers à les suivre jusqu’à Rome, une bonne situation pour les baigneurs.

« On a la chance de toujours entraîner Toulouse jusqu’au bout avec eux dans la compétition. Là, on a six nageurs, le premier, ce sera bien pour les nageurs. On est dans une super situation. »

La sélection vue par les joueurs

Adèle Blanchetière évoque l’opportunité que lui offre la présence de son coach de course, « avoir Walter avec nous c’est très bien, il connaît mes coups et saura bien les analyser et me faire un retour sur mes performances. »

La convocation en équipe de France est une opportunité pour ces joueurs. Cela les amène à établir une bonne connexion. « On a une bonne ambiance en équipe de France, je ne suis pas du tout inquiète, c’est différent. Le soir on passe de bons moments de convivialité ensemble », souligne Adèle Blanchetière.

Cette année, 31 nageurs français étaient invités à la compétition. « Il y aura un gratin continental des meilleurs nageurs français à Vichy, explique Joris Bouchout. Ils voudront tous finir parmi les meilleurs, ce qui nous motive. »

Une motivation et des objectifs que les élus ne perdent pas de vue. Ce que dit Wissam-Amazigh Yebba : « Je continue de regarder ce qui va se passer aux Championnats d’Europe. A Vichy, on ne va pas être là pour faire plaisir aux autres, on n’est pas tous vus autour de la compétition de la même manière, il va falloir se défendre et être là le jour J ».

Les athlètes se sont concentrés et préparés pour leur objectif : les Championnats d’Europe à Rome. Même si une chose est capable de retenir leur attention : « Nous pensons à Paris 2024, nous nous entraînons déjà pour cela. Nous avons du travail à faire, mais nous serons prêts », assure Wissam-Amazigh Yebba.

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