Si vous êtes du genre stressé, il n’est pas toujours facile de prendre du recul par rapport à une situation stressante. D’abord, « il faut savoir qu’aucune situation n’est stressante en soi, mais la charge émotionnelle qui y est associée rend la situation pénible », explique le Dr Arthur Boireau, psychiatre. Et heureusement, il existe de nombreux exercices faciles à appliquer au quotidien pour apprendre à relativiser. Entre pensées positives, exercices de respiration ou encore se coucher avant de se coucher, il y a tous les conseils d’experts pour apprendre à relativiser, rester calme et ne pas se laisser emporter par les émotions négatives.

Prendre du recul en 5 conseils 

Prendre du recul en 5 conseils 

Envisager les conséquences 

Bien souvent la situation nous semble stressante car nous avons peur de ce qu’elle pourrait engendrer. Pour mettre les choses en perspective, le premier conseil est de réfléchir aux conséquences de ce moment de torture. « Par exemple, si j’ai peur d’échouer à l’examen, je peux mettre les choses en perspective pour d’éventuelles réparations et des heures plus longues », explique le Dr Arthur Boireau. En amont, nous nous vidons émotionnellement des situations qui peuvent nous stresser. Le but? Comprenez que la situation n’est pas aussi mauvaise que vous le pensez et qu’il y a toujours des solutions.

Attention cependant à ne pas tomber dans ce qu’un professionnel appelle l’anxiété préventive. Quésaco ? Un mécanisme de défense très courant ! Cela signifie se préparer constamment au pire. « Vous vous préparez à échouer à l’examen en vous disant : ‘J’attends le pire, donc je ne suis pas déçu.’

Accueillir son émotion au lieu de la repousser

Face à des émotions négatives, notre premier réflexe est de les supprimer. Mais apprendre à les accepter et surtout leur permettre de les ressentir fait partie du processus de mise en perspective. « Il faut lâcher l’idée d’être en bonne santé et heureux tout le temps. Si on a une émotion négative et qu’on culpabilise aussi, on va souffrir deux fois plus », explique Arthur Boireau. Comme un nuage  » : » les émotions ne sont ni plus ni moins que le ciel qui défile dans nos yeux : tantôt il y a du beau temps, tantôt il y a des jours de pluie. . »

Le même discours de Mathieu Soriano, formateur spécialisé dans l’accompagnement des entreprises, disait : « Une douleur émotionnelle, c’est qu’on essaie de s’en échapper ou de la contrôler plus que l’émotion elle-même. » En effet, lorsque nous réprimons un moment douloureux ou stressant, c’est finalement forcé. Son conseil pour accepter ses émotions ? Ne restez pas statique. On n’hésite pas à marcher, faire un peu de sport ou tout simplement faire des activités qui nous plaisent. Il libère des endorphines.

Essayer de voir le côté positif de la situation

Si l’exercice peut sembler difficile à première vue, une solution consiste à relativiser. Face à une expérience négative, « le but est d’élargir sa compréhension des choses pour trouver à la fois des avantages et des inconvénients. Il y en a toujours, même si on ne sait pas toujours », ajoute Mathieu Soriano.

Pour cela, posez-vous simplement cette simple question : « S’il y avait un avantage dans la situation que je vis, quel serait-il ? » « . Exercice à pratiquer tous les jours pour prendre du recul ! Avec le temps et la pratique, une habitude se développe et « lorsque vous êtes face à une situation négative, vous pouvez automatiquement y voir du positif ».

S’ancrer dans le moment présent

Un point très important pour prendre du recul : atterrir dans le moment présent. Il existe de nombreux exercices que vous pouvez utiliser pour apprendre à lâcher prise et à revenir à vous-même. Le plus commun ? Méditation et respiration. Ce dernier est un allié de taille pour vaincre les crises d’angoisse et faire baisser votre rythme cardiaque. Lors des exercices de respiration, la relation entre inspiration et expiration est très importante : « Si l’expiration est plus longue que l’inspiration, vous avez tendance à stimuler le système parasympathique (celui qui s’occupe de faire baisser le rythme cardiaque, ndlr) donc vous vous calmez. » le système respiratoire 7-11 vous est particulièrement recommandé : inspirez sur sept coups, puis expirez sur onze coups.

Arthur Boireau, pour sa part, recommande de se poser dans un endroit calme et de pratiquer la respiration ou la méditation lorsque vous vous sentez anxieux. Si ces réflexes peuvent être difficiles à mettre en place si on n’y est pas habitué, alors « il faut les intégrer dans son quotidien : je me lève le matin, je fais deux minutes d’exercices respiratoires. Le soir je commence jusqu’à ce que cela devienne une habitude. »

Écrire

L’écriture peut aider à mettre les choses en perspective. Il existe plusieurs façons de l’utiliser pour prendre du recul. Le premier? Tenir un journal. Quand vous vous couchez le soir, les choses positives de la journée sont notées dans le carnet : « Boire du café au soleil, complimenté sur ses vêtements… Le but est de se forcer à se concentrer sur les événements positifs », explique le psychiatre. »

Mathieu Soriano propose de s’appuyer sur l’écriture pour apprendre à contrôler ses émotions et éviter que ses pensées ne tournent en rond. Quand on sent que la négativité s’insinue, on sort un carnet et on met nos déceptions sur papier : « Ça oblige à diriger ses pensées vers l’écriture, mais ça permet aussi d’évacuer ses émotions. »

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