EN DIRECT - Législation : "Il faut une France vraiment européenne", déclare Emmanuel Macron

Les tensions restent vives en cette dernière journée de campagne. Incertain d’obtenir la majorité absolue, le camp d’Emmanuel Macron a dramatisé la question, soulignant la menace que représenterait la victoire de Jean-Luc Mélenchon, ont-ils soutenu. Après un voyage décrié par certains en Europe de l’Est, Emmanuel Macron revient lui aussi en France ce vendredi et poursuit la bataille politique lors de sa visite à VivaTech cet après-midi. A noter : ce soir à minuit, la période de réserve s’ouvrira avant le vote.

>>> Suivez en direct les temps forts politiques du vendredi 17 juin :

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17h40 – Emmanuel Macron espère « au moins 100 » licornes françaises d’ici 2030

De retour d’Ukraine, le chef de l’Etat s’est rendu au salon VivaTech, qui s’est tenu au parc des expositions de la porte de Versailles. « La technologie contribue à une vie meilleure », a-t-il rappelé, exprimant son désir d’être « beaucoup plus rapide et plus fort ».

Alors que la France compte désormais 27 licornes, Emmanuel Macron souhaite que ce chiffre atteigne « au moins 100 d’ici 2030 » et « au moins un quart dans les technologies vertes ». Tout cela grâce à des « financements publics et privés » avec le plan 2030 de la France comme « fer de lance ». Il s’est également fixé comme objectif l’émergence de « 10 géants de la tech en Europe ».

17h20 – L’ancien directeur de cabinet Jean Castex sera président de l’AP-HP

Le directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch, a annoncé ce vendredi matin qu’il rendrait son tablier à la fin du mois. Le gouvernement avait prévu de le remplacer par l’ancien patron de l’Assurance maladie, Nicolas Revel, disponible depuis la fin de l’administration Castex.

16h10 – Ce qu’il faut retenir de l’entre deux manches

Le climat politique était tendu dans la dernière semaine de la campagne électorale avant le second tour des législatives ce dimanche. Avec un flot de jurons entre macronistes et mélenchonistes.

15h45 – Edouard Philippe en route pour Oléron

« Il ne faut pas lâcher prise » : aux législatives chez lui, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe a doublé sa marche comme sur l’île d’Oléron vendredi, en soutien au candidat macroniste ou à son parti Horizons pour la majorité absolue à la présidentielle. « J’espère que ce pays pourra disposer d’une majorité stable et solide cohérente avec l’élection du président de la République », a déclaré le maire du Havre.

14h42 – Retraite : « pas de possibilité de prolongation » de la durée de cotisation pour Laurent Berger

Les militants CFDT ont donné à leurs dirigeants un « mandat clair », fermant la porte à un allongement de la durée de cotisation dans le dossier des retraites, souligne le numéro un du syndicat. Laurent Berger se dit « à l’aise » à ce poste.

Il a commenté le vote des militants au 50e congrès de la CFDT, qui a modifié sa résolution générale, c’est-à-dire sa feuille de route pour les quatre prochaines années, affirmant que « l’allongement de l’espérance de vie ne peut justifier l’augmentation de l’âge moyen de liquidation » – la position inverse .que celles proposées par la direction dans le texte original.

14h30 – Face à la canicule, Mélenchon oppose « l’entraide » au « marché »

Jean-Luc Mélenchon a défendu, face à la canicule, « l’entraide » et la « solidarité », par opposition aux « macronistes » qui, selon lui, pensent que « le marché résoudra tout ». La tribune rebelle met en garde contre le changement climatique. « Rien n’est fait en ce moment » par le gouvernement, a-t-il dit. « Le gouvernement a fourni des numéros sans frais et du crédit – ce n’est donc plus le gouvernement, c’est une cabine téléphonique – pour, disent-ils, revitaliser la ville », a-t-il déclaré.

14h05 – Eric Zemmour dénonce « le vrai visage de la gauche »

Dans un tweet, l’ancien candidat à la présidentielle, est revenu sur les propos de Jean-Luc Mélenchon qui avait mis en garde contre « le chaos et le chaos » en cas de victoire majoritaire à sortir aux législatives dimanche. « Le vrai visage de l’aile gauche. Quand il n’a pas obtenu l’approbation de la France lors des urnes pour déchirer notre pays, il a menacé de déchirer nos rues », a-t-il fustigé.

Le vrai visage de l’extrême gauche. Quand il n’a pas obtenu l’approbation de la France lors des urnes pour déchirer notre pays, il a menacé de déchirer nos rues. https://t.co/cdlVoaFnNe

13h45 – Jean-Luc Mélenchon promet de naturaliser Julian Assange s’il est nommé Premier ministre

« Si j’étais Premier ministre lundi, M. Julian Assange, je crois qu’il avait fait une demande, serait naturalisé par la France et nous aurions demandé qu’il soit évacué vers notre pays », a déclaré le chef de l’alliance de gauche Nupes lors d’une conférence de presse. . Jean-Luc Mélenchon a également déclaré qu’il souhaitait que Julian Assange soit décoré.

Le gouvernement britannique a publié ce matin un décret pour extrader vers les États-Unis le journaliste et fondateur de WikiLeaks, qui est poursuivi aux États-Unis pour avoir divulgué des documents classifiés à grande échelle.

13h40 – Pas de hausse de TVA à venir, selon Olivia Grégoire

Le gouvernement ne prévoit pas d’augmenter les impôts mais continue de les baisser, a déclaré un porte-parole du gouvernement à France Bleu. Le gouvernement n’augmentera pas non plus la TVA, a-t-il ajouté, répondant aux auditeurs qui veulent savoir où trouver des fonds pour les futurs projets gouvernementaux, y compris le projet de loi sur l’électricité que l’exécutif présentera en juillet.

12h30 – Emmanuel Macron pas sûr d’avoir la majorité absolue

Selon le dernier baromètre Ipsos pour Radio France et France Télévisions, Ensemble ! occupe la première place avec 265 contre 305 députés, sans certitude d’obtenir la majorité absolue des 289 sièges. Des intervalles similaires sont fournis par le sondage Elabe, réalisé pour L’Express, BFMTV et SFR, avec 255 à 295 places attendues pour Ensemble !.

Du côté du Nupes (le nouveau Syndicat populaire, écologique et social), Ipsos prévoit de 140 à 180 députés. Elabe était plus optimiste, avec 150 à 200 sélectionnés. Les républicains et leurs alliés centristes et UDI pourraient remporter entre 60 et 80 sièges pour Ipsos ou entre 55 et 75 sièges pour Elabe.

Le Rassemblement national semble en passe de pouvoir constituer un groupe à l’Assemblée, c’est-à-dire avoir au moins quinze députés. Ipsos prévoit un minimum de 20 sièges, contre 30 pour Elabe. Les deux agences se sont en revanche entendues sur un maximum de 50 sièges, bien en deçà de l’objectif de 100 députés fixé par Marine Le Pen.

11h41 – Les Républicains veulent être « un aiguillon du gouvernement », dit Agnès Evren

L’eurodéputé Les Républicains a déclaré sur BFMTV que son parti « n’est pas un substitut de parti ni une force de soutien ». « Nous visons à être une opposition intelligente. Nous ne serons pas dans l’état d’esprit d’une révolution perpétuelle comme le souhaite Jean-Luc Mélenchon, mais en revanche, nous aurons des conditions », a déclaré Agnès Evren.

Invité @Bruce_Toussaint « Ce quinquennat ne doit pas être un simple prolongement du précédent. Les droits parlementaires seront un acteur central de la réforme. Dire qu’il n’y a pas de possibilité d’alterner entre macronisme et extrême est dangereux » #BFMTV pic.twitter.com/EERfs7M5VS

11:23 – Yannick Jadot plaide pour une nouvelle législature proportionnelle s’il n’y a pas de majorité

L’ancien candidat à la présidentielle a proposé la tenue de nouvelles élections législatives à la proportionnelle d’ici un an s’il n’y a pas de majorité absolue dimanche, tout en appelant les non-Melenchonis comme lui à voter pour Nupes au second tour. . « Aujourd’hui, c’est impossible : c’est le président de l’inaction climatique », a déclaré Yannick Jadot sur franceinfo, interrogé sur la possibilité pour les Verts de réunir les voix nécessaires ! à l’Assemblée nationale si Emmanuel Macron n’obtient la majorité relative qu’au second tour des législatives dimanche.

11:02 – La cohabitation, un mal pour la France ?

Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron ont radicalement opposé des points de vue sur la défense nationale et la politique européenne. La cohabitation dans ces zones tournerait certainement mal. Et cela affaiblira la France à l’international, estime Dominique Villemot, président du groupe de réflexion Démocratie Vivante.

10h43 – « On a besoin d’une France vraiment européenne », défend Emmanuel Macron

10h43 - « On a besoin d'une France vraiment européenne », défend Emmanuel Macron

La visite d’hier en Ukraine, avec trois autres dirigeants européens, était « un travail pour l’Europe mais aussi pour nous, pour la France et la France », a déclaré le président français, dans un entretien accordé à BFMTV au retour de Kyiv et avant le second tour des législatives. élections. « Cette guerre nous affecte dans notre quotidien » et « nous affectera longtemps », a confirmé Emmanuel Macron.

Il faut « faire avancer l’Europe, comme on l’a fait ces dernières années, pour devenir plus forte en matière de défense, de politique étrangère mais aussi d’énergie, d’industrie… », a-t-il dit avec justesse. Sans évoquer directement les élections législatives de dimanche, le chef de l’Etat a réaffirmé « sa conviction que notre pays, s’il sait s’unir, se rencontrer dans le respect des différences, peut sortir renforcé de cette crise en ce début de XXIe siècle ». Telle est l’ambition Je suis parti pour moi et pour nous.

09h19 – Ian Brossat (PCF) promet une « cohabitation tranquille » en cas de victoire de Nupes

Un porte-parole du Parti communiste français, répondant à une majorité du président scandant « catastrophique » en cas de victoire de la Nouvelle Union populaire (Nupes), a prédit sur Sud Radio que la situation était « actuellement » chaotique. « Ce gouvernement a réussi à faire grève les diplomates, donc ils sont foutus », a ajouté Ian Brossat. « Nous sommes des gens sérieux, responsables et modérés qui veulent améliorer la vie des gens », a-t-il déclaré. « Emmanuel Macron nous dit que le risque c’est si la gauche gagne, non, le risque c’est si la majorité actuelle continue sa politique ! Depuis 5 ans, on vit une situation terrible », a-t-il poursuivi.

09:10 – Jean-Luc Mélenchon promet de faire front uni avec Emmanuel Macron contre Vladimir Poutine

« Mon inquiétude, c’est que la Russie et M. Poutine ne croient pas qu’entre la France, il y a eu erreur », a expliqué le dirigeant du Nupes sur BFMTV. « Tous les Français, tous les dirigeants politiques français s’opposent à l’invasion de l’Ukraine et demandent au gouvernement de M. Poutine de retirer ses troupes et d’arrêter les crimes de guerre », a ajouté Jean-Luc Mélenchon. « Il n’y a qu’une seule voix de France à cette heure-ci », a-t-il frappé.

08:57 – Majorité présidentielle : Horizon apportera « le lien avec le territoire », selon le maire de Fontainebleau

Au Sénat public, Frédéric Valletoux, membre du parti d’Edouard Philippe, a expliqué que le parti Horizons « unifiait les élus locaux », « ce que la majorité n’avait pas auparavant ». « C’est bien que la majorité de ces futurs aient des parcours, des expériences, des looks un peu différents et que tout cela profite au projet du président », s’est défendu le maire de Fontainebleau.

08:45 – La canicule actuelle « devrait être un argument électoral » en faveur du Nupes, estime Yannick Jadot

« Ce qui est en jeu avec le changement climatique, c’est la condition d’existence elle-même », a expliqué l’ancien candidat à la présidentielle sur franceinfo. « Les politiques publiques peuvent lutter contre le changement climatique et faire en sorte que nous nous y adaptions : cela devrait être un enjeu clé du débat », a ajouté Yannick Jadot.

La canicule « devrait être un argument électoral car les conditions d’existence sont en jeu. Les politiques publiques peuvent lutter contre le changement climatique et faire en sorte qu’on s’adapte », défend Yannick Jadot. pic.twitter.com/hITTH1aP4e

08:37 – « Il ne peut y avoir de nouvelle adhésion à l’Union européenne sans harmonisation sociale », se défend Jean-Luc Mélenchon

Interrogé sur BFMTV, le leader de La France insoumise s’est dit favorable à l’inclusion de l’Ukraine comme candidate à l’adhésion à l’UE, car elle « ne mange pas de pain ». « C’est une décision symbolique vis-à-vis de la Russie », a-t-il ajouté. Mais Jean-Luc Mélenchon ne veut pas d’adhésion, y compris de l’Ukraine, « sans harmonisation sociale ». « Le salaire minimum ukrainien est de 138 euros », a-t-il déclaré.

08:18 – Qu’est-ce qui va changer le nouveau rapport de force à gauche ?

Quoi qu’il en soit, Jean-Luc Mélenchon sera le seul vainqueur de l’élection, puisque le nombre de ses adjoints passera de 17 à une centaine, précise le rédacteur en chef aux « Echos » Eric Le Boucher. A gauche, le nouveau syndicat qu’il fonde marque la victoire de l’hétérodoxie sur l’orthodoxie. C’est un tournant historique qui sonne comme une revanche sur le « socialisme de gouvernement » du XXe siècle. Cette évolution est loin d’être sans conséquences.

08h03 – Dernier jour de campagne

08h03 - Dernier jour de campagne

La campagne officielle des candidats à la vice-présidence se termine ce vendredi soir, à minuit. En effet, en raison de la période d’attente imposée à tous – candidats, militants et médias – il n’est plus possible de tenter de s’immiscer dans le scrutin jusqu’à la clôture du vote dimanche soir à 20 heures. En plus des traditionnelles interviews matinales, on attend Marine Le Pen dans le Nord, Elisabeth Borne dans sa circonscription du Calvados ou encore Edouard Philippe à Château-d’Oléron.

07:47 – Jean-Luc Mélenchon est « ambigu » à bien des égards, accuse Elisabeth Borne

Le Premier ministre a assuré sur RTL qu’il y avait « un danger » quant à la victoire de la Nouvelle Union populaire (Nupes) aux législatives. Elisabeth Borne rappelle notamment que Jean-Luc Mélenchon voulait « changer vraiment les alliances internationales en temps de guerre ». « Il a insulté nos policiers », a également désigné le chef du gouvernement.

07:28 – La hausse des taux change la donne pour les candidats

Jeudi, le niveau d’endettement à 10 ans de la France était d’environ 2,4 %. Ce qui rend d’autant plus difficile pour le chef de l’Etat l’objectif d’un retour au déficit public de 3% du PIB d’ici 2027 ou la mise en place du programme onéreux du chef de l’Insoumis.

07:15 – Ces candidats clés pour le vote de dimanche

Certains sont des poids lourds de la vie politique, d’autres briguent leur premier mandat. Mais tout a bien joué dimanche.

Les temps forts de la journée d’hier :

Les temps forts de la journée d'hier :

> La campagne tourne au combat

Quand les Français en ont marre de la politique de voir le débat public virer à l’injure et à la caricature comme dans cette campagne législative, ça s’appelle un cercle vicieux, note notre chroniqueuse politique Cécile Cornudet.

> Jean-Luc Mélenchon veut se mobiliser largement pour gagner

Si les sondages d’opinion donnent au Nupes loin d’être la majorité absolue à l’Assemblée, le chef de file de l’alliance de gauche espère toujours une surprise dimanche soir. Dans les derniers jours de cette campagne, il a continué à tirer des balles rouges sur la makronie, notamment sur ses projets économiques.

> Sondage : majorité des présidents devant Nupes avant le second tour

Selon le baromètre d’OpinionWay-Kéa Partners pour « Les Echos », l’incertitude demeure très forte sur la capacité du camp présidentiel à remporter la majorité absolue à l’Assemblée dimanche soir à l’issue du second tour. Le rapport de force entre Ensemble ! et les Nupes semblaient assez stables par rapport aux premiers tours et aucun nouvel élan n’était enregistré d’un côté ou de l’autre.

> Calendrier post-législatif

Une fois élus, les 577 députés entreront immédiatement dans le vif du sujet. Mais plusieurs étapes sont prévues entre le second tour des élections législatives et le début de leurs travaux proprement dits. Revue détaillée.

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